L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

    


 

«APPEL A LA SOLIDARITE (phase II)»
 

Par Vianey Koyabe

 

Cher(e)s ami(e)s et Compatriotes,

Je reviens encore une fois vers vous, dans le cadre de l’appel que je vous ai lancé pour la solidarité pour notre pays.
Dans la première phase, je vous ai simplement présenté l’idée. Ainsi dans la seconde phase, je vous présente le schéma organisationnel du concept qui, par la suite pourra être développé par les membres du collectif, si jamais nous réussissons à nous réunir autour du concept. Dans le cas contraire, le concept aura le mérite d’être proposé.

Dans ma vision, la partie de la diaspora Centrafricaine qui se sentira en phase avec le concept pourra :

- se contacter par pays de résidence pour ne fusse que se faire connaître et former le noyau qui donnera l’impulsion ;
- au niveau de la France, ceux qui se sentent concernés peuvent prendre contact avec moi-même, ou le collectif des Centrafricains de France, ou encore la Coordination Action Humanitaire pour le Centrafrique.
- Par la suite, il faudra organiser une réunion plénière pour la mise en place d’une structure juridique du genre association loi 1901, histoire de doter l’organisation d’une personnalité morale à qui les chèques ou mandats cash de contributions seront adressés directement ; par souci de « traçabilité ». Pour la France, les choses pourront être organisées par la Coordination Action Humanitaire pour le Centrafrique.
- Toutes les organisations devront faire un communiqué de presse sur le site sozowala.com après leurs créations, puis établir une interconnexion, pour l’harmonisation des modalités des procédures de contrôle et de gestion, ainsi que le plan stratégique annuel dans la constitution de la base de données des ressortissants Centrafricains, les différentes prévisions possibles à réaliser en terme de collecte de fonds, les différentes méthodes de contacts et de mailing selon les pays, auprès des mécènes et des amis du Centrafrique.
- Sur la base des fonds de souscription, chaque organisation choisira une petite délégation en fonction de leurs fonds de souscription, pour se rendre à Bangui, et ensemble tous les représentants de la diaspora mettent en place la caisse dénommée FONDS DE SOLIDARITE POUR LE DEVELOPPEMENT en cigle FSPD.

Vous pouvez me croire cher(e)s compatriotes, une fois que cette organisation sera mise en place, tout le monde aura sa place ; en commençant par nos « spécialistes » de grandes théories économiques, nos sociologues, nos juristes, nos comptables, nos médecins, nos nutritionnistes, nos agronomes ; car à ce moment là, nous aurons en notre possession un outil de financement solidaire qui nous permettra d’avoir facilement l’aide internationale dont nous aurons besoin. Nous aurons besoin de mener des analyses et des projections financières, mettre en place des procédures d’audit et de contrôle de gestion pour le bon fonctionnement administratif. En somme, nous pourrons créer des emplois pour nous mêmes, tant dans nos pays de résidence que dans notre pays d’origine. Et tout cela rien que par solidarité. Personne ne pourra y arriver tout seul.

 

Le schéma suivant vous présente ma vision sur la théorie de l’interconnexion possible à établir entre les différentes organisations de collecte de fonds.

Il est important de préciser que l’objectif de la constitution de ce fond n’est pas de pouvoir par la suite se substituer à l’Etat ; loin de là car les structures financées devront fonctionner d’une manière autonome, rechercher l’équilibre et l’autonomie financière dans la pérennisation de leurs actions. Un accent particulier devra être mis sur l’action sociale ; d’où l’importance du schéma suivant :

Avec la création de ce fonds, les différents axes de prise en charge restent dans les domaines suivants :

- le Micro crédit : Dans ce volet, j’ai pu réaliser une petite étude par laquelle je puis affirmer qu’il est possible d’apporter de l’aide à la couche la plus démunie de la population Centrafricaine ; en l’occurrence les femmes, avec 15 000 €, coût de création de la structure et distribution de micro crédit à 300 femmes compris, dès la première année de démarrage. Sachant que le but sera de toucher dans sa totalité le secteur informel et la couche de la population Centrafricaine très entreprenante et créatrice de petites activités, mais qui n’a pas accès aux organismes de crédits et de financement classiques. L’autre objectif étant de les organiser et les faire sortir de l’informel.
- Les soins de santé par la mise en place d’une mutuelle de santé, ainsi que la négociation d’un contrat de partenariat avec une société d’assurance comme UAP déjà installée à Bangui. Cette mutuelle sera financée par les Centrafricains de la diaspora désireux de s’inscrire, et dont les bénéficiaires devront être leurs parents restés au pays : prise en charge des frais de consultations, examens, hospitalisation ou examens médicaux ; achat de produits pharmaceutiques. Ce volet permettra la mise en place d’accord de partenariat avec :

1. Les cabinets médicaux de BANGUI et dans l’arrière pays
2. les cabinets de spécialistes de BANGUI et dans l’arrière pays
3. Les pharmacies de BANGUI et de l’arrière pays

Ce projet ci est presque déjà ficelé car les statuts sont calqués sur celle des mutuelles et sociétés des assurances françaises. Il ne reste qu’une étude de faisabilité pour permettre le coût de la mise en place de cette structure. Je me suis gardé de procéder à la mise en place d’un budget de démarrage pour estimer les coûts, car je reste convaincu qu’il y’a tant de Centrafricains capables de faire un travail de qualité dans ce sens ; et qu’il sera fait le moment venu.

