L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

    


 

DEVELOPPEMENT : La jeunesse centrafricaine prend le taureau par les cornes !

Par Max NGOH PITI

 

 

Marre, y en a marre, clament les jeunes Centrafricains au Bénin, et ils donnent le ton !

Bon nombre d’entre ces jeunes dont l’âge moyen est d’environ 23 ans assistent depuis des décennies au gémissement permanent de leurs parents.

On ne leur parle que de la galère de leur pays, la Centrafrique. Leurs parents se plaignent tout le temps de manque de moyens financiers pour les soutenir dans leurs études. Les nouvelles qui leur parviennent du pays sont rarement réjouissantes.  Leur pays manquerait de tout.

Et pourtant ils ont appris à l’école et lu dans bon nombre de manuels scolaires que leur pays disposerait d’une richesse considérable. Son sol regorgerait de minerais précieux. Sa terre et sa végétation seraient propices à l’agriculture et à l’élevage. Sa forêt serait une richesse inestimable. Bref, les Centrafricains seraient assis sur une mine d’or !

 Et pourtant le pays est classé parmi les plus pauvres de la planète et sa population broie du noir au quotidien. Les infrastructures du pays sont dans un état piteux. La nouvelle technologie et autres avancées technologiques et structurelles restent pour le pays de la science fiction.

Vivant à l’étranger et dans un pays africain dont la population est noire de peau comme eux, ces jeunes Centrafricains ne peuvent s’empêcher de faire la comparaison. Et c’est là que le bas blesse. Car à l’exception d’être un pays ayant accès à la mer, ils n’ont rien à envier à leur pays d’accueil, le Bénin. Bien au contraire. Mais force est de constater que leur pays d’accueil qui ne dispose presque aucune ressource minière, est nettement plus développé que le leur. Les cyber-cafés fourmillent à Cotonou. L’informatique, l’internet et la téléphonie mobile ne sont un secret pour personne dans cette ville. Nombreux sont les jeunes des lycées et collèges qui ont une adresse électronique (e-mail), voire un téléphone portable. De belles villas, souvent des maisons en étages, véritables châteaux,  poussent de partout. Les voitures et motos de toutes marques fourmillent dans les rues de Cotonou et autres grandes villes du pays. Chaque foyer dans les grandes villes a au moins un moyen de déplacement, voiture et/ou moto. Pratiquement toutes les maisons à Cotonou sont électrifiées et un bon nombre a de l’eau courante. En matière de commerce, on trouve un peu de tout au Bénin et à moindre coût.

Bref, à défaut de dire que la Centrafrique est très en retard par rapport à beaucoup d’autres pays africains, on dira que le Bénin et même le Burkina Faso sont un exemple de développement pour la Centrafrique. Car ces pays qui jusqu’en 1991 n’avaient pas grand-chose, sont devenus en moins de 15 ans un exemple de développement grâce au travail acharné et à un sursaut patriotique de leur peuple.

Ainsi donc, quand leur compatriote, Clotaire NGOUMBANGO, de passage à Cotonou leur propose pour le 20ème anniversaire de leur association UESCAB* de faire de cet anniversaire, en collaboration avec l’association IDSCA*, « une journée de développement pour la Centrafrique », ces jeunes accueillirent à coeur joie cette proposition. Et dans leur ensemble, sans exception, ils adhèrent à l’idée et très vite se mettent au travail en commençant par  sensibiliser  le reste de la communauté centrafricaine au Bénin qui à son tour s’est alliée au mouvement sans hésitation. Et très vite une équipe devant conduire à terme le projet est mise en place.

Cette journée de développement dénommée « Journée de la Centrafrique au Bénin -JCaB- » et qui se tiendra du 10 au 13 Août 2006 aura pour but et objectifs de :

-         Faire connaître et découvrir la République Centrafricaine au reste de la planète ;

-         Présenter les atouts de la Centrafrique ;

-         Inciter les investisseurs et bailleurs étrangers à investir en Centrafrique ;

-         Favoriser le partenariat avec les pays industrialisés ;

-         Créer un climat de confiance entre la diaspora centrafricaine et les Centrafricains vivant en Centrafrique ;

-         Inciter la diaspora centrafricaine à investir en Centrafrique en la mobilisant autour des projets de développement ;

-         Mobiliser la jeunesse centrafricaine autour des projets de développement ;

-         Participer à l’effort visant à consolider la paix en Centrafrique ;

-         Participer activement à la reconstruction du pays ;

-         Améliorer les conditions de vie des Centrafricains grâce aux investissements étrangers et nationaux ;

-         Faire profiter les Centrafricains des richesses de leur pays ;

-         Lutter contre la pauvreté et la discrimination ethnique en Centrafrique ;

-         Rassurer les éventuels et probables bailleurs qu’ils peuvent investir et prospérer en toute sécurité en Centrafrique ;

-         Consolider les bases de développement de la Centrafrique.

 

Vu le principe selon lequel l’union fait la force et que la charité bien ordonnée commence par soi-même, la diaspora centrafricaine au Bénin compte se jeter dans cette bataille des nations pour le développement de son beau et majestueux pays, la Centrafrique.

