L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

    


 

«APPEL A LA SOLIDARITE»
 

Par Vianey Koyabe

 

Chers amis et compatriotes,

Je me permets de m’adresser à vous par ce courriel, en rapport à notre calvaire à tous ; en l’occurrence notre pays le Centrafrique et les problèmes sociaux que nous traînons depuis un certains temps.

Le but de mon intervention ne consiste aucunement à donner de leçons, ou à rechercher un responsable pour ce qui concerne nos problèmes sociaux ; même s’il serait légitime pour la génération montante de demander des comptes aux anciens et actuels dirigeants de la nation. Personnellement, je m’adresse à vous pour vous soumettre, et cela sans exclusif, quelques soient votre « coloration » politique, ethnique et religieuse, un proposition apte à nous rendre capables de commencer à apporter un début de solution à nos problèmes sociaux, d’une manière autonome.

Mon projet est destiné en grande majorité à la diaspora Centrafricaine qui présente une certaine aptitude à la mobilisation d’un minimum de contribution solidaire annuelle de 20€ par an.

Il sera aussi possible d’étendre la proposition des cadres centrafricains en poste dans les organisations internationales à Bangui, et qui n’ont pas de problèmes de salaires.

Le projet consiste dans un premier temps, à mettre en place une organisation de collecte et de mobilisation de contributions solidaires de la diaspora Centrafricaine partout dans le monde ; plus particulièrement la France, les Etats-Unis et le Canada pour commencer, avant de chercher à l’étendre aux Centrafricains résidants dans les autres coins du monde.

Le but de cette organisation ou de ce collectif, après sa mise en place bien sûr, sera dans un premier temps de collecter chaque année, au minimum entre 70 000€ et 700 000€ auprès de la diaspora, par une contribution volontaire annuelle de 20€ hors une première souscription de 30€ pour la mise en place de l’organisation ; puis dans un second temps de financer certaines structures qui seront en appui aux différentes activités sociales et besoins sanitaires de la grande majorité de la population Centrafricaine vivant en dessous du


Seuil de la pauvreté. Et cela dans les secteurs suivants :
 

- la lutte contre la pauvreté
- la prise en charge des soins médicaux des membres de nos différentes familles sur place au pays
- La prise en charge des coûts de la scolarisation des enfants


Pour la mise en place d’une structure de financement, le quorum à atteindre au minimum sera de 1000 personnes acceptant de souscrire à l’initiative. Ainsi une souscription de 30 € par personne permettra de doter la structure d’un fonds de départ de 30 000 €.



     • Le tableau suivant présente les différentes projections possibles de collecte solidaire de fonds, avec les différentes hypothèses d’adhésion

 

 

Toutes ces hypothèses de collectes dépendront uniquement de la volonté d’adhésion et de la solidarité des ressortissants Centrafricains, sans exclusifs. Ainsi, pour un minimum de 1000 adhésions, l’organisation pourra débuter avec un total de 30 000 € en caisse, et provenant d’une souscription individuelle de 30€, et finir la première année avec un total cumulé de 50 000€ avec une contribution solidaire et annuelle de 20€ (soit environ 13 000 FCFA) par adhérent.



     • Pourquoi débuter le financement des activités deux années après la mise en place de l’organisation ?

Deux années semblent nécessaires pour la mise en place de la structure pour, non seulement :
              1. éviter la précipitation, mais aussi permettre l’adhésion d’une grande partie de la diaspora ;
             2. solliciter l’expertise des Centrafricains qui ont les compétences et l’expertise requises pour la mise en place et la gestion des différentes procédures de fonctionnement de ce genre d’organisation ;
             3. permettre la mise en place des différentes commissions chargées des études relatives aux secteurs dans lesquels l’organisation devra intervenir.

En d’autres termes, éviter l’amateurisme et la précipitation, car l’initiative se doit de s’inscrire dans la durée. Toutefois, d’autres points de vues seront aussi valables.

     • Comment organiser la mise en place de la structure ?