- l’insertion sociale qui passe par l’éducation et la formation professionnelle des jeunes filles et jeunes garçons, pour la plus part orphelins sans repères appelés GODOBES ; la création et l’initiation de centres de protection maternelle et infantile pour aider les jeunes mamans, ainsi que les « mères enfants » à acquérir les connaissances de base dans la nutrition du nourrisson et les enfants en base âge ; la connaissance des vaccins nécessaires au développement sanitaire de l’enfant. En somme, tout ce qui tourne autour de l’éducation, la prévention et la protection infantile.
- La promotion de l’élevage et des activités agricoles passent par la vulgarisation des techniques élémentaires de élevage de proximité (poulets, cabris, moutons, cochons…), ainsi que l’assistance aux maraîchers en regroupant dans des coopératives, et en leur proposant des semences de produits tels l’haricot vert qui est facilement exportable et leur rechercher des débouchés permettant la diversification de revenu rural. L’obtention des débouchés permettra l’octroi de prêts de campagne permettant le développement de ces produits à fort potentiel export.

Je suis convaincu qu’il existe des centrafricains spécialisés ou en cours de formation dans le domaine vétérinaires ou agronomique, maîtrisant le sujet mieux que moi, et qui pourront faire des propositions plus intéressantes.
Mais tout cela ne sera possible, ou ne pourrait avoir un début que si nous nous mettons d’accord sur le principe de contribution minimum solidaire, et annuelle de 13 000 FCFA par Centrafricain. Et cela de façon volontaire. A ce moment là, nous aurons cette caisse solidaire qui nous permettra de venir en appui à notre pays. Tous nos revenus ne nous nous serviront pas uniquement qu’à payer les impôts dans nos pays de résidence.


 Je me permets encore une fois de vous présenter deux tableaux présentant à la fois la souscription au concept et les contributions volontaires annuelles, afin de vous donner une image des possibilités qui s’offrent à nous, pour un minimum de solidarité :

Ce que je nous exhorte à faire n’est pas impossible, ni exorbitant au regard de ce que nous payons chaque année comme impôt sur le revenu, impôts locaux, redevance audiovisuel.

La masse d’argent que nous allons drainer vers le pays sera plus importante que ce que notre pays attend de l’extérieur et des bailleurs de fonds. Cela sera une sorte d’impôt solidaire que nous aurons à payer pour la construction de notre pays. A la différence que ce sera un impôt solidaire, volontaire ; et ce n’est pas grand-chose à soustraire de nos budget chaque année (13 000 FCFA).

Mais encore une fois, tout cela ne dépendra que de nous.
Moi je considère avoir fait ma part en faisant cette proposition. A vous de voir !

Cela dit, je ne serais jamais fatigué de vous mobiliser.


« Centrafricainement » vôtre !

Votre compatriote
Vianey Koyabe
Vianey.koyabe@free.fr
Région Parisienne


 

Réactions à cette tribune

Wilfried A. Dondon-Kombawa (09/02/2006) : Je suis déjà monté dans le train et attends le départ... C'est pour aujourd'hui ou l'année prochaine...? Nos familles attendent notre aide. Je te tire mon chapeau et sache que tu as tout mon appui et je suis un homme de terrain et un pragmatique. Je suis impatient d'oeuvrer pour mon pays. Désolé si je suis un peu a l'écart mais je suis en même temps en train de créer une entreprise avec un frère ici dans la région de Washington. Mais tu as mon soutien et je vais aussi en parler a mon entourage.

Baudoin Eyenga (17/02/2006) : Lors de ma dernière intervention sur ce sujet, j'avais souhaité que pour une fois, nous essayons de  privilégier, la pratique à la théorie, arrêtons un peu les longs discours entrecoupés des attaques et des contres attaques, mobilisons notre énergie dans la réalisation.
Je ne veux pas rentrer dans les polémiques, mais juste pour dire que le chantier qui nous préoccupe tous qui est la RCA est tellement vaste qu'il est nécessaire d'avoir plusieurs mobilisations. Il ne faut pas considérer les autres qui ne sont pas dans la même association que vous comme DES CONCURRENTS mais plutôt des COLLABORATEURS. NOUS MILITONS TOUS BENEVOLEMENT POUR LA MEME CAUSE.
Je souhaite qu'on s'échange des expériences, des partenaires pour le bien de notre pays que des réflexions provocatrice et dissuasives. Fin de parenthèse
 
Ceci dit, je voulais faire une proposition à M. Vianey  KOYABE.
Par rapport à tout ce qui est dit jusqu'aujourd'hui, je pense qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure, je propose :
1- Ouvrir une liste d'adhésion pendant une période donnée (en fonction du nombre des adhésions, on peu se faire une idée de la faisabilité dans le temps, du projet. Attention s'il y a moins d'adhésion que prévue, cela voudra simplement dire qu'il faudra revoir le temps estimer pour être opération ainsi de 2ans on passera à 3 voir 4ans)
2- Dans la mesure du possible organiser une rencontre selon pays/région de résidence des adhérents
3- Mettre en place un statut juridique, des instances dirigeantes
4- Valider le projet, Enoncer les actions prioritaires.
Ainsi, on pourra avancer car nous sommes entrain de tourner en rond.
Singuila !

Jefferson Malcome (18/02/2006) : Bonjour Vianey Koyabe, avant tout je vous félicite de votre initiative. Je me nomme Jefferson Malcome, je suis résidant au Canada (à Granby). J'aimerais tout juste savoir si une personne de mon pays de résidence à essayé de participer à la chose, car j'aimerais en faire partie. Au moins contribuer un peu de ce que j'ai financièrement et aussi du côté connaissance car j'ai suivi des cours en Technique de Tourisme et je suis intervenant dans le milieu social actuellement (IMR). Comme tu l'as dit on peut faire beaucoup avec tout ce beau monde (diaspora Centrafricaine à l'étranger).
C'étais tout juste ça. Tiens moi au courant car je suis prêt.
Bien des choses à toi et à tout le monde, avec tout l'amour qu'on a pour notre si beau pays la RCA.
Sincerement votre !!

