Réactions à cette tribune
Wilfried A.
Dondon-Kombawa
(09/02/2006) : Je suis déjà monté dans le train et attends le
départ... C'est pour aujourd'hui ou l'année prochaine...? Nos familles
attendent notre aide. Je te tire mon chapeau et sache que tu as tout mon
appui et je suis un homme de terrain et un pragmatique. Je suis
impatient d'oeuvrer pour mon pays. Désolé si je suis un peu a l'écart
mais je suis en même temps en train de créer une entreprise avec un
frère ici dans la région de Washington. Mais tu as mon soutien et je
vais aussi en parler a mon entourage.
Baudoin
Eyenga
(17/02/2006) : Lors de ma dernière intervention sur ce sujet,
j'avais souhaité que pour une fois, nous essayons de privilégier, la
pratique à la théorie, arrêtons un peu les longs discours entrecoupés
des attaques et des contres attaques, mobilisons notre énergie dans la
réalisation.
Je ne veux pas rentrer dans les polémiques, mais juste pour dire que le chantier qui nous préoccupe tous qui est la
RCA est tellement vaste qu'il est nécessaire d'avoir plusieurs
mobilisations. Il ne faut pas considérer les autres qui ne sont pas dans
la même association que vous comme DES CONCURRENTS mais plutôt des
COLLABORATEURS. NOUS MILITONS TOUS BENEVOLEMENT POUR LA MEME CAUSE.
Je souhaite qu'on s'échange des expériences, des partenaires pour le
bien de notre pays que des réflexions provocatrice et dissuasives. Fin
de parenthèse
Ceci dit, je voulais faire une proposition à M. Vianey KOYABE.
Par rapport à tout ce qui est dit jusqu'aujourd'hui, je pense qu'il est
temps de passer à la vitesse supérieure, je propose :
1- Ouvrir une liste d'adhésion pendant une période donnée (en fonction
du nombre des adhésions, on peu se faire une idée de la faisabilité dans
le temps, du projet. Attention s'il y a moins d'adhésion que prévue,
cela voudra simplement dire qu'il faudra revoir le temps estimer pour
être opération ainsi de 2ans on passera à 3 voir 4ans)
2- Dans la mesure du possible organiser une rencontre selon pays/région
de résidence des adhérents
3- Mettre en place un statut juridique, des instances dirigeantes
4- Valider le projet, Enoncer les actions prioritaires.
Ainsi, on pourra avancer car nous sommes entrain de tourner en rond.
Singuila !
Jefferson
Malcome
(18/02/2006) : Bonjour Vianey Koyabe, avant tout je vous félicite
de votre initiative. Je me nomme Jefferson Malcome, je suis résidant au
Canada (à Granby). J'aimerais tout juste savoir si une personne de mon
pays de résidence à essayé de participer à la chose, car j'aimerais en
faire partie. Au moins contribuer un peu de ce que j'ai financièrement et
aussi du côté connaissance car j'ai suivi des cours en Technique de
Tourisme et je suis intervenant dans le milieu social actuellement (IMR).
Comme tu l'as dit on peut faire beaucoup avec tout ce beau monde (diaspora
Centrafricaine à l'étranger).
C'étais tout juste ça. Tiens moi au courant car je suis prêt.
Bien des choses à toi et à tout le monde, avec tout l'amour qu'on a pour
notre si beau pays la RCA.
Sincerement votre !!
Magister
Ingando
(19/02/2006) : Je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure,
mais toutefois l'expérience et la connaissance de nos compatriotes
m'amènent à émettre des réserves par rapport à la proposition de Baudoin
EYENGA.
1) Si on est d'un même pays et qu'on a des projets similaires, autant se
mettre ensemble pour le réaliser. Dès lors qu'il y a redondance, le public
risque bien fort de s'abstenir au lieu de s'intéresser à la chose, pour la
simple raison qu'il a peur de se faire avoir. Alors que l'unité dans
l'action encourage l'adhésion de la masse.
2) Ouvrir un liste pendant 1, 2 voire 3 ans, ne peut en aucun cas
fonctionner avec les Centrafricains tels qu'on les connaît. N'oublions pas
que le Centrafricain, comme tout autre Africain, aime bien voir avant d'y
croire.
Donc, ma proposition est que les initiateurs de ce projet mettent d'abord
une petite structure en place. Et du succès de cette petite structure
dépendra l'adhésion de la masse centrafricaine.
Baudoin
Eyenga
(19/02/2006) : En réponse à M. Magister Ingando
De quel projet similaire faites vous allusion ?
Pouvez vous me dire de manière chiffrée les réalisations attendues à
court, moyen et long terme ?
Tout ceci pour vous dire que c'est trop facile de dire il existe un
projet similaire venez on va travailler ensemble sans avoir plus de
détails.