             1. Les personnes contactées qui seront intéressées par l’initiative, devront dans un premier temps transférer le présent courriel au plus grand nombre possible de nos ressortissants afin de partager l’idée ; puis dans un second temps, réagir par e-mail à l’adresse suivante : vianey.koyabe@free.fr . Cela me permettra de jauger l’intérêt suscité par ce projet.
             2. Aux intéressés, je renverrai par e-mail, les résumés de deux projets que j’ai rédigé sur la mise en place d’une structure de prise en charge des frais de santé des membres de nos différentes familles restées au pays ; ainsi qu’un projet de mise en place d’un organisme de micro crédit qui devra non seulement financer en grande priorité les petites activités commerciales des femmes Centrafricaines, mais aussi contribuer à l’aide sociale et sanitaire des familles.
             3. Une fois le quorum de 1000 personnes minimum atteint, un appel sera fait, cela toujours par e-mail, et après accord de la grande majorité des personnes intéressées, une rencontre sera organisée pour la constitution juridique de l’organisation ; et c’est à ce moment là que les souscriptions et les contributions pourront être effectué. Et cela de préférence par chèques libellés directement au nom de l’organisation par souci de « traçabilité ».
 



Conclusion :

Pour conclure, je me permettrais de souligner le fait que la proposition faite ne demande pas un effort surhumain, car tous, nous avons l’habitude de dépenser dix fois plus que la contribution minimum demandée par solidarité pour notre pays.

Il est vrai que notre pays traverse une situation difficile ; il est aussi vrai qu’il faut critiquer le comportement de nos hommes politiques lorsqu’ils se comportent d’une manière négative par rapport à l’avenir de notre pays, mais il est aussi important pour tous de sortir de l’attentisme en scrutant l’horizon dans l’attente de la manne financière salvatrice.

Sortir de l’attentisme c’est se décider à se faire confiance et à redevenir solidaire, c’est explorer les différentes possibilités qui s’offrent à nous pour nous en sortir d’abord par nous même. L’aide de l’extérieur viendra par la suite, et en complément.

Sortir de l’attentisme c’est aussi faire avec notre minimum ; c’est pour cela que je prendrais aussi contact avec tous mes collègues en poste actuellement au bureau de la BEAC à Bangui, ainsi ceux travaillant dans les organisations internationales telles les Nations Unies. Contact sera aussi pris au niveau des membres du Gouvernement, à titre individuel ; ainsi que les entreprises installées sur le territoire Centrafricain. Cette contribution solidaire doit être volontaire.

Si effectivement cette organisation se mettait en place, cela permettrait de créer quelques emplois sur place à Bangui, pour les besoins de la coordination, mais aussi l’intervention directe des Centrafricains dans la recherche des solutions aux problèmes de notre nation. Et cela d’une manière solidaire.



« Centrafricainement » vôtre !

Votre compatriote

Vianey Koyabe
Vianey.koyabe@free.fr
Région Parisienne


 

Réactions à cette tribune

Rigobert Ayande (23/01/2006) : Cette proposition avait été faite fin 2004 par Notre soeur nationale Marie Solange pour soutenir les étudiants centrafricains au Maroc et si possible construire un amphi pour l'université de Bangui. Malheureusement à l'époque, les Centrafricains de mauvais goût ont battu en brèche l'idée. Je suis très sceptique quant à la réussite d'un tel projet, car la mentalité centrafricaine n'a pas encore changé.
Wait and see!!!!