Magister Ingando (19/02/2006) : Je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure, mais toutefois l'expérience et la connaissance de nos compatriotes m'amènent à émettre des réserves par rapport à la proposition de Baudoin EYENGA.
1) Si on est d'un même pays et qu'on a des projets similaires, autant se mettre ensemble pour le réaliser. Dès lors qu'il y a redondance, le public risque bien fort de s'abstenir au lieu de s'intéresser à la chose, pour la simple raison qu'il a peur de se faire avoir. Alors que l'unité dans l'action encourage l'adhésion de la masse.
2) Ouvrir un liste pendant 1, 2 voire 3 ans, ne peut en aucun cas fonctionner avec les Centrafricains tels qu'on les connaît. N'oublions pas que le Centrafricain, comme tout autre Africain, aime bien voir avant d'y croire.
Donc, ma proposition est que les initiateurs de ce projet mettent d'abord une petite structure en place. Et du succès de cette petite structure dépendra l'adhésion de la masse centrafricaine.

Baudoin Eyenga (19/02/2006) : En réponse à M. Magister Ingando
De quel projet similaire faites vous allusion ?
Pouvez vous me dire de manière chiffrée les réalisations attendues à court, moyen et long terme ?
Tout ceci pour vous dire que c'est trop facile de dire il existe un projet similaire venez on va travailler ensemble sans avoir plus de détails.
Et je pense que cela ne sert à rien de s'étaler sur quelque chose que l'on ne connaît pas.
Ma proposition consiste effectivement à former cette petite structure dont vous parlez afin de démarrer le projet.
Pour votre info, le projet est l'oeuvre d'une seule personne qui est M. Vianey KOYABE et le but est de trouver les personnes comme vous et moi afin de mener le projet d'où la nécessité d'ouvrir une liste d'adhésion pendant un certain temps.
Je n'est jamais dis qu'il fallait ouvrir une liste pendant 2 ou 3 ans, mais ouvrir une liste pendant un certain temps, histoire de sensibiliser du monde, une bonne campagne de publicité pour toucher un plus grand nombre possible de la diaspora centrafricaine ça peut durer 2 ou 3 mois.
Pour finir, s'il existe effectivement un projet similaire, il serait intéressent de l'exposer en détail comme l'a fait M. Vianey KOYABE, et on en parlera.
GARDONS DANS NOS ESPRITS QUE NOUS NOUS  BATTONS TOUS RIEN QUE POUR LE BIEN DE NOTRE PAYS

Magister Ingando (20/02/2006) : En réponse à Baudoin EYENGA.
Je n'ai pas pour intention de polémiquer, mais toutefois je souhaite rappeler à Baudoin EYENGA qu'il ne faut pas déterrer la hache de guerre que les deux protagonistes ont eux même déjà enterré. Dotés d'un esprit digne des grands hommes, ils se sont mutuellement présentés des excuses et se sont engagés à travailler ensemble pour le bien être de leur pays, la Centrafrique. Alors, pourquoi à nouveau vous, Mr EYENGA, vous cherchez à verser de l'huile sur le feu? Sachez que de nos jours la complaisance n'émeut que les dupes. Et je ne crois pas que le frère Vianey soit un dupe. Bien au contraire.
Quant à vos contradictions, je laisse les lecteurs eux-mêmes s'en rendre compte en lisant vos deux publications ci-dessus.
Vous êtes sans doute nouvellement engagé dans ce domaine, sinon vous sauriez que présenter un projet de ce type tient d'une simple logique. Et sans chercher à blesser qui que se soit, je ne vois pas l'originalité de la chose. C'est du déjà vu. Un élève de seconde ou terminale est largement capable de présenter un projet de ce type. SINGUILA NA MON ITA Baudoin.

Baudoin Eyenga (20/02/2006) : je crois d'une part, qu'il n'y a pas d'intérêt de continuer à polémiquer, et d'autre part je n'ai fait qu'une proposition et cela reste une proposition, j'ai le sentiment d'apporter ma modeste contribution.
Si vous avez beaucoup d'originalité c'est très bien, mais il ne suffit pas seulement de le dire, mais prouvez le.
Enfin, je voudrais apporter une précision, la première partie du projet de Vianey disait, «  Une fois la structure mis en place, les 2 premières années seront destinées à la collecte des fonds, et la structure pourra être opérationnelle qu'au bout de 2 ans ou 3ans selon le nombre d'adhésions »
C'est de ça que je parlais, cela n'a rien avoir avec le temps que prendra la liste d'adhésion auprès du grand public.
Je pense qu'il n'y a pas contradiction dans mes intervention, mais que vous n'avez pas toute la connaissance du projet.
Merci

