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L'arbre à
palabre
Tribune de
réflexion
Combien pèse le potentiel économique et financier des Centrafricains de la diaspora?
Par
Vianey
Koyabe
"Dans son discours, le
malien Alpha Oumar Konaré, qui préside la Commission de l’U A,
a vivement critiqué les politiques « d’immigration choisie » mises en
place par un nombre croissant de pays européens. Chaque année, a-t-il
déploré, plus de vingt-cinq mille diplômés quittent le continent.
Plus de 4 millions d’Africains diplômés sont installés en Europe,
et autant sur les autres continents.
Selon la conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement
(CNUCED), l’arrivée d’un diplômé étranger se traduit par une
économie de 184 000 dollars pour le pays d’accueil. Dans le même
temps, le coût des coopérants techniques et des expatriés auxquels
l’Afrique est contrainte de faire appel est annuellement de 4 milliards
de dollars, selon les estimations de la Commissions de l’U A.
Konaré n’hésite pas à comparer cette « traite des cerveaux » à
celle des esclaves au XVIIe et XVIIIe siècles."
A la lecture de ces lignes relevées dans le journal JEUNE AFRIQUE,
on est forcement agacé par l’indignation sans cesse exprimée par les
responsables Africains, devant les statistiques comparatives dont les
interprétations semblent ne pas intégrer les causes et réalités
quotidiennes à la base de cette « traite des cerveaux ». Ces
populations qui ont faim ou qui aspirent à un léger mieux, seront encore
et toujours capables d’aller rechercher cela jusqu’aux confins de la
planète.
Face à l’expression d’une telle indignation, de la part des dirigeants
Africains dans les grandes instances internationales, n’importe qui
pourrait se poser la question suivante : Que font réellement les
gouvernants Africains pour retenir ces populations ; ou pour permettre à
ces « cerveaux » de choisir l’Afrique plutôt qu’un autre continent?
Il importe de repréciser, et cela à chaque fois qu’il sera nécessaire, que
lorsque ces Africains s’expatrient, cela n’a jamais été dans le but de
s’établir définitivement dans ces pays de plus en plus hostiles aux
immigrés, à la population dite de « couleur ». Ce qui fait tenir cette
population dans ces pays se résume en deux points :
- l’accumulation du capital,
- la garantie d’une formation de qualité pour les enfants issue de la
deuxième génération ou de la troisième génération.
Et c’est sur ces deux points que l’essentiel se joue.
Toujours dans ce même numéro, un dossier intitulé « Ces Africains
qui veulent réussir en Afrique », le journaliste Patrick
SANDOULY fait remarquer ceci à propos de ces « immigrés» classés dans
« la liste des fuites de cerveaux » :
« Voici des gens qui sont bien dans leur tête, bien dans leur métier,
bien dans leur entreprise. Ils sont nés en Algérie, au Bénin, au Maroc, au
Sénégal ou en Tunisie. Ils veulent aussi travailler dans ces pays.
Etrange, à l’heure où leurs compatriotes rêvent d’émigrer vers les
horizons européens. Alors qu’à Londres il y a plus de médecins originaires
du Malawi qu’il n’y en a dans leur pays natal. La même loi des proportions
s’applique sans nul doute aux ingénieurs, aux commerciaux, aux juristes
africains, plus nombreux à Paris, ou à Montréal que sur le continent. La
télévision montre souvent des milliers d’immigrants en quête d’une vie
plus facile qui, arrivés près du but, se cassent les dents sur les
contrôles d’immigration. Comme il est quelquefois plus aisé d’obtenir un
visa d’étudiant, le futur diplôme devient un aller simple : L’impétrant ne
reviendra plus jamais au pays. Au prétexte que l’Afrique n’offre pas de
bonne opportunités de carrière. Ce n’est plus vrai […] »
En effet, cela n’est plus vrai, car les « immigrés » de la deuxième et
de la troisième génération font de plus en plus le chemin dans le sens
contraire de celui de leurs parents ; c'est-à-dire de l’Europe vers
l’Afrique. Ces itinéraires conduisent le plus souvent vers les pays de
l’Afrique de l’Ouest et du Nord où les responsables politiques et les
grandes sociétés multinationales occidentales créent les conditions pour
attirer ces « cerveaux » sur le continent.