Armand Ludovic Willi (24/01/2006) : je voudrais saluer ces initiatives louables des uns et des autres quant à la recherche des solutions pour sortir le pays de cette situation combien désastreuse et regrettable pour nous tous. Cependant le problème avec ces genres de projets c'est qu'ils  manquent de lisibilité tant dans leurs conceptions que dans leurs objectifs. Il faut ajouter à cela le nombre pléthorique de ces types d'organisations qui poursuivent toutes des buts similaires, et qui se font pratiquement concurrence mais dont les résultats mitigés sont symptomatiques du désastre social centrafricain.
La réalité aujourd'hui c'est qu'aucune structure de ce genre n'a permis d'aboutir à une amélioration sensible de la condition de vie des  personnes visées. Vous ne m'en voudrez pas si je vous dit que ce genre de projets suscite des réserves. Ce n'est pas en empilant les associations que l'on pourrait parvenir à quelque chose de sérieux.
Mon but ici n'est pas de vous décourager, Monsieur KOYABE, mais plutôt d'inciter à une réflexion qui va au delà d'un simple rassemblement d'hommes de "bonnes volontés" qui font des contributions afin de lutter contre la pauvreté, qui déjà est un concept très vaste.
En ce qui me concerne je persiste à croire que même si on injectait des millions de dollars dans notre pays, la situation ne changera pas parce que les structures mentales ne se modifient pas; elles se détériorent même de plus en plus.
Attention,je ne dis pas qu'il ne faut rien faire, je dis plutôt qu'un meilleur diagnostic de la situation peut nous éviter beaucoup d'échecs et en même temps l'éternel recommencement qui nous caractérise.
Si tu veux mon avis, créer des associations ou autres groupements avec des objectifs flous, alors qu'il en existe déjà en nombre plus que suffisant  et dont les résultats sont difficilement quantifiables et vérifiables, n'est pas une solution. Il faut améliorer, approfondir ce qui existe déjà en les rendant plus efficaces.
Ceci étant, je souhaite de tout coeur que cela aboutisse à quelque chose de mieux que ce qui est en place, ce serait même un plaisir le cas échéant si je peux apporter une modeste contribution;
Bien de choses à toutes et à tous!!!!

Rigobert Ayande (24/01/2006) : Armand Ludovic Willi partage entièrement ma préoccupation. Il ne s'agit pas de créer une ONG pour le plaisir de créer. Mais il faut partir sur des objectifs clairement définis sur la base d'un diagnostic sectoriel ou national. L'heure est grave et il ne faut pas perdre du temps sur des considérations inutiles.
Au pays, actuellement, on n'a pas de spécialiste en urologie. Les compatriotes qui sont à l'étranger peuvent s'unir pour soutenir la formation d'un spécialiste en la matière par exemple.
Il y a beaucoup de domaines d'intervention donc cher compatriote KOYABE, il faut être précis et clair.

Jean Tongba Ouandoli (24/01/2006) : Mr AYANDE, je ne sais d'où vous sortez votre affirmation selon laquelle il n' y aurait pas d'urologue en Centrafrique. Mais j'infirme ici ce que vous avancez et vous dit simplement qu'il y a deux urologues en RCA : Dr NDEMANGA et Dr SELLO qui travaillent tous les deux à l'hôpital de l'amitié de Bangui.