Vianey Koyabe (21/02/2006) : Mes chers ami(e)s et compatriotes,
Permettez moi de vous remercier pour la manifestation de vos intérêts pour ce projet qui, non seulement est la propriété de tous, mais aussi un mini test de solidarité pour la nouvelle génération. Une preuve de crédibilité à apporter.
Je suis d'accord pour demander d'une manière solennelle par le biais du présent message, au webmaster du site Internet sozowala.com, de nous apporter (encore une fois!) sa contribution, en ouvrant dans la mesure du possible, sur son site une rubrique permettant à tous ceux qui se sentent concernés par le projet de s'inscrire directement. Cela nous permettra d'évaluer le nombre des adhérents au projet; et cela en "live".
Pour ceux qui demandent la mise en place au préalable d'une structure juridique pour commencer, je pense que l'idée est bonne. Mais cette initiative doit être portée d'une manière collective, je proposerais au nom de tous, un suivi de l'évolution aux responsable du Collectif des Centrafricains de France par exemple. Cela est important car à ce moment là, je n'aurais aucune emprise personnelle et directe sur la chose. Je pourrais aussi proposer le suivi à la Coordination Action Humanitaire pour le Centrafrique qui est un collectif de 12 associations Centrafricaines en France. Là encore, je préfère éviter les conflits d'intérêts car je suis le secrétaire général.
La meilleur des solutions sera de démarrer les choses en même temps après évaluation des adhésions. Cela donnera un message fort de la mobilisation de la nouvelle génération Centrafricaine dans le monde, et nous rendra crédible. Toutefois, si une grande majorité pense le contraire de mon point de vue, nous adopterons la meilleur solution qui sera proposée par la majorité.
Pour répondre au compatriote Jefferson Malcome, je lui annonce que j'ai reçu sur ma messagerie personnelle la réaction de beaucoup de Centrafricains du Canada, du Sénégal, des USA, du Maroc, de Bangui, et même de Mbaïki, en plus de la France; et que la mobilisation est possible sur ce territoire.
Pour finir, à tous je demande une certaine constance, et un engagement pour finaliser ce projet qui restera possible grâce à notre détermination individuelle. C'est vrai, nous ne sommes que des hommes, mais nous sommes surtout une nouvelle génération sur qui repose la responsabilité de redresser notre nation des erreurs du passé, et d'offrir une cohésion réelle et viable à nos enfants; et cela sans juger nos pères et leurs passés.
A bientôt.
Centrafricainement vôtre!

Wilfried A. Dondon-Kombawa (22/02/2006) : Le fait qu'une voiture roule n'a rien "d'original". Seulement, pour que l'action se réalise, il faut passer des vitesses. Un véhicule ne démarre jamais par la 5eme vitesse. Notre frère Vianey essaye de tirer un fardeau et ce fardeau est la RCA et il a besoin de la diaspora centrafricaine. Aidons le plutôt au lieu de créer le doute au sein même de notre diaspora. Car nous devons enfin être UNIS. Pour l'instant, nous devons faire preuve d'amour pour notre patrie. Donc, SVP, arrêtons les débats à dormir debout et mettons-nous à table. Actuellement, les étudiants de seconde, première ou terminale au pays ont le ventre vide et chacun sait très bien qu'on ne peut réfléchir avec la faim. Soyons calme et faisons preuve de pragmatisme. Avoir une idée est une bonne chose, mais la réaliser est tout autre. Ne nous éloignons pas de notre sujet car ces polémiques peuvent engendrer le doute. La question actuelle serait, comment mettre en place ce projet pour venir en aide à notre pays...? Pour souligner les dires de Baudoin, le chantier est vaste et il faut se mettre au travail. Chacune de nos familles en tirera profit et peut-être nous aussi. La pauvreté de la Centrafrique est aussi notre pauvreté.

Nalé Toïa - Bénin - (23/02/2006) : Dans le contexte actuel, ce projet a peu de chance d'aboutir. Car il faut d'abord créer la confiance pour réussir une synergie!
D'abord, avez-vous pensé au problème que rencontre la caisse d'assurance maladie en France depuis plusieurs années maintenant, malgré l'assistance constante de l'état français.
Un Centrafricain qui va cotiser, va demander à ce qu'on soigne nécessairement tous ses parents restés au pays. Il va aussi demander qu'on fasse crédit de 50 euros à ses parents alors qu'il n'a cotisé que 20 euros.
Je vous conseille de faire une analyse complète de ce projet et de son environnement avant de vous lancer.
Quant à moi, dans l'état actuel des choses, je m'abstiendrai.

Vianey Koyabe (24/02/2006) : Cher Nalé Toïa,
Je comprends votre scepticisme tout à fait justifié. Toutefois, permettez moi de vous expliquer que pour le moment la question de l'aide à la prise en charge des soins de santé n'est pas encore débattue. Elle sera le sera le moment venu, car pour le moment nous ne sommes encore sur les questions du « comment » travailler ensemble pour une participation solidaire à la lutte contre la pauvreté en Centrafrique.
La question du « trou » de la sécurité sociale étant ce qu'elle est ; elle ne saurait nous empêcher de réfléchir sur une méthode d'aide à la prise en charge des soins de santé de nos parents restés au pays. De toutes les façons, l'essentiel des fonds que nous avons l'habitude de transférer à nos familles par WESTERN UNION est exclusivement destinée à les nourrir ou à les soigner.
Malheureusement le constat des réalités du terrain nous fait réaliser tous les jours que lorsqu'on envoi de l'argent pour des frais de santé, la famille l'utilise pour se nourrir. Lorsqu'on envoi de l'argent pour nourrir la famille, cette argent est utilisé pour la consommation des boissons alcoolisées. Faut-il à ce moment là arrêter d'envoyer de l'argent à nos familles ? La réponse est non!
Il s'agira simplement d'essayer de réfléchir, tous ensemble, pour trouver une méthode d'utilisation efficace de cette masse d'argent transférée chaque année par la diaspora vers le Centrafrique, qui en plus est très mal « gérée » donc ne profite pas à la population finale d'une manière efficace et optimale; mais sert plutôt l'intérêt des multinationales spécialisées dans la finance à qui nous payons des frais de transfert exorbitants. Ensemble, nous pouvons trouver un moyen efficace pour nos familles en générale, et bénéfique pour la nation de par la l'injection directe, sans « passerelle » d'une masse d'argent dans l'économie nationale. Tout cela sous notre propre contrôle, et pour le bénéfice des nôtre.
Rassurez vous, le modèle de prise en charge des frais de santé de nos proches sur lequel nous devons tous « plancher », sera plutôt calqué sur les mutuelles de prévoyance santé françaises dont le succès n'a nullement été altéré par la crise de la sécurité sociale française.
Au sein de notre communauté, beaucoup de compatriotes ont des expériences et des compétences dans le domaine des assurances et du courtage. Leurs expériences seront déterminantes lors de la consolidation du concept.
Soyez rassuré, car ce que nous sommes tous ensemble en train de chercher à mettre en place, sera régi par des règlements intérieurs ou autres dispositions pouvant servir de garde fous, et dépendra de la participation de tous.
Ne restez pas en dehors de cette nouvelle impulsion ; venez nous rejoindre car nous avons besoin de tout le monde.
En fin, pour m'adresser à tous les participants de ce forum, je vous invite à vous inscrire sur la liste d'adhésion au concept sur le site Internet sozowala.com, une fois que le webmaster l'aura affiché. Ainsi nous allons passer à la vitesse supérieure et nous comptabiliser.
Centrafricainement vôtre !