Et je pense que cela ne sert à rien de s'étaler sur quelque chose que
l'on ne connaît pas.
Ma proposition consiste effectivement à former cette petite structure
dont vous parlez afin de démarrer le projet.
Pour votre info, le projet est l'oeuvre d'une seule personne qui est M.
Vianey KOYABE et le but est de trouver les personnes comme vous et moi
afin de mener le projet d'où la nécessité d'ouvrir une liste d'adhésion
pendant un certain temps.
Je n'est jamais dis qu'il fallait ouvrir une liste pendant 2 ou 3 ans,
mais ouvrir une liste pendant un certain temps, histoire de sensibiliser
du monde, une bonne campagne de publicité pour toucher un plus grand
nombre possible de la diaspora centrafricaine ça peut durer 2 ou 3 mois.
Pour finir, s'il existe effectivement un projet similaire, il serait
intéressent de l'exposer en détail comme l'a fait M. Vianey KOYABE, et
on en parlera.
GARDONS DANS NOS ESPRITS QUE NOUS NOUS BATTONS TOUS RIEN QUE POUR LE
BIEN DE NOTRE PAYS
Magister
Ingando
(20/02/2006) : En réponse à Baudoin EYENGA.
Je n'ai pas pour intention de polémiquer, mais toutefois je souhaite
rappeler à Baudoin EYENGA qu'il ne faut pas déterrer la hache de guerre
que les deux protagonistes ont eux même déjà enterré. Dotés d'un esprit
digne des grands hommes, ils se sont mutuellement présentés des excuses et
se sont engagés à travailler ensemble pour le bien être de leur pays, la
Centrafrique. Alors, pourquoi à nouveau vous, Mr EYENGA, vous cherchez à
verser de l'huile sur le feu? Sachez que de nos jours la complaisance
n'émeut que les dupes. Et je ne crois pas que le frère Vianey soit un
dupe. Bien au contraire.
Quant à vos contradictions, je laisse les lecteurs eux-mêmes s'en rendre
compte en lisant vos deux publications ci-dessus.
Vous êtes sans doute nouvellement engagé dans ce domaine, sinon vous
sauriez que présenter un projet de ce type tient d'une simple logique.
Et sans chercher à blesser qui que se soit, je ne vois pas l'originalité
de la chose. C'est du déjà vu. Un élève de seconde ou terminale est
largement capable de présenter un projet de ce type. SINGUILA NA MON ITA Baudoin.
Baudoin
Eyenga
(20/02/2006) : je crois d'une part, qu'il n'y a pas d'intérêt de
continuer à polémiquer, et d'autre part je n'ai fait qu'une proposition
et cela reste une proposition, j'ai le sentiment d'apporter ma modeste
contribution.
Si vous avez beaucoup d'originalité c'est très bien, mais il ne suffit
pas seulement de le dire, mais prouvez le.
Enfin, je voudrais apporter une précision, la première partie du projet
de Vianey disait, « Une fois la structure mis en place, les 2 premières
années seront destinées à la collecte des fonds, et la structure pourra
être opérationnelle qu'au bout de 2 ans ou 3ans selon le nombre
d'adhésions »
C'est de ça que je parlais, cela n'a rien avoir avec le temps que
prendra la liste d'adhésion auprès du grand public.
Je pense qu'il n'y a pas contradiction dans mes intervention, mais que
vous n'avez pas toute la connaissance du projet.
Merci
Vianey
Koyabe
(21/02/2006) : Mes chers ami(e)s et compatriotes,
Permettez moi de vous remercier pour la manifestation de vos intérêts pour
ce projet qui, non seulement est la propriété de tous, mais aussi un mini
test de solidarité pour la nouvelle génération. Une preuve de crédibilité
à apporter.
Je suis d'accord pour demander d'une manière solennelle par le biais du
présent message, au webmaster du site Internet sozowala.com, de nous
apporter (encore une fois!) sa contribution, en ouvrant dans la mesure du
possible, sur son site une rubrique permettant à tous ceux qui se sentent
concernés par le projet de s'inscrire directement. Cela nous permettra
d'évaluer le nombre des adhérents au projet; et cela en "live".
Pour ceux qui demandent la mise en place au préalable d'une structure
juridique pour commencer, je pense que l'idée est bonne. Mais cette
initiative doit être portée d'une manière collective, je proposerais au
nom de tous, un suivi de l'évolution aux responsable du Collectif des
Centrafricains de France par exemple. Cela est important car à ce moment
là, je n'aurais aucune emprise personnelle et directe sur la chose. Je
pourrais aussi proposer le suivi à la Coordination Action Humanitaire pour
le Centrafrique qui est un collectif de 12 associations Centrafricaines en
France. Là encore, je préfère éviter les conflits d'intérêts car je suis
le secrétaire général.