Wilfried A. Dondon-Kombawa (26/01/2006) : messieurs,
Je crois qu'il nous faut tout d'abord tirer notre chapeau à Monsieur Vianey. Il a la prétention de vouloir réunir la diaspora sur le problème de notre patrie la RCA et il a aussi l'amour pour son pays.
C'est parce que nous voyons toujours les choses négatives que notre pays fait marche arrière à chaque fois qu'un nouveau pouvoir pointe son nez en Centrafrique. Et l'important est de savoir que nous sommes, nous diaspora centrafricaine la richesse de notre pays et c'est parce que nous n'arrivons pas à nous réunir sur un seul et même objectif que nous constatons impuissants la destruction de la République centrafricaine.
Pour vous éclaircir, je vais vous faire part de mon expérience personnelle ici aux USA. Nous avons une seule et unique association, SEWA. Pour ma part, SEWA est déjà trop vague ou trop générale. Cette association a eu à exister et on a repris les mêmes ingrédients pour refaire la même sauce. Je me suis rapproché de cette association l'an dernier (fin décembre 2004) pour la mise en place du jour de l'an 2005. Vous en conviendrez bien que, on ne se réunit pas 10 jours à l'avance pour chercher une salle et demander la contribution pour préparer un jour de l'an...? A la fin de cette réunion,nous n'avons pas eu de solution et j'ai proposé de laisser tomber et de préparer dès le début de l'année la fête pour le 31 décembre 2005. J'en ai aussi profité pour parler de notre Ambassade leur disant que nous n'avons même pas honte de présenter la pauvreté de notre pays à la face de la première puissance mondiale. Car avec seulement 5 à 10 dollars par mois, nous pourrions donner plus de vie à notre Consulat, à notre drapeau. Notre Consulat à Washington a besoin d'un bon coup de peinture, n'a pas de chauffage, parfois des coupures de téléphone, sans parler de l'état des meubles et du manque de matériel. Des rumeurs disent que le bâtiment pourrait s'écrouler. Sincèrement, c'est fort possible. La réponse a été: "euh..et bien.. enfin... il y a des différends entre l'Ambassade et la Communauté et nous cherchons aujourd'hui à mettre en place les textes, ouvrir un compte en banque... etc... pour être reconnu par le gouvernement Américain". Ma question a été: L'Ambassadeur est-il le maître de la RCA. Est ce que le drapeau centrafricain le représente ou représente les Centrafricains...? Et, avant d'être reconnu par le gouvernement US il faut d'abord l'être auprès de la majorité des Centrafricains, ce qui n'est pas le cas.
Un an après, à la même date (fin décembre) même réunion. SEWA n'a pas pris de leçon sur le passé et un appartement de 40m2 a été mis à disposition pour la fête boudée par beaucoup de Centrafricains. Aussi j'en ai profité pour soulever une idée : aider les enfants de la RCA qui sont l'avenir pour notre pays. SEWA m'a dit que c'était en projet. Aussi un an après SEWA n'a toujours pas été reconnu par le gouvernement US.
Maintenant, s'associer est une démarche non seulement volontaire, mais il faut aussi un intérêt. SEWA pour l'instant "aide les familles qui ont des malheurs" avec le peu de contributions qu'elle a. L'Etat de notre pays est précaire... donc,que peut faire SEWA avec le peu de moyens qu'elle a. Car il faut courir après les adhérents pour avoir la cotisation.
Maintenant pour revenir à nos moutons. Ce n'est pas un problème de nombre d'associations mais de leur objectifs,de la détermination et de la motivation des membres du bureau pour permettre aux adhérents d'avoir confiance. La RCA est à construire donc je ne vois pas le problème d'avoir des centaines voire des milliers d'associations. Mais il faudrait un noyau qui puisse regrouper toutes ces petites entités. Pour ma part, la mise en place d'une bibliothèque serait une bonne chose. Ceux qui ne veulent pas donner de l'argent peuvent faire des dons de livres, de cahiers, de stylos, d'ordinateurs... L'education de nos enfants : C'est le seul moyen de construire notre avenir et c'est plus efficace et plus durable qu'un coup d'Etat. Pour l'instant nous ne faisons que débattre et encore débattre etc... et notre pays a besoin de concret.
Donc Monsieur Ayande, que me conseillez-vous...? Attendre la reconnaissance de SEWA par les autorités US...? cela fait déjà 2 ans...
Que dois je faire si j'ai envie d'aider mon pays...?

Rigobert Ayande (26/01/2006) : Cher compatriote DONDON Wilfried,
Justement, tu as compris ce que je voulais dire. Il faut cibler les priorités pour le pays. La reconnaissance c'est bon mais agir tout de suite pour sauver un pays c'est mieux. Donc je te conseille de ne pas attendre la reconnaissance, mais de prendre le problème à l'envers en agissant dans un secteur déjà à Bangui pour montrer ta bonne volonté pour aider ton pays et c'est quand cela fera écho que la reconnaissance viendra après. En quelque sorte, il faut mettre la charrue avant les boeufs.
Voilà le message que je voulais faire passer.
Pour le compatriote qui s'interroge sur les spécialistes en urologie, les faits sont là pour témoigner. Combien de compatriotes sont restés à l'étranger parce qu'à Bangui on ne peut pas résoudre leur problème de santé notamment problème d'urologie?
Faisons quelque chose pour aider le pays, car rien ne marche. Jusque là, la rentrée n'a pas encore lieu à l'Université. La deuxième session de 2004-2005 n'est même pas encore organisée en Fac de Sciences de la Santé alors qu'ailleurs (pays voisins et autres) les établissements  se préparent à organiser les examens de fin d'année. Voilà un exemple concret du rythme scolaire et universitaire en Centrafrique. Je suis à Bangui et je vis mieux les réalités du pays.
Merci à tous.