Jefferson Malcome - Canada - (04/03/2006) : Très chers ami(e)s et compatriotes,
J'ai dû constater que beaucoup d'entre nous ont parlé et ont apporté des points, qui sont souvent positifs ou négatifs. Je sais une chose et j'en suis convaincu que plusieurs d'entre nous qui avons réagi à ce projet de notre frère Vianey Koyabe, sommes très touchés par ce que vit notre Pays.
SVP le projet est là. Tous unissons nous, arrêtons de parler, Vianey nous a fait savoir qu'avec 100 personnes le projet prend de l'envol. Vous êtes tous d'accord avec moi "QUI NE RISQUE RIEN N'A RIEN" au point où notre pays est actuellement, est-ce que ça vaut le coup de jouer aux beaux parleurs ????
J'ai pris le soin de compter le nombre de compatriotes qui sont intervenus et j'ai constaté qu'il y en a plus que le nombre de compatriotes enregistrés.
Agissez  l'heure n'est plus à l'analyse, Vianey l'a fait pour nous, fonçons tous si on y croit très fort à son projet qui est aussi le notre car cela concernant notre pays ça va marcher.
Agissons comme des vrais fauves de Gbazabangui, car pour moi nous sommes la somme de toutes les forces de la nature. Qui dit fauve dit un grand battant n'hésite pas, attaque sa proie avec toute sa rage de vaincre.
Nous ici notre proie c'est le projet attaquons-le et menons-le à bout quelqu'en soit le prix.
Notre rage de vaincre c'est sortir notre beau pays de là où il est avec le peu qu'on peut contribuer chacun de notre propre volonté.
Pour en finir SVP enregistrez-vous, car c'est le premier pas et comme le disent mes amis Québécois le placotage et le jasage viendront après.
Singuila et Centrafricainement votre.

Simone Vele (05/03/2006) : Un débat de "suspicion"
Depuis quelques temps, je suis attentivement le débat relatif au projet de notre compatriote V.Koyabé. Ce qui m'a intrigué et m'intrigue encore est l'ampleur de la suspicion qui oriente ce débat. Je comprends. Le Centrafricain est, par sa nature, toujours prêt à déconstruire sans pour autant construire l'initiative qu'entreprend son frère. C'est tout simplement parce que nous faisons nôtre cette culture de critiques négatives et de suspicions permanentes. Certes, la génération politique qui s'achève nous a inculqué cette notion de penser à soi-même au nom de la corruption et de la démagogie, mais nous sommes appelés à savoir qu'une responsabilité nous attend chez nous. Personne d'autre ne viendra construire notre pays, même si nous voulons faire croire que les "caviars" d'Egypte nous suffisent. Si nous sommes bien là où nous sommes, c'est parce les fils et les filles de ces pays ont pensé à construire leur pays. Depuis quelques semaines, le débat n'avance pas. Tout le monde s'enferme dans de petits calculs primaires sans pouvoir passer à la concrétisation de ce qui me semble nécessaire pour notre pays. Intellectualiser un débat n'est pas centrafricain. Aujourd'hui, je pense qu'au-delà de nos sensibilités partisanes, le pragmatisme doit être la seule expression du patriotisme. Il est inutile d'étaler nos spéculations intellectuelles pour ce qui interpelle notre patriotisme.