S’installer définitivement en Europe ou aux Etats-Unis n’est plus vrai
aussi pour la diaspora Centrafricaine. Au sein de cette diaspora, deux
groupes sortent du lot :
- Dans le premier groupe, il y’a les téméraires et les courageux, avec un
poids financier et économique assez faible, sinon moyen individuellement ;
fruit de plusieurs années d’économies et de privations sur des salaires
plus ou moins égales au SMIC français. Un nombre croissant se tourne de
plus en plus vers la création de petites entreprises dans leurs pays de
résidence, et deviennent des opérateurs économiques.
- Dans un second temps, il y’a le groupe de ceux qui ont des statuts
professionnels de cadres ou cadres moyens au sein de grands groupes
Européens et Anglo-saxon ; dans le domaine de la finance internationale,
l’industrie automobile, l’ingénierie ou encore la médecine et la Chimie ;
bardés de diplômes et qui paient un minimum de 2 000 euros par an
d’impôt sur le revenu. Ces derniers, en une année sont capables
d’accumuler 12 000 euros d’économie par personne.
Le point commun entre ces deux groupes se trouve dans leurs volontés de
revenir investir leurs économies dans leur pays d’origine ; quelque soient
leurs capacités d’investissement. Mais que se passe t-il réellement à
Bangui, pour la population du premier groupe :
- Inexistence de politique incitative et fiscale, attractive pour
mobiliser cette masse d’argents accumulés par cette diaspora ; aussi
modeste soit-elle,
- Difficultés et lourdeurs des procédures administratives dans la création
d’entreprise
- Des structures bancaires inefficaces (impossibilité d’utilisation de
cartes de crédits : VISA, Master Card, American Express ; coûts
exorbitants pour seulement ouvrir un compte bancaire ; chose gratuites
dans les banques commerciales européennes…)
- Fonctionnaires véreux (même si un grand travail d’assainissement de la
fonction publique est en train de se faire !)
Ces quelques points énumérés ne sauront être exhaustifs, mais représentent
suffisamment de « prise de tête » pour en décourager plus d’un, (lorsqu’il
faut une à deux semaines pour l’obtention d’une seule autorisation
administrative) et conforter certains dans l’idée selon laquelle, investir
à Bangui est plus un enchaînement de soucis et une perte de temps. Ceux du
premier groupe qui mettent leurs économies dans la création de valeurs à
Bangui, dépensent aussi beaucoup d’énergie à être sur place,
abandonnant femmes et enfants en Occident.
Ces derniers rencontrent aussi une concurrence féroce de la part des
opérateurs économiques étrangers, bien installés à Bangui, tels les
Camerounais et les Libanais qui maîtrisent la quasi-totalité des marchés ;
même les marchés de l’Etat.
Face à ces « difficultés », le deuxième groupe préfère sécuriser son
épargne, en investissant dans les sociétés de bourse. Ils font travailler
leurs argents, sans effort, ni faire de bruits en s’adressant aux
conseillers clientèles qui gèrent leurs comptes bancaires, en s’adressant
aux société d’assurances. Ces derniers investissent leurs économies dans
les actions des grosses sociétés de la place ou dans les SICAV (Société
d’Investissement à capitaux Variables) qui constituent des paniers
d’actions amortissant les probables baisses de taux éventuelles.
Surtout que pour ce qui concerne ces grands groupes européens et
Américains, la mode en Europe et en Amérique durant ces dernières années
étant de privilégier le financement des dividendes des actionnaires,
quelque soit la situation déficitaire de la société ; ceux qui ont un
minimum de notion de finance et qui suivent les actualités de l’indice CAC
40 comprendront facilement de quoi il s’agit avec les exemples suivants :
1. En 2004. Les entreprises européennes ont versé près de 200 milliards
d’euros de dividendes à leurs actionnaires et les sociétés Françaises qui
composent l’indice CAC 40 ont versé un montant proche de 15 milliards
d’euros (dont 32% proviennent de trois groupes : Total, BNP Paribas et
Société générale).