La meilleur des solutions sera de démarrer les choses en même temps après
évaluation des adhésions. Cela donnera un message fort de la mobilisation
de la nouvelle génération Centrafricaine dans le monde, et nous rendra
crédible. Toutefois, si une grande majorité pense le contraire de mon
point de vue, nous adopterons la meilleur solution qui sera proposée par
la majorité.
Pour répondre au compatriote Jefferson Malcome, je lui annonce que j'ai
reçu sur ma messagerie personnelle la réaction de beaucoup de
Centrafricains du Canada, du Sénégal, des USA, du Maroc, de Bangui, et
même de Mbaïki, en plus de la France; et que la mobilisation est possible
sur ce territoire.
Pour finir, à tous je demande une certaine constance, et un engagement
pour finaliser ce projet qui restera possible grâce à notre détermination
individuelle. C'est vrai, nous ne sommes que des hommes, mais nous sommes
surtout une nouvelle génération sur qui repose la responsabilité de
redresser notre nation des erreurs du passé, et d'offrir une cohésion
réelle et viable à nos enfants; et cela sans juger nos pères et leurs
passés.
A bientôt.
Centrafricainement vôtre!
Wilfried A.
Dondon-Kombawa
(22/02/2006) : Le fait qu'une voiture roule n'a rien "d'original".
Seulement, pour que l'action se réalise, il faut passer des vitesses. Un
véhicule ne démarre jamais par la 5eme vitesse. Notre frère Vianey
essaye de tirer un fardeau et ce fardeau est la RCA et il a besoin de la
diaspora centrafricaine. Aidons le plutôt au lieu de créer le doute au
sein même de notre diaspora. Car nous devons enfin être UNIS.
Pour l'instant, nous devons faire preuve d'amour pour notre patrie.
Donc, SVP, arrêtons les débats à dormir debout et mettons-nous à table.
Actuellement, les étudiants de seconde, première ou terminale au pays
ont le ventre vide et chacun sait très bien qu'on ne peut réfléchir avec
la faim. Soyons calme et faisons preuve de pragmatisme. Avoir une idée
est une bonne chose, mais la réaliser est tout autre. Ne nous éloignons
pas de notre sujet car ces polémiques peuvent engendrer le doute. La
question actuelle serait, comment mettre en place ce projet pour venir
en aide à notre pays...? Pour souligner les dires de Baudoin, le
chantier est vaste et il faut se mettre au travail. Chacune de nos
familles en tirera profit et peut-être nous aussi. La pauvreté de la
Centrafrique est aussi notre pauvreté.
Nalé
Toïa
- Bénin - (23/02/2006) : Dans le contexte actuel, ce projet a peu
de chance d'aboutir. Car il faut d'abord créer la confiance pour réussir
une synergie!
D'abord, avez-vous pensé au problème que rencontre la caisse d'assurance
maladie en France depuis plusieurs années maintenant, malgré
l'assistance constante de l'état français.
Un Centrafricain qui va cotiser, va demander à ce qu'on soigne
nécessairement tous ses parents restés au pays. Il va aussi demander
qu'on fasse crédit de 50 euros à ses parents alors qu'il n'a cotisé que
20 euros.
Je vous conseille de faire une analyse complète de ce projet et de son
environnement avant de vous lancer.
Quant à moi, dans l'état actuel des choses, je m'abstiendrai.
Vianey
Koyabe
(24/02/2006) : Cher Nalé Toïa,
Je comprends votre scepticisme tout à fait justifié. Toutefois, permettez
moi de vous expliquer que pour le moment la question de l'aide à la prise
en charge des soins de santé n'est pas encore débattue. Elle sera le sera
le moment venu, car pour le moment nous ne sommes encore sur les questions
du « comment » travailler ensemble pour une participation solidaire à la
lutte contre la pauvreté en Centrafrique.
La question du « trou » de la sécurité sociale étant ce qu'elle est ; elle
ne saurait nous empêcher de réfléchir sur une méthode d'aide à la prise en
charge des soins de santé de nos parents restés au pays. De toutes les
façons, l'essentiel des fonds que nous avons l'habitude de transférer à
nos familles par WESTERN UNION est exclusivement destinée à les nourrir ou
à les soigner.
Malheureusement le constat des réalités du terrain nous fait réaliser tous
les jours que lorsqu'on envoi de l'argent pour des frais de santé, la
famille l'utilise pour se nourrir. Lorsqu'on envoi de l'argent pour
nourrir la famille, cette argent est utilisé pour la consommation des
boissons alcoolisées. Faut-il à ce moment là arrêter d'envoyer de l'argent
à nos familles ? La réponse est non!