Dr. Ludovic Fiomona Tamadea (07/03/2006) : Chers compatriotes,
C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai suivi les différentes interventions qui ont suivi la noble contribution de notre frère Vianey Koyabé. Je peux vous assurer que j'ai trouvé vos critiques plutôt constructives et ma foi cela témoigne de la  mobilisation participative de la jeunesse centrafricaine soucieuse de l'avenir de notre cher et beau pays.
Le but de mon intervention est de vous encourager à lui faire confiance et surtout à lui prêter main forte car la solution de sauver notre pays doit nécessairement passer par notre réelle implication. A moins comme à l'accoutumée que nous ne recourrions une fois de plus aux étrangers pour nous organiser comme cela a toujours été le cas dans le passé. Non, je crois que nous sommes suffisamment responsables pour nous prendre en charge. Voilà pourquoi je lance un appel pressant à tous les Centrafricains de la diaspora à mettre la main à la pâte pour la concrétisation de ce projet.
Croyez moi ce projet ma est un tournant décisif et peut être unique pour décanter la situation sanitaire apocalyptique dans laquelle végète le pays depuis belle lurette et je vous parle en tant que médecin et gestionnaire de formation; quitte à débattre de la procédure et de l'organisation avec les parties prenantes en plénière par la suite. Sinon je trouve ce qu'il a déjà réalisé comme travail fabuleux pour ne parler que de cela.
Les ouest-africains ont créé à maintes reprises ce genre d'organisme de miro-assurance avec succès dans leurs pays et pourquoi pas nous? Ce qui m'étonnerait ce n'est pas que ce projet échoue; c'est le contraire. Alors levons-nous compatriotes centrafricains, laissons nos vains discours et passons à l'action.
Vianey a tout mon soutien comme d'autres centrafricains de bonne volonté et nous vous attendons : REAGISSEZ LES GARS!!!!!
Merci de votre collaboration.

Théodora Ngonzo (09/03/2006) : Bonjour Monsieur Koyabe,
Félicitations pour toutes vos initiatives. Toutefois, sans remettre en question votre capacité à  réaliser  ce projet, je suis tout de même sceptique en ce qui concerne le nombre de travaux à réaliser (trop à mon goût).
La mise en place d'une mutuelle de santé me semble hasardeuse compte tenu des tracasseries auxquelles les Centrafricains de la diaspora devraient faire face par la suite.
Par ailleurs, j'encourage vivement la réalisation du projet micro crédit, cela permettrait comme vous le disiez dans vos précédentes interventions d'aider nos compatriotes les plus démunis à se prendre en charge et ainsi mieux s'occuper de leurs foyers.
Par contre, comment comptez-vous gérer les problèmes éventuels tels que l'impossibilité de remboursement du crédit, les adresses incertaines voire inexistantes etc. ?
Enfin, nombre de nos compatriotes de la diaspora n'ont pas accès aux nouvelles technologies, et donc ne sont pas informés de ce projet,  « le téléphone arabe » ne suffit pas toujours. Par quels moyens, hormis le site sozowala, arriverez-vous à sensibiliser un grand nombre des enfants du pays ?
Cordialement

Dr. Ludovic Fiomona Tamadea (09/03/2006) : Ma chère Théodora,
Je comprends votre inquiétude à propos de la capacité de notre frère Vianey à gérer cette impulsion qui, comme vous le dites, paraît gigantesque et par conséquent de coordination  pas évidente. Seulement il faut avouer que nous ne sommes pas à la critique de fond de l'idée qu'il nous soumet, le véritable problème demeure l'adhésion au concept et ma foi tous sommes unanimes là dessus que cette contribution est judicieuse et serait certainement un grand coup de pouce nécessaire pour soutenir non seulement le système de santé en perte de vitesse mais aussi pour d'autres actions sociales louables en Centrafrique.
Donc ce n'est pas la peine de statuer seulement sur le concept de mutuelle de santé qui montre d'ailleurs très vite ses limites pour juger de la faisabilité du projet qui fonctionnera plutôt comme une coopérative de santé et d'épargne si possible; ce qui du coup devrait rassurer les adhérents ne serait-ce qu'avec un taux de 5% comme à la banque pourquoi pas. J'aurai plutôt aimé que l'on fasse des propositions pour mieux étoffer ce qui a déjà été proposé.
Pourtant Vianey lui même a eu l'honnêteté de dire qu'il laissait le soin aux compatriotes spécialisés dans le domaine de s'en charger des détails organisationnels! Et je vous assure que des propositions ont été émises dans ce sens et d'ici peu, nous pourrons être situés sur l'organisation pratique des deux volets dudit projet c'est à dire la caisse d'entraide et de micro-crédit d'une part et le volet médico-social qui consiste en la création d'un réseau de soins avec le concours des cliniques et cabinets de la place pour la prise en charge des parents des adhérents avec des prix préférentiels négociés d'avance sans parler de la formation et de l'éducation des démunis.
Je laisse le soin à Vianey de nous proposer à nouveau le projet en tenant compte de l'apport des uns et des autres.
J'espère et je crois que je n'ai prêché pas dans le désert. Même les vendeuses de légumes ont monté avec succès en Afrique de l'ouest ce genre de concept, voilà pourquoi je ne perds pas espoir en ce projet. Sinon il n'y aura plus qu'à se taire à l'avenir et s'en remettre à notre triste sort.
Je vous exhorte donc à lui accorder votre confiance; ne craignez pas.
LAISSEZ VOUS ALLER CHERS AMIS; ON A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN
Vive la RCA 

