Conseil de sécurité
5072e séance – après-midi
LE CONSEIL DE SÉCURITÉ CONDAMNE L'ATTAQUE COMMISE CONTRE LES FORCES
FRANÇAISES À BOUAKÉ ET LES FRAPPES AÉRIENNES MEURTRIÈRES DANS LE NORD
DE LA CÔTE D'IVOIRE
Il exige de l'ensemble des parties ivoiriennes la cessation immédiate
de toutes les opérations militaires
À
l'issue de consultations officieuses tenues cet après-midi sur la
situation en Côte d'Ivoire, le Président du Conseil de sécurité pour
le mois de novembre, M. John Danforth
(États-Unis), a fait, au nom des membres du Conseil, la déclaration
suivante:
Le Conseil de sécurité condamne l'attaque commise contre les forces
françaises à Bouaké, le 6 novembre 2004, qui a provoqué des morts et
des blessés, ainsi que les frappes aériennes meurtrières menées dans
le nord du pays par les Forces armées nationales de Côte d'Ivoire, qui
constituent des violations de l'Accord de cessez-le-feu du 3 mai 2003.
Le Conseil condamne en outre tout effort qu'engagerait toute partie
pour envoyer des forces à travers la Zone de confiance.
Le Conseil exige de l'ensemble des parties ivoiriennes la cessation
immédiate de toutes les opérations militaires et le respect complet de
l'Accord de cessez-le feu du 3 mai 2003.
Le Conseil exprime son plein appui à l'action menée par les forces
françaises et l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).
Le Conseil confirme que les forces françaises et l'ONUCI
sont autorisées à faire usage de tous les moyens nécessaires à la
pleine exécution de leur mandat, conformément à la résolution 1528
(2004) du 27 février 2004. Il confirme également que l'ONUCI,
dans la limite de ses capacités et de ses zones de déploiement, est
autorisée à prévenir toute action hostile, en particulier dans la Zone
de confiance.
Le Conseil rappelle avec force l'obligation de toutes les parties
ivoiriennes, du Gouvernement de Côte d'Ivoire, ainsi que des Forces
nouvelles, de s'abstenir de toute violence contre les civils et de
coopérer pleinement avec les activités de l'ONUCI.
Il rappelle fermement à toutes les parties la nécessité de garantir la
sécurité et la liberté de mouvement de l'ensemble du personnel des
Nations Unies.
Le Conseil exprime son intention d'examiner rapidement les actions
additionnelles, y compris les mesures individuelles, à prendre.
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