Il s'agira simplement d'essayer de réfléchir, tous ensemble, pour trouver
une méthode d'utilisation efficace de cette masse d'argent transférée
chaque année par la diaspora vers le Centrafrique, qui en plus est très
mal « gérée » donc ne profite pas à la population finale d'une manière
efficace et optimale; mais sert plutôt l'intérêt des multinationales
spécialisées dans la finance à qui nous payons des frais de transfert
exorbitants. Ensemble, nous pouvons trouver un moyen efficace pour nos
familles en générale, et bénéfique pour la nation de par la l'injection
directe, sans « passerelle » d'une masse d'argent dans l'économie
nationale. Tout cela sous notre propre contrôle, et pour le bénéfice des
nôtre.
Rassurez vous, le modèle de prise en charge des frais de santé de nos
proches sur lequel nous devons tous « plancher », sera plutôt calqué sur
les mutuelles de prévoyance santé françaises dont le succès n'a nullement
été altéré par la crise de la sécurité sociale française.
Au sein de notre communauté, beaucoup de compatriotes ont des expériences
et des compétences dans le domaine des assurances et du courtage. Leurs
expériences seront déterminantes lors de la consolidation du concept.
Soyez rassuré, car ce que nous sommes tous ensemble en train de chercher à
mettre en place, sera régi par des règlements intérieurs ou autres
dispositions pouvant servir de garde fous, et dépendra de la participation
de tous.
Ne restez pas en dehors de cette nouvelle impulsion ; venez nous rejoindre
car nous avons besoin de tout le monde.
En fin, pour m'adresser à tous les participants de ce forum, je vous
invite à vous inscrire sur la liste d'adhésion au concept sur le site
Internet sozowala.com, une fois que le webmaster l'aura affiché. Ainsi
nous allons passer à la vitesse supérieure et nous comptabiliser.
Centrafricainement vôtre !
Jefferson
Malcome
- Canada - (04/03/2006) : Très chers ami(e)s et compatriotes,
J'ai dû constater que beaucoup d'entre nous ont parlé et ont apporté des
points, qui sont souvent positifs ou négatifs. Je sais une chose et j'en
suis convaincu que plusieurs d'entre nous qui avons réagi à ce projet de
notre frère Vianey Koyabe, sommes très touchés par ce que vit notre
Pays.
SVP le projet est là. Tous unissons nous, arrêtons de parler, Vianey
nous a fait savoir qu'avec 100 personnes le projet prend de l'envol.
Vous êtes tous d'accord avec moi "QUI NE RISQUE RIEN N'A RIEN" au point
où notre pays est actuellement, est-ce que ça vaut le coup de jouer aux
beaux parleurs ????
J'ai pris le soin de compter le nombre de compatriotes qui sont
intervenus et j'ai constaté qu'il y en a plus que le nombre de
compatriotes enregistrés.
Agissez l'heure n'est plus à l'analyse, Vianey l'a fait pour nous,
fonçons tous si on y croit très fort à son projet qui est aussi le notre
car cela concernant notre pays ça va marcher.
Agissons comme des vrais fauves de Gbazabangui, car pour moi nous sommes
la somme de toutes les forces de la nature. Qui dit fauve dit un grand
battant n'hésite pas, attaque sa proie avec toute sa rage de vaincre.
Nous ici notre proie c'est le projet attaquons-le et menons-le à bout
quelqu'en soit le prix.
Notre rage de vaincre c'est sortir notre beau pays de là où il est avec
le peu qu'on peut contribuer chacun de notre propre volonté.
Pour en finir SVP enregistrez-vous, car c'est le premier pas et comme le
disent mes amis Québécois le placotage et le jasage viendront après.
Singuila et Centrafricainement votre.
Simone
Vele
(05/03/2006) : Un débat de "suspicion"
Depuis quelques temps, je suis attentivement le débat relatif au projet
de notre compatriote V.Koyabé. Ce qui m'a intrigué et m'intrigue encore
est l'ampleur de la suspicion qui oriente ce débat. Je comprends. Le
Centrafricain est, par sa nature, toujours prêt à déconstruire sans pour
autant construire l'initiative qu'entreprend son frère. C'est tout
simplement parce que nous faisons nôtre cette culture de critiques
négatives et de suspicions permanentes. Certes, la génération politique
qui s'achève nous a inculqué cette notion de penser à soi-même au nom de
la corruption et de la démagogie, mais nous sommes appelés à savoir
qu'une responsabilité nous attend chez nous. Personne d'autre ne viendra
construire notre pays, même si nous voulons faire croire que les
"caviars" d'Egypte nous suffisent. Si nous sommes bien là où nous
sommes, c'est parce les fils et les filles de ces pays ont pensé à
construire leur pays. Depuis quelques semaines, le débat n'avance pas.