Vianey Koyabe (09/03/2006) : Bonjour  Théodora,
Merci pour vos félicitations ; et je reste convaincu que vos interrogations sont légitimes et permettent d'approfondir sinon de décortiquer les zones d'ombre.
En effet, la mise en place de cette mutuelle de santé ne saurait être hasardeuse car elle ne sera rien d'autre qu'une forme d'association. Elle sera dotée de statuts et d'un règlement intérieur dont les contenus dépendront exclusivement des adhérents. Les questions de forme ne sauront poser de soucis car comme dans n'importe quelle forme d'association, il existe des textes standard que l'on adapte selon l'orientation que l'on souhaite donner à l'organisation. Toutes ces adaptations seront discutées, décidées et votées lors de l'assemblée générale constituante, par les adhérents.
Par la suite, avec le nombre d'adhésion obtenu, nous irons négocier des contrats de partenariats avec les sociétés d'assurances qui connaissent et investissent en Afrique ; des contrats selon des conditions qui nous avantageront car nous seront une sorte de coalition, donc une force, un potentiel financier de par les frais d'adhésion collectés, pour répondre aux carences de notre système de suivi médical, de prise en charge car nos concitoyens manquent cruellement de revenus.
Par la suite, nous négocierons aussi des accords de partenariats avec nos médecins spécialistes installés à Bangui et dans la mesure du possible, financer les appareils qui manquent dans les différentes spécialités. Mais cette question peut facilement être résolu car des compatriotes médecins exerçant en Europe, membre de certaines associations corporatistes maîtrisent plusieurs circuits par le biais desquels on pourra obtenir ces appareils. Pour cela, nous aurons besoin de faire l'état des lieux, énumérer nos besoins, déterminer les possibilités que nous auront pour répondre à ces besoins. Un autre aspect des choses concernera aussi des accords de partenariats avec des pharmacies et des dépôts pharmaceutiques à Bangui. L'objectif étant de permettre à nos parents d'avoir un suivi médical de qualité, des traitements de qualité ; tout cela financés par un système de solidarité collective.
Pour ce qui concerne les tracasseries auxquelles les Centrafricains de la diaspora devraient faire face par la suite, permettez moi de vous répondre en disant qu'ils ne poseront aucun souci selon moi. Pourquoi ? Simplement par ce que tout le monde mettra son scepticisme, ses interrogations, et ses doutes sur la table, et cela devant tout le monde. Tout ceci sera discuté, décortiqué, et des dispositions communes seront prises comme « garde fou », consignées dans les statuts et les règlements intérieurs. C'est pourquoi la mise en place de cette mutuelle demande le concours de tout le monde, les histoires de chacun, l'expérience de chacun. Cette mutuelle devra fonctionner d'une manière autonome, comme n'importe quelle mutuelle au monde.
Loin de moi l'envie d'embobiner qui que ce soit en racontant que ce sera facile. Non, rien ne sera facile ; et  rien n'a jamais été facile nulle part, pour qui que ce soit sur cette terre. Cette initiative reste un défi à relever, et nous allons tous ensemble le relever.  Si les autres ne s'arrêtent pas aux échecs, persévèrent et réussissent, il n'y a pas de raison pour qu'on ne n'y arrive pas. On n'a jamais essayé une expérience de ce genre, alors tentons cette expérience tous ensemble, avec foi, courage et détermination.
Pour ce qui concerne le micro crédit, j'ai eu la chance par le biais d'une ONG initiée par mon oncle, et soutenue par le PNUD, l'organisation des Nations Unies UNOPS, m'avait accordé une petite bourse en 1999 et m'avait donné l'opportunité d'effectuer un stage de formation à DHAKA la capital du BANGLADESH, au sein de la GRAMEEN BANK du célèbre professeur Mohamed YUNUS, la référence mondiale dans le domaine du micro crédit. Sans avoir la prétention de détenir la science infuse, je peux vous rassurer que je connais la question un peu plus que je ne l'ai fait savoir jusqu'ici. Toutes ces questions seront développées, discutées, décortiquées par tous. Donc ne vous inquiétez pas pour les soucis de remboursements, les adresses incertaines et autres. J'ai été formé pour être le banquier des pauvres, et j'espère vous avoir avec moi pour la vulgarisation de ces techniques. Cela fonctionne en Afrique de l'ouest (Mali, Bénin, Togo, Sénégal, Côte d'ivoire, Ghana), et il n'y a pas de raison que cela ne fonctionne pas. Donnons nous une chance.
Pour ce qui concerne la question du problème de l'accessibilité de nos compatriotes aux nouvelles technologies pour être informés de la question ; et l'inefficacité du « téléphone Arabe », vous pouvez me croire qu'il est facile d'en venir à bout. A partir de certaines relations et de certains compatriotes inscrits sur la liste d'adhésion on peut venir à bout de la question en investissant la presse et les médias internationaux. Ces « entrées » sont aussi possibles au niveau de la presse internationale Française ; car deux compatriotes inscrits ont la possibilité de nous offrir des « entrées » au niveau des radios RFI et AFRICA numéro 1.
En fait, il y a déjà des possibilités et des contacts qui se nouent déjà en coulisse pour donner un coup de pouce à l'initiative.
Je freine personnellement beaucoup de choses en attendant l'implication du grand nombre. Il faut que nous exprimions notre détermination. Le soutien extérieur ne viendra qu'en complément. Ainsi nous serons propriétaires de la chose à cent pour cent.
Il y a aussi des contacts qui sont pris entre compatriotes spécialisés dans les différents domaines du projets, et qui apportent leurs expertises pour consolider les procédures de fonctionnement. Vous serez la bienvenue, selon votre domaine de formation et d'expertise. Bref, on a besoin de tout le monde.
Pour ce qui concerne la sensibilisation des compatriotes au pays, je compte prendre contact avec un noyau au niveau de la BEAC ; car les problèmes de salaire étant ce qu'ils sont, nous allons forcément impliquer tout ce beau monde. Mais comme vous le savez, l'impulsion ne pourra réellement venir que de l'extérieur. Par la suite, le mouvement sera suivi car dans tous les cas, la « lutte » c'est au pays.
J'espère vivement avoir apporté des réponses à vos interrogations.
Toutefois, si vous avez des suggestions, elles seront les bienvenues.
Cordialement.