Magister Ingando (26/01/2006) : Monsieur ARMAND LUDOVIC WILLI, permettez-moi de vous dire que vous tenez un discours digne d'un Normand. Bon nombre d'initiatives ont jusqu'à ce jour échoué à cause de ceux qui comme vous tiennent des discours pessimistes. Dites-vous bien que le pessimisme est l'arme fatale contre le développement et le moral d'un individu. Certains trouveront même votre point de vue sage, et c'est bien là le véritable piège. Vous êtes de ceux qui remettent toujours à demain ce qu'il convient de faire maintenant. Les analyses sur les causes des échecs des initiatives centrafricaines ne manquent pas. Il y a même des livres écrits sur ces sujets.  Nous ne sommes plus au stade du diagnostic mais plutôt à celui d'actions. Il est temps d'agir. Et toutes les initiatives de développement sont à encourager. "C'est bien en forgeant qu'on devient forgeron". Le temps des palabres à n'en plus finir est dépassé. Il n'y a désormais que les actions qui comptent. Rien n'étant parfait dans ce monde, si un compatriote initie quelque chose, on doit l'aider à aller jusqu'au bout de ses idées. Surtout quand c'est des initiatives axées sur le développement de notre pays. SOYONS POSITIFS ET SOLIDAIRES, NOTRE PAYS EN A BIEN BESOIN. Merci.

Brice Paterne Kitiyi Kapou (27/01/2006) : Ooooh a ita ti mbi Centrafricains ! So yé ti kaméné ti nyé la so . Vraiment , c'est trop triste pour moi , d'entendre les valeureux fils de BOGANDA tergiverser à propos de la construction de leur pays. Arrêtons les discours dissuasifs et essayons de réfléchir en faisant des amendements concrets car notre frère Vianney, soucieux du développement de notre pays, et après une réflexion mûrie, a pu faire une proposition. Alors, nous autres, devrons tout simplement l'appuyer et dans la mesure du possible faire des propositions pour recadrer sa pensée et/ou prendre ce qui est bon afin de compléter avec les nôtres pour réussir à peaufiner ce projet. Mais si nous continuons à discuter, notre pays n'avancera jamais et personne ne viendra nous aider à le développer. CHANGEONS NOTRE MENTALITE ET UNISSONS NOS COMPETENCES ET NOS IDEOLOGIES POUR UN DEVENIR MEILLEUR DE NOTRE PAYS LA RCA . Merci.

Jean Tongba Ouandoli (27/01/2006) : Mr Rigobert Ayandé, que vous soyez à Nandobo, à Yeremon, à Bangassou, à Bria et j'en passe; la question des réalités du terrain ne se pose pas en ces termes là.
J'ai juste relevé dans votre intervention une inexactitude que j'ai mise en évidence. lors de mon dernier séjour au pays, j'ai eu des problèmes urologiques et les compatriotes que j'ai cités m'ont très bien traité. Pour quelqu'un qui se dit être au pays et qui ignore tout de l'existence même de ces spécialistes, cela est très grave. Mais bon, qui a dit que nous voyons?
Encore une fois, nous déplaçons les débats. La responsabilité 1ère de la crise actuelle est politique et non sociale ou sociétale. C'est le manque d'hommes inclinés à travailler pour le peuple en mettant en place les réformes qui s'imposent.
Allez, créer toutes les associations du monde, mais si ceux qui gouvernent n'assainissent pas, tous ces efforts n'auront servi à rien.
Il nous faut un assainissement politique et une clarification morale des relations entre les politicards et le peuple d'une part; et il faut que le peuple se lève, refusant ainsi de laisser à des tiers individus, le droit de tout décider à leurs places.
MERCI de m'avoir compris et surtout pour quelqu'un qui se dit être à Bangui, vérifiez avant de parler.