Tout le monde s'enferme dans de petits calculs primaires sans pouvoir
passer à la concrétisation de ce qui me semble nécessaire pour notre
pays. Intellectualiser un débat n'est pas centrafricain. Aujourd'hui, je
pense qu'au-delà de nos sensibilités partisanes, le pragmatisme doit
être la seule expression du patriotisme. Il est inutile d'étaler nos
spéculations intellectuelles pour ce qui interpelle notre patriotisme.
Dr. Ludovic
Fiomona Tamadea
(07/03/2006) : Chers compatriotes,
C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai suivi les différentes
interventions qui ont suivi la noble contribution de notre frère Vianey
Koyabé. Je peux vous assurer que j'ai trouvé vos critiques plutôt
constructives et ma foi cela témoigne de la mobilisation participative
de la jeunesse centrafricaine soucieuse de l'avenir de notre cher et
beau pays.
Le but de mon intervention est de vous encourager à lui faire confiance
et surtout à lui prêter main forte car la solution de sauver notre pays
doit nécessairement passer par notre réelle implication. A moins comme à
l'accoutumée que nous ne recourrions une fois de plus aux étrangers pour
nous organiser comme cela a toujours été le cas dans le passé. Non, je
crois que nous sommes suffisamment responsables pour nous prendre en
charge. Voilà pourquoi je lance un appel pressant à tous les
Centrafricains de la diaspora à mettre la main à la pâte pour la
concrétisation de ce projet.
Croyez moi ce projet ma est un tournant décisif et peut être unique pour
décanter la situation sanitaire apocalyptique dans laquelle végète le
pays depuis belle lurette et je vous parle en tant que médecin et
gestionnaire de formation; quitte à débattre de la procédure et de
l'organisation avec les parties prenantes en plénière par la suite.
Sinon je trouve ce qu'il a déjà réalisé comme travail fabuleux pour ne
parler que de cela.
Les ouest-africains ont créé à maintes reprises ce genre d'organisme de
miro-assurance avec succès dans leurs pays et pourquoi pas nous? Ce qui
m'étonnerait ce n'est pas que ce projet échoue; c'est le contraire.
Alors levons-nous compatriotes centrafricains, laissons nos vains
discours et passons à l'action.
Vianey a tout mon soutien comme d'autres centrafricains de bonne volonté
et nous vous attendons : REAGISSEZ LES GARS!!!!!
Merci de votre collaboration.
Théodora
Ngonzo
(09/03/2006) : Bonjour Monsieur Koyabe,
Félicitations pour toutes vos initiatives. Toutefois, sans remettre en
question votre capacité à réaliser ce projet, je suis tout de même
sceptique en ce qui concerne le nombre de travaux à réaliser (trop à mon
goût).
La mise en place d'une mutuelle de santé me semble hasardeuse compte
tenu des tracasseries auxquelles les Centrafricains de la diaspora
devraient faire face par la suite.
Par ailleurs, j'encourage vivement la réalisation du projet micro
crédit, cela permettrait comme vous le disiez dans vos précédentes
interventions d'aider nos compatriotes les plus démunis à se prendre en
charge et ainsi mieux s'occuper de leurs foyers.
Par contre, comment comptez-vous gérer les problèmes éventuels tels que
l'impossibilité de remboursement du crédit, les adresses incertaines
voire inexistantes etc. ?
Enfin, nombre de nos compatriotes de la diaspora n'ont pas accès aux
nouvelles technologies, et donc ne sont pas informés de ce projet, « le
téléphone arabe » ne suffit pas toujours. Par quels moyens, hormis le
site sozowala, arriverez-vous à sensibiliser un grand nombre des enfants
du pays ?
Cordialement
Dr. Ludovic
Fiomona Tamadea
(09/03/2006) : Ma chère Théodora,
Je comprends votre inquiétude à propos de la capacité de notre frère
Vianey à gérer cette impulsion qui, comme vous le dites, paraît
gigantesque et par conséquent de coordination pas évidente. Seulement
il faut avouer que nous ne sommes pas à la critique de fond de l'idée
qu'il nous soumet, le véritable problème demeure l'adhésion au concept
et ma foi tous sommes unanimes là dessus que cette contribution est
judicieuse et serait certainement un grand coup de pouce nécessaire pour
soutenir non seulement le système de santé en perte de vitesse mais
aussi pour d'autres actions sociales louables en Centrafrique.