Francky Ferreira (14/03/2006) : J'adhère totalement à cette initiative, et j'aimerais dire simplement à nos compatriotes qu'il ne faut jamais baisser les bras. Ce qui s'est passé hier avait son contexte, ses circonstances. Aujourd'hui est un autre jour. Je m'engage dans ce projet personnellement tout en évitant de penser à des expériences négatives du passé (bonne stratégie pour éviter l'auto-inhibition). Evitons de réfléchir à la place des autres lorsqu'on veut agir. Soyons persévérants, si le projet aboutit tant mieux et s'il n'aboutit pas recommençons. Je tiens à signaler et je peux me tromper que le Centrafricain autour des questions importantes s'agite le plus souvent, au lieu d'agir. Je vous en supplie agissons pour une fois.
           Merci! Que Dieu bénisse la RCA.

Guy Maxime Noumbona (17/03/2006) : Bonjour Vianey,
Si on essaie de voir bien parmi tous les ADHERENTS actuels aucun nom d'adhérent au niveau national ce qui revient à dire qu'il y a un problème d'information. Donc si l'association peut mettre dans son projet de demander à chaque établissement de Bangui de mettre à sa disposition une salle de bibliothèque pour lui permettre de s'installer et des outils internet et des livres. Il faut une carte d'adhésion pour ceux qui veulent y accéder et les frais d'adhésion vont dans la caisse de l'association .
Voire même essayer de créer un cyber dans  chaque arrondissement de Bangui pour permettre plus d'information des jeunes. Il faut toujours une carte d'adhésion pour accéder.
(CE N'EST QU'UNE PROPOSTION)

Dr. Ludovic Fiomona Tamadea (21/03/2006) : Bonjour chers compatriotes,
Juste pour relancer à nouveau les interventions des uns et des autres et surtout encourager déjà tous ceux qui ne cessent de rallonger la liste avec espoir.
Mais il faut quand même dire que nous n'avons pas tout le temps car à mon avis il faut passer à la vitesse supérieure.
Je savais que le Centrafricain est généreux, seulement à force d'être trompé il prends tout son temps pour y voir plus clair avant de se lancer et personnellement je comprends  votre inquiétude.
Pourtant je ne connaissais pas Vianey personnellement mais la pertinence de son projet, du moins de sa contribution pour l'avenir de notre pays qui viendrait à disparaître si l'on ne fait rien, m'a poussé à lui faire confiance.
Je vous invite à faire de même pour qu'il nous puisse nous soumettre les statuts et le plan d'opérabilité afin que nous puissions en débattre.
Alors chers amis  puisque "tout est bien qui finit bien " achevons ce que nous avons commencé.
Par ailleurs je suis d'accord avec Guy Maxime pour l'information qui ne circulerait pas même déjà en France... Il nous revient cependant d'informer nos amis et connaissances afin de les convaincre d'adhérer à l'idée du projet, ne serait-ce que pour encourager Vianey à passer à l'étape suivante de l'impulsion.
Merci pour votre collaboration pour sauver notre patrie.
Centrafricainement.

Vianey Koyabe (21/03/2006) : Bonjour Cher(e)s compatriotes,
En effet, dans la mesure du possible, nous allons rendre les statuts de SOLIDEC accessibles pour que tous vous puissiez les consulter, et faire vos propositions d'amendement.
Après cela, nous déciderons ensemble dans quelle mesure nous regrouper par pays, ou intégrer ceux des compatriotes peu nombreux dans leurs pays de résidence, afin de mettre en place les structures juridiques et le plan d'action.
D'ici la semaine prochaine je vous soumettrai un plan d'action que vous pourrez amender.
A bientôt!
Cordialement

Hervé Benjamin Langossengue (03/01/2007) : C'est depuis longtemps que je suis l'intervention de Wilfried A. Dondon-Kombawa (il est vrai que je ne le connais pas bien) dans ce tribune de réflexion et si tout le monde essaie de se comporter comme lui nous devrons déjà poser une PIERRE DE FONDATION.
Comme viens de souligner Guy Maxime, il y a un problème de manque d'information. Je ne sais si Vianey peux s'approcher de son frère Salé TOCKY pour intervenir dans l'émission "Coeur Ouvert" qui se passe chaque samedi depuis, cela peut nous faire du bonheur ;s'il ne voit pas l'inconvénient.
Que la paix de Dieu soit avec nous.

Flora Zoungarani (11/06/2007) : bonjour grand frère.
Je vous félicite pour ce projet et espère sa mise en œuvre dans un proche délai. Votre proposition répond à une préoccupation que j'ai depuis quelques temps lorsque j'ai vu dans une édition du Journal d'Afrique sur tv5monde, où il était question de la situation difficile des déplacés du Nord de la RCA à cause du conflit au Darfour. En effet, après avoir suivi les images désolantes des condition difficiles des déplacés, je me suis posé la question s'il existait un fond d'aide à nos compatriotes déplacés auquel nous pourrions contribuer afin de soutenir les efforts des humanitaires internationaux sur place.
En tout cas, je suis avec vous.

Francial Giscard Libengué (04/05/2008) : J'adhère sans contrainte à la proposition de Vianney et je veux aussi lui proposer un autre volet qui a mon avis est l'une des causes de retard de notre pays " La formation de nos cadres". Je souhaite que ce projet tienne compte de la formation de nos futures cadres car à l'heure où je vous écris, croyez moi il y a des zones en Centrafrique où il y a des écoles mais pas d'enseignants.
Si nous manquons énormément de représentants (des bons défenseurs) dans les grandes institutions c'est à cause de la carence des formations adéquates. C'est pourquoi chers frères je vous exhorte de penser comme Vianney pour que nous puissions ensembles nous lever pour construire notre cher et beau pays le Centrafrique.

 

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