Baudoin Eyenga (28/01/2006) : Cher compatriote, vous n'avez rien compris!
M. Vianey KOYABE n'a pas proposé un sujet de débat, il a proposé une action, pour moi, il n'y a que deux possibilités : ON S'ADHERE OU ON NE S'ADHERE PAS

ON NE S'ADHERE PAS
On se dit, "je vais bien, tout va bien, le reste j'en rien à faire. que la RCA disparaisse de la carte ça n'est pas mon problème"
Alors on se TAIT et continue dans son idéologie.

Ou alors

ON S'ADHERE
On se dit, "le pays va mal, j'ai encore de la famille qui y habite, comment faire pour les aider?"
Et là on retrousse les manches, et on passe à l'ACTION en s'adhérant au projet de Vianey ou à d'autres projets existants; peu importe.

Ca ne sert à rien de tenir de long discours, des attaques et contre attaques ne sont que stériles et dissuasives.
En plus vous êtes complètement hors sujet.

La proposition de Vianey était pourtant claire non?

Hardy Sombel (28/01/2006) : Bonjour à tous;
Tout d'abord j'attire l'attention de mon compatriote Baudoin EYENGA que nous sommes dans une ère de démocratie ce qui signifie que le débat prime. Chacun a le droit à la parole et ce genre de discours n'a plus lieu d'être: "Qui n'est pas avec nous est contre nous" synonyme de: "ON S'ADHERE OU ON NE S'ADHERE PAS". Bref, Si j'ai bien compris, notre compatriote Vianey veut mettre en place "Une sorte de caisse d'assurance maladie" C'est très bien pour nous tous. De telle structure nécessite des compétences des uns et des expériences des autres et je pense que bon nombre de compatriotes comme moi seraient prêt à y adhérer. Car nous savons tous que ce n'est pas facile avec les abus qu'il peut y avoir dans de tel organisme de garantir les assurés qui ne seront autres que les contribuables.
Dans la présentation du projet, j'ai eu l'impression qu'il (VIANEY) est tout seul car il emploie la première personne du singulier "JE" et je doute qu'il ait suffisamment des acquis pour mener tout seul à terme de tel projet. Alors, je lui propose de s'entourer des personnes de bonnes moralités et ayant des compétences dans ce sens avec une volonté réelle de solidarité afin qu'on leur fasse confiance. Et je rajouterai même qu'il peut présenter ces personnes pour que l'on sache à qui on a affaire.
Merci

Wilfried A. Dondon-Kombawa (31/01/2006) : Salut,
Vous voyez le centrafricain.. : Notre frère propose une idée et depuis il n'y a que des blablas. Bon! on fait quoi la diaspora centrafricaine...? On y va...? Nous devons arrêter de blablatter et, comme le dit un de nos frères, nous retrousser les manches et aider ensemble Mr Koyabe. Nous avons de bonnes idées mais voila : rien que des blablas... et on pense toujours avoir le bon argument et les meilleurs idées.
Vianey : j'adhère à ton idée. Apporte les garanties du bien fondé de ta démarche, que mon argent n'ira pas dans ta poche mais pour l'intérêt de notre pays et tu auras ma contribution. Désolé de douter mais que veux-tu...

Baudoin Eyenga (31/01/2006) : Je suis désolé M. Hardy Sombel mais, pour une fois, essayons de passer un cap, de passer à la vitesse supérieure. Arrêtons les beaux discours, les débats interminables PASSONS A L'ACTE. Et la proposition de M. VIANEY KOYABE va dans ce sens.
Si vous relisez les compatriotes qui sont intervenus sur la proposition de Vianey, vous verrez que le débat est plus dissuasif qu'autre chose.
ALORS, ARRETONS UN PEU LES DEBATS, PASSONS A L'ACTE.