Donc ce n'est pas la peine de statuer seulement sur le concept de
mutuelle de santé qui montre d'ailleurs très vite ses limites pour juger
de la faisabilité du projet qui fonctionnera plutôt comme une
coopérative de santé et d'épargne si possible; ce qui du coup devrait
rassurer les adhérents ne serait-ce qu'avec un taux de 5% comme à la
banque pourquoi pas. J'aurai plutôt aimé que l'on fasse des propositions
pour mieux étoffer ce qui a déjà été proposé.
Pourtant Vianey lui même a eu l'honnêteté de dire qu'il laissait le soin
aux compatriotes spécialisés dans le domaine de s'en charger des détails
organisationnels! Et je vous assure que des propositions ont été émises
dans ce sens et d'ici peu, nous pourrons être situés sur l'organisation
pratique des deux volets dudit projet c'est à dire la caisse d'entraide
et de micro-crédit d'une part et le volet médico-social qui consiste en
la création d'un réseau de soins avec le concours des cliniques et
cabinets de la place pour la prise en charge des parents des adhérents
avec des prix préférentiels négociés d'avance sans parler de la
formation et de l'éducation des démunis.
Je laisse le soin à Vianey de nous proposer à nouveau le projet en
tenant compte de l'apport des uns et des autres.
J'espère et je crois que je n'ai prêché pas dans le désert. Même les
vendeuses de légumes ont monté avec succès en Afrique de l'ouest ce
genre de concept, voilà pourquoi je ne perds pas espoir en ce projet.
Sinon il n'y aura plus qu'à se taire à l'avenir et s'en remettre à notre
triste sort.
Je vous exhorte donc à lui accorder votre confiance; ne craignez pas.
LAISSEZ VOUS ALLER CHERS AMIS; ON A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN
Vive la RCA
Vianey
Koyabe
(09/03/2006) : Bonjour Théodora,
Merci pour vos félicitations ; et je reste convaincu que vos
interrogations sont légitimes et permettent d'approfondir sinon de
décortiquer les zones d'ombre.
En effet, la mise en place de cette mutuelle de santé ne saurait être
hasardeuse car elle ne sera rien d'autre qu'une forme d'association. Elle
sera dotée de statuts et d'un règlement intérieur dont les contenus
dépendront exclusivement des adhérents. Les questions de forme ne sauront
poser de soucis car comme dans n'importe quelle forme d'association, il
existe des textes standard que l'on adapte selon l'orientation que l'on
souhaite donner à l'organisation. Toutes ces adaptations seront discutées,
décidées et votées lors de l'assemblée générale constituante, par les
adhérents.
Par la suite, avec le nombre d'adhésion obtenu, nous irons négocier des
contrats de partenariats avec les sociétés d'assurances qui connaissent et
investissent en Afrique ; des contrats selon des conditions qui nous
avantageront car nous seront une sorte de coalition, donc une force, un
potentiel financier de par les frais d'adhésion collectés, pour répondre
aux carences de notre système de suivi médical, de prise en charge car nos
concitoyens manquent cruellement de revenus.
Par la suite, nous négocierons aussi des accords de partenariats avec nos
médecins spécialistes installés à Bangui et dans la mesure du possible,
financer les appareils qui manquent dans les différentes spécialités. Mais
cette question peut facilement être résolu car des compatriotes médecins
exerçant en Europe, membre de certaines associations corporatistes
maîtrisent plusieurs circuits par le biais desquels on pourra obtenir ces
appareils. Pour cela, nous aurons besoin de faire l'état des lieux,
énumérer nos besoins, déterminer les possibilités que nous auront pour
répondre à ces besoins. Un autre aspect des choses concernera aussi des
accords de partenariats avec des pharmacies et des dépôts pharmaceutiques
à Bangui. L'objectif étant de permettre à nos parents d'avoir un suivi
médical de qualité, des traitements de qualité ; tout cela financés par un
système de solidarité collective.
Pour ce qui concerne les tracasseries auxquelles les Centrafricains de la
diaspora devraient faire face par la suite, permettez moi de vous répondre
en disant qu'ils ne poseront aucun souci selon moi. Pourquoi ? Simplement
par ce que tout le monde mettra son scepticisme, ses interrogations, et
ses doutes sur la table, et cela devant tout le monde. Tout ceci sera
discuté, décortiqué, et des dispositions communes seront prises comme «
garde fou », consignées dans les statuts et les règlements intérieurs.
C'est pourquoi la mise en place de cette mutuelle demande le concours de
tout le monde, les histoires de chacun, l'expérience de chacun. Cette
mutuelle devra fonctionner d'une manière autonome, comme n'importe quelle
mutuelle au monde.