2. En 2005, les sommes mises en distribution par les grands groupes
Français sont en forte augmentation (progression de 25% pour EADS, 32%
pour la Société Générale, 37.9% pour BNP Paribas, de 92% pour France
Télécom), à plus de 16 milliards d’euros, dans la lignée des très bons
résultats 2004. De plus, ces somptueux dividendes enrichissent surtout les
actionnaires ; petits ou grands.
La politique de distribution joue comme un signal donné au marché par les
dirigeants en fonction de la perception qu’ils ont de l’avenir de la
société et des perspectives de croissance. En effet, d’après la THEORIE
DES SIGNAUX, il existe une asymétrie d’information entre les
dirigeants et les actionnaires. Pour cette raison, certaines décisions
financières, et notamment verser des dividendes, peuvent être prise non
pas en raison de leur mérite propres, mais pour donner des informations au
marché sur la bonne santé actuelle et surtout future de l’entreprise.
« Dans ce contexte, comment les dirigeants des bonnes entreprises peuvent
informer pleinement les acheteurs d’action de la qualité de leurs projets
? Une réponse possible est la politique de dividende. Les dividendes
constituent, en effet, un excellent signal par ce qu’ils sont proposés par
les dirigeants aux actionnaires, et surtout parce qu’ils sont coûteux.
En 2002, de nombreuses sociétés maintiennent la rémunération des
actionnaires en dépit d’un repli de leurs bénéfices 2001, voire des pertes
abyssales. Les administrateurs de VIVENDI UNIVERSAL voulaient ainsi
témoigner de leur confiance dans les capacités de l’entreprise à redresser
sa situation financière en maintenant un dividende en 2002 malgré des
pertes de 13 milliards d’euros en 2001. C’est ce qu’a expliqué M.
Guillaume HANNEZO, Directeur financier du groupe, sous l’ère Jean
Marie MESSIER le tristement célèbre ancien PDG de VIVENDI
UNIVERSAL.
France Télécom a également maintenu son dividende 2002 à 1 euro par
action, soit 1 milliard d’euros au total, malgré des pertes 2001 de
8 milliards.
Lorsqu’on pousse l’analyse du côté des sociétés Françaises cotées en
bourse et spécialisées dans la grande distribution, certains raisonnements
confortent l’avantage d’investir dans le CAC 40 plutôt que se faire
prendre la tête avec les tracasseries de Bangui :
« Lorsque je travaillais à CARREFOUR, les familles fondatrices
m’avaient donné une règle de conduite assez simple : que le dividende
finance l’I S F (l’impôt de solidarité sur la fortune) sur les
actions CARREFOUR et l’impôt sur le revenu dû à ce dividende ».
Enfin, il doit être suffisamment important pour ne pas décourager les
actionnaires, tout en laissant à l’entreprise une force de frappe
suffisante pour financer ses investissements. Mais dans un marché en
équilibre, la politique de distribution ne saurait avoir d’impact sur le
patrimoine de l’actionnaire.
Alors, face à ces exemples, qui dit mieux ?
On serait même tenté de penser ceci : qui est aussi fou que cela,
pour aller mettre son argent dans un pays qui n’encourage ou ne crée pas
les conditions nécessaires au rapatriement de l’économie de sa diaspora ;
à l’heure où la grande majorité des pays émergeants mettent en place des
politiques adéquates pour attirer, faciliter l’intégration des
investissements de leurs diasporas ?
Pour quelle raison, les dirigeant Centrafricains, et une certaine
catégorie des Centrafricains de la diaspora s’imaginent que lorsqu’on
parle d’investisseurs ou de groupe d’investisseurs potentiels pour le
Centrafrique, l’apport de la diaspora intègre obligatoirement une ligne
négligeable?
Que faut-il faire à ce moment là ? Rester au chaud et continuer à
confier nos économies aux sociétés de bourse pour investir dans l’indice
CAC 40 ? Oui et non !
Oui, par ce que l’argent gagné dans la difficulté doit permettre
une retraite tranquille, et un avenir meilleur pour nos enfants. Jusqu’à
preuve du contraire, il n’y a que l’occident qui offre cette garantie tant
fiscale que sécuritaire, avec des produits financiers de qualité.
Non, par ce que si effectivement les autorités et les gouvernants
n’arrivent pas