Hardy Sombel (31/01/2006) : Bonjour;
Mes intentions vont dans le sens d'éviter notre sport national: "ETERNEL RECOMMENCEMENT" car à mon avis un bon élan nous permettra de franchir quelques obstacles. Je ne demande pas de remettre à demain ce projet mais apporter quelques amendements qui seraient ma modeste contribution à la réussite de ce valeureux projet. Car je ferais parti des contribuables et une bonne garantie rassurera tout le monde et je penses que je ne suis pas le seul à me poser des questions (Que faire pour éviter de foncer dans le mur?).
Merci.

Albert Mbarga (29/09/2006) :  Je pense qu'il faut être réaliste, il ne faut pas qu'on se marche sur les pieds, l'objectif c'est comment faire pour trouver une solution commune à la crise politique, économique et sociale que traverse notre pays.
Laissons nos différents intellectuels de côté, l'essentiel c'est de travailler tous ensemble la main dans la main pour développer notre pays.
Je dis du courage à notre compatriote VIANEY.

Hervé Benjamin Langossengue (02/01/2007) :  Il y a des gens qui détestent des débats hors sujet, il est vrai que ça nous perd du temps mais ça cultive. Voila à travers ce débat je sais qu'il y a seulement 2 urologues à Bangui, est ce que c'est suffisant ?
Le problème qui se pose est de savoir si l'idée du projet proposé par notre cher frère Vianey nous intéresse ? Qu'est ce que nous pouvons lui proposer comme IDEE ? Comme je suis déjà pour, j'ai FAIT ADHERE dans se projet combien de personne ? Quelle politique je peux mettre en place pour que ce projet soit populaire ? Moi qui vous parle je suis prêt pour contribuer au bon fonctionnement de ce projet.
Je n'oublierai pas de demander la bénédiction de Dieu sur tous ceux qui sont pour ce projet.

Lionel Floris Daworo Soganamofet (05/01/2007) :  Vianey tu as mon soutien total. De mon côté je me battrai en tant que nationaliste pour mobiliser nos compatriotes de l'intérieur pour la réalisation de cette noble et géniale vision dont tu es l'auteur. Que le bon Dieu nous soutienne.

Martin (05/01/2007) :  Bonjour chers concitoyens,
Avant toute chose je tenais à saluer tous ceux qui comme Mr Koyabe ont en cœur le souci de voir ce pays que nous chérissons tant de "se refaire une santé", si vous me permettez l'expression. Je me suis accordé quelques instants pour lire les réactions des différents intervenants et j'ai trouvé que les uns comme les autres apportaient une part de vérité car il est vrai que si de telles initiatives sont bien menées et aboutissent à des choses concrètes elles pourraient aider au développement dans certains domaines et je pense que nous avons le devoir d'encourager ce genre d'initiatives même si cela peut paraître utopique. N'oublions pas ce que nous disait un grand écrivain français "l'utopie d'aujourd'hui sera la vérité de demain". D'autre part nous devons faire preuve de pragmatisme et prendre en compte la difficulté de la réalisation d'un tel projet dont il faudra établir le siège et décider des représentants ce qui ma foi me semble une tâche délicate. Si vous me le permettez j'aimerais vous soumettre un projet concernant la prise en charge de nos étudiants à l'étranger. Tout comme moi vous avez dû constater dans quelles conditions désastreuses ceux-ci étudient. Malheureusement faute de moyens et de soutiens beaucoup se trouvent dans l'obligation d'abandonner. Donc si nous voulons que le pays aillent mieux il nous faut former de bons cadres. J'ai pensé que nous pouvons mettre en place un système d'aide financier pour les étudiants partant étudier à l'étranger qui pour bénéficier de cette aide, devrait en contre partie s'engager à retourner travailler au pays dans les 2 ou 3 années qui suivent l'obtention du diplôme. Tout ceci afin d'arriver à une bonne gouvernance du pays et c'est seulement dans un tel Etat que pourraient s'accroître les associations d'aide au développement. Le projet n'est qu'au stade d'élaboration et s'inscrit dans le cadre de celui de Mr Koyabe. N'hésitez donc pas à apporter vos critiques cela permettra d'améliorer les choses et d'affiner les projets. Au plaisir de vous lire!!