Loin de moi l'envie d'embobiner qui que ce soit en racontant que ce sera
facile. Non, rien ne sera facile ; et rien n'a jamais été facile nulle
part, pour qui que ce soit sur cette terre. Cette initiative reste un défi
à relever, et nous allons tous ensemble le relever. Si les autres ne
s'arrêtent pas aux échecs, persévèrent et réussissent, il n'y a pas de
raison pour qu'on ne n'y arrive pas. On n'a jamais essayé une expérience
de ce genre, alors tentons cette expérience tous ensemble, avec foi,
courage et détermination.
Pour ce qui concerne le micro crédit, j'ai eu la chance par le biais d'une
ONG initiée par mon oncle, et soutenue par le PNUD, l'organisation des
Nations Unies UNOPS, m'avait accordé une petite bourse en 1999 et m'avait
donné l'opportunité d'effectuer un stage de formation à DHAKA la capital
du BANGLADESH, au sein de la GRAMEEN BANK du célèbre professeur Mohamed
YUNUS, la référence mondiale dans le domaine du micro crédit. Sans avoir
la prétention de détenir la science infuse, je peux vous rassurer que je
connais la question un peu plus que je ne l'ai fait savoir jusqu'ici.
Toutes ces questions seront développées, discutées, décortiquées par tous.
Donc ne vous inquiétez pas pour les soucis de remboursements, les adresses
incertaines et autres. J'ai été formé pour être le banquier des pauvres,
et j'espère vous avoir avec moi pour la vulgarisation de ces techniques.
Cela fonctionne en Afrique de l'ouest (Mali, Bénin, Togo, Sénégal, Côte
d'ivoire, Ghana), et il n'y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.
Donnons nous une chance.
Pour ce qui concerne la question du problème de l'accessibilité de nos
compatriotes aux nouvelles technologies pour être informés de la question
; et l'inefficacité du « téléphone Arabe », vous pouvez me croire qu'il
est facile d'en venir à bout. A partir de certaines relations et de
certains compatriotes inscrits sur la liste d'adhésion on peut venir à
bout de la question en investissant la presse et les médias
internationaux. Ces « entrées » sont aussi possibles au niveau de la
presse internationale Française ; car deux compatriotes inscrits ont la
possibilité de nous offrir des « entrées » au niveau des radios RFI et
AFRICA numéro 1.
En fait, il y a déjà des possibilités et des contacts qui se nouent déjà
en coulisse pour donner un coup de pouce à l'initiative.
Je freine personnellement beaucoup de choses en attendant l'implication du
grand nombre. Il faut que nous exprimions notre détermination. Le soutien
extérieur ne viendra qu'en complément. Ainsi nous serons propriétaires de
la chose à cent pour cent.
Il y a aussi des contacts qui sont pris entre compatriotes spécialisés
dans les différents domaines du projets, et qui apportent leurs expertises
pour consolider les procédures de fonctionnement. Vous serez la bienvenue,
selon votre domaine de formation et d'expertise. Bref, on a besoin de tout
le monde.
Pour ce qui concerne la sensibilisation des compatriotes au pays, je
compte prendre contact avec un noyau au niveau de la BEAC ; car les
problèmes de salaire étant ce qu'ils sont, nous allons forcément impliquer
tout ce beau monde. Mais comme vous le savez, l'impulsion ne pourra
réellement venir que de l'extérieur. Par la suite, le mouvement sera suivi
car dans tous les cas, la « lutte » c'est au pays.
J'espère vivement avoir apporté des réponses à vos interrogations.
Toutefois, si vous avez des suggestions, elles seront les bienvenues.
Cordialement.
Francky
Ferreira
(14/03/2006) : J'adhère totalement à cette initiative, et
j'aimerais dire simplement à nos compatriotes qu'il ne faut jamais
baisser les bras. Ce qui s'est passé hier avait son contexte, ses
circonstances. Aujourd'hui est un autre jour. Je m'engage dans ce projet
personnellement tout en évitant de penser à des expériences négatives du
passé (bonne stratégie pour éviter l'auto-inhibition). Evitons de
réfléchir à la place des autres lorsqu'on veut agir. Soyons
persévérants, si le projet aboutit tant mieux et s'il n'aboutit pas
recommençons. Je tiens à signaler et je peux me tromper que le
Centrafricain autour des questions importantes s'agite le plus souvent,
au lieu d'agir. Je vous en supplie agissons pour une fois.
Merci! Que Dieu bénisse la RCA.
Guy Maxime
Noumbona
(17/03/2006) : Bonjour Vianey,
Si on essaie de voir bien parmi tous les ADHERENTS actuels aucun nom
d'adhérent au niveau national ce qui revient à dire qu'il y a un
problème d'information. Donc si l'association peut mettre dans son
projet de demander à chaque établissement de Bangui de mettre à sa
disposition une salle de bibliothèque pour lui permettre de s'installer
et des outils internet et des livres. Il faut une carte d'adhésion pour
ceux qui veulent y accéder et les frais d'adhésion vont dans la caisse
de l'association .