Si ces jeunes et toute la communauté centrafricaine au Bénin ont fait le premier pas dans ce sens, ils attendent de leurs compatriotes d’Europe, notamment ceux de France, mais aussi ceux d’Amérique, d’Asie, d’Afrique et d’ailleurs, une adhésion massive à cette initiative en vue de sortir définitivement la Centrafrique de l’impasse.

L’un des objectifs de cette journée de développement est de faire de chaque Centrafricain ou Centrafricaine, l’ambassadeur de son pays partout où il se trouve dans le monde.

Ce sursaut patriotique pour le développement, précisent-ils, doit et reste apolitique. Ils mettent en garde tous ceux qui seront tentés d’en tirer un profit politique personnel.

Ils invitent toutefois le gouvernement centrafricain à les soutenir dans cette initiative sans arrière pensée. Car la seule chose qui compte pour ces jeunes, c’est le développement de leur pays, la Centrafrique.

A tous leurs compatriotes d’ici et d’ailleurs, ils adressent une vive salutation patriotique et les invitent à les rejoindre sans plus tarder afin que le Centrafricain où qu’il soit retrouve sa dignité et son honneur.

Ils adressent un remerciement particulier au ministre des finances, Mr DABANGA, qui lors de son passage parmi eux à Cotonou a bien voulu les recevoir et leur a promis son soutien en vue de faire aboutir ce projet de développement.

Nous sommes riches, alors pourquoi continuer à vivre comme si on était pauvre, clament ces jeunes.

Unissons nous et Travaillons pour le bien  être de notre pays et de chaque citoyen centrafricain.

 

Max NGOH PITI.

Chargé de la communication du projet « JCaB ».

Contacts :

-         Cellule « Journée de la Centrafrique au Bénin » :

o       02 BP 2544 Cotonou – BENIN.

-         e-mail: jcab2006@yahoo.fr.

-         www.idscca.com (disponible fin 2005)

* IDSCCA : (les) Initiatives de la Diaspora et la Société Civile CentrAfricaine.


 

Réactions à cette tribune

Bienvenu WAKENGOUNOU (04/11/2005)  : C'est pour moi un réel plaisir de voir la jeunesse centrafricaine prendre des initiatives.
Après tout, c'est son avenir qui est en jeu.
Félicitation à notre jeunesse et à la diaspora centrafricaine au Bénin. Je vous dis courage et tenez bon!!!

Yolande BENKO (05/11/2005)  : Le sort de notre pays est entre nos mains. Alors toute initiative visant le développement de la Centrafrique doit être encouragée.
Mes félicitations aux initiateurs de ce projet.

Ludovic Junior Ziankenga (05/11/2005)  : comme tous les jeunes Centrafricains vivant a l'étranger, j'encourage cette initiative et nous les jeunes Centrafricains nous devons prendre les devants avant que ça soit tard. Mes sincères salutations à tous les jeunes de Cotonou.

Sammy Samuel Guindo (06/11/2005)  : Que tous nos dirigeants trouvent  une vision. Un Pays qui n'a pas de vision c'est pays mort. Mais ce que je sais de mon bon pays nous avons de bon cadres et intelligents et sages. Merci que le bon Dieu vous bénisse. Centrafrique na ndouzou la kouè.

Fred Edgard Gassia (09/11/2005)  : Le patriotisme, axé sur un esprit de responsabilité dont ont fait montre la jeunesse centrafricaine de COTONOU, ne pouvait me laisser indifférent. Bravo, et mon profond respect pour leur initiative que j'appelle à la permanence.

Fabrice Balemo Yangbanda (09/11/2005)  : Voilà encore une autre initiative. Jeunesse de Centrafrique, levez vous à travers le monde, faites comme la jeunesse centrafricaine de Cotonou. Alors, je vous souhaite bon courage car nous pouvons sortir notre pays de cette misère. L'union fait la force. Arrêtons vraiment de toujours nous plaindre, mettons nous en association pour lutter contre ce problème. Encore bon courage !

Prospert Yaka Maïde (09/11/2005)  : Le patriotisme n'a pas de frontières. Si la République centrafricaine est enclavée, le Centrafricain n'est pas quant à lui enclavé.
Bon courage, frangins et frangines!!!

Max Guy Mbotto Matha (10/11/2005)  : Décidément les Centrafricains se mobilisent pour la Centrafrique. Ca me rassure que je ne suis pas isolé dans cette mobilisation.
Rejoignez moi sur www.lekere-kodro.com afin de discuter des propositions concrètes en vue de sortir le pays du désastre dans lequel il s'est installé.
On ne peut compter que sur nous même pour y parvenir.

Francis Gondjé-Maibé (13/01/2009)  : En voyant ce projet plein d'ambition je me retrouve avec des larmes aux yeux que tous les jeunes Centrafricains se lèvent pour dégager la barrière qui bloque notre expansion économique éducative et socioculturelle.
Bien c'est un début que ce projet soit loué et réalisable pour le bien-être de notre pays aux yeux du monde entier. Les Centrafricains de Burkina vous souhaitent un plus. Vive la communauté Centrafricaine au Benin et Burkina.

Eric Alowanou (18/03/2010)  : Face à ce projet moi personnellement je nous félicite et nous encourage à prendre les taureaux par les cornes car nous devons avoir nos propres initiatives, avoir l'esprit de créativité.

 

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