Armel Nganzi (05/01/2007) :  Vianey, je te remercie d'avoir eu l'audace de proposer une tel sujet, car nombre de ces initiatives existent déjà, mais ne quittent pas le cercle de nos petites discussions de salon, alors bravo.
Tout d'abord, je déplore toute cette polémique autour de ce projet car ce que nous propose Vianey et de bien sûr donner notre point de vue mais aussi de venir participer à la mise en place de ce projet il demande aussi la contribution de toutes les matières grises de la diaspora centrafricaine pour la mise en place de son idée. Alors à tous ceux qui exigent avoir des assurances, attendons la mise en œuvre de la troisième phase du projet comme précédemment citée et on verra, mais essayons de faire un pas.
Cessons de parler des urologues et de nous dire que les politiques sont à l'origine de tout, nous savons que le diagnostic du mal de notre pays a déjà été fait ce qu'il reste à faire c'est d'appliquer les résolutions mais il est vrai qu'il n'y a pas les volontés pour. Mais malgré cela je pense que l'on peut faire quelque chose surtout dans le milieu rural sanitaire et scolaire en ciblant nos secteur et nos actions. Le mal est que nous voulons avoir des résultats trop rapidement alors prenons notre temps pour que cette action soit prolifique et rentable tant bien pour nous que pour les populations centrafricaines. L'idée d'assurance maladie ne me pait pas, car nous avons toujours plagié les occidentaux alors que nous n'avons pas les mêmes modes de vie, alors basons-nous sur nos structures familiales, traditionnelles, scolaires etc... pour construire une Centrafrique qui nous ressemble plus à nous, bantu.
Vianey je suis prêt à participer non pas que financièrement mais aussi à la mise en place du projet afin de trouver ensemble les solutions pour une amélioration durable du quotidien des Centrafricains.

Francis Kopaye (08/08/2007) :  Merci à toi cher Armel pour cette critique, cette analyse réaliste qui va, à mon avis, faire avancer les choses.
Je voudrais tout simplement réaffirmer mon engagement (tant financier que physique) pour de tels projets. Je monte des projets de structures dans mon département de résidence et il ne se passe pas une seconde que j'ai envie d'en faire autant pour mon pays. Mes amis en France sont prêt à aider nos initiatives à condition que nous posons effectivement les actes. Je suis entièrement d'accord quand tu dis qu'il faut faire et chercher la reconnaissance après...

A toi Vianey, je veux ici te tirer mon chapeau pour une telle coordination!!! Ton idée de créer une garantie d'assurance maladie est excellente, puisque j'ai, dans le cadre de mon travail, aidé des Sénégalais au montage d'un tel projet. Mais comme le souligne Armel, il faut bien entendu prendre en compte tous les facteurs intervenant dans ce type d'action. Car l'atteinte des objectifs reposera essentiellement sur la constitution d'objectifs opérationnels conformes aux publics cibles.
Je me tiens disponible pour t'apporter toute l'aide, de quelque nature que ce soit, pour la mise en œuvre effective dudit projet.
Peut-être serait il nécessaire d'organiser une rencontre, avec des objectifs clairs, afin de fixer un calendrier prévisionnel d'action?

Centrafricains démontrons que nous pouvons "faire"!!! L'heure est à l'ACTION et non au débat!! Nous avions assez fait le diagnostic de la situation de notre pays, place au "TRAITEMENT DES MAUX"!!!

Unité Dignité Travail voilà des mots qui doivent retrouver leurs vrais sens!

Une personnalité de notre pays avait dit que "la jeunesse est le fer de lance de notre économie". Cela tombe bien nous sommes jeunes, alors bâtissons l'avenir de notre ECONOMIE afin que prospère notre société!!!!!!!!!!!

Sylvie Gonissa (21/05/2008) :  toutes mes félicitations mon frère Vianey pour une telle initiative. Il est clair que si nous restons les bras croisés à ruminer sur notre sort nous ne sortirons jamais de cette impasse. Cela fait plaisir de voir qu'il y a quand même une partie de la diaspora centrafricaine qui se préoccupe de la situation du pays. Pour ma part Vianey je te contacterait personnellement pour discuter de tout cela.

 

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