Voire même essayer de créer un cyber dans chaque arrondissement de
Bangui pour permettre plus d'information des jeunes. Il faut toujours
une carte d'adhésion pour accéder.
(CE N'EST QU'UNE PROPOSTION)
Dr. Ludovic
Fiomona Tamadea
(21/03/2006) : Bonjour chers compatriotes,
Juste pour relancer à nouveau les interventions des uns et des autres et
surtout encourager déjà tous ceux qui ne cessent de rallonger la liste
avec espoir.
Mais il faut quand même dire que nous n'avons pas tout le temps car à
mon avis il faut passer à la vitesse supérieure.
Je savais que le Centrafricain est généreux, seulement à force d'être
trompé il prends tout son temps pour y voir plus clair avant de se
lancer et personnellement je comprends votre inquiétude.
Pourtant je ne connaissais pas Vianey personnellement mais la pertinence
de son projet, du moins de sa contribution pour l'avenir de notre pays
qui viendrait à disparaître si l'on ne fait rien, m'a poussé à lui faire
confiance.
Je vous invite à faire de même pour qu'il nous puisse nous soumettre les
statuts et le plan d'opérabilité afin que nous puissions en débattre.
Alors chers amis puisque "tout est bien qui finit bien " achevons ce
que nous avons commencé.
Par ailleurs je suis d'accord avec Guy Maxime pour l'information qui ne
circulerait pas même déjà en France... Il nous revient cependant
d'informer nos amis et connaissances afin de les convaincre d'adhérer à
l'idée du projet, ne serait-ce que pour encourager Vianey à passer à
l'étape suivante de l'impulsion.
Merci pour votre collaboration pour sauver notre patrie.
Centrafricainement.
Vianey
Koyabe
(21/03/2006) : Bonjour Cher(e)s compatriotes,
En effet, dans la mesure du possible, nous allons rendre les statuts de
SOLIDEC accessibles pour que tous vous puissiez les consulter, et faire
vos propositions d'amendement.
Après cela, nous déciderons ensemble dans quelle mesure nous regrouper
par pays, ou intégrer ceux des compatriotes peu nombreux dans leurs pays
de résidence, afin de mettre en place les structures juridiques et le
plan d'action.
D'ici la semaine prochaine je vous soumettrai un plan d'action que vous
pourrez amender.
A bientôt!
Cordialement
Hervé Benjamin
Langossengue
(03/01/2007) :
C'est depuis longtemps que je suis l'intervention de Wilfried A. Dondon-Kombawa
(il est vrai que je ne le connais pas bien) dans ce tribune de réflexion
et si tout le monde essaie de se comporter comme lui nous devrons déjà
poser une PIERRE DE FONDATION.
Comme viens de souligner Guy Maxime, il y a un problème de manque
d'information. Je ne sais si Vianey peux s'approcher de son frère Salé
TOCKY pour intervenir dans l'émission "Coeur Ouvert" qui se passe chaque
samedi depuis, cela peut nous faire du bonheur ;s'il ne voit pas
l'inconvénient.
Que la paix de Dieu soit avec nous.
Flora
Zoungarani
(11/06/2007) : bonjour grand frère.
Je vous félicite pour ce projet et espère sa mise en œuvre dans un
proche délai. Votre proposition répond à une préoccupation que j'ai
depuis quelques temps lorsque j'ai vu dans une édition du Journal
d'Afrique sur tv5monde, où il était question de la situation difficile
des déplacés du Nord de la RCA à cause du conflit au Darfour. En effet,
après avoir suivi les images désolantes des condition difficiles des
déplacés, je me suis posé la question s'il existait un fond d'aide à nos
compatriotes déplacés auquel nous pourrions contribuer afin de soutenir
les efforts des humanitaires internationaux sur place.
En tout cas, je suis avec vous.
Francial Giscard
Libengué
(04/05/2008) : J'adhère sans contrainte à la proposition de Vianney
et je veux aussi lui proposer un autre volet qui a mon avis est l'une
des causes de retard de notre pays " La formation de nos cadres". Je
souhaite que ce projet tienne compte de la formation de nos futures
cadres car à l'heure où je vous écris, croyez moi il y a des zones en
Centrafrique où il y a des écoles mais pas d'enseignants.
Si nous manquons énormément de représentants (des bons défenseurs) dans
les grandes institutions c'est à cause de la carence des formations
adéquates. C'est pourquoi chers frères je vous exhorte de penser comme
Vianney pour que nous puissions ensembles nous lever pour construire
notre cher et beau pays le Centrafrique.
Pour passer à l'action soutenez le
Projet de
création d'un
Fonds Solidaire pour le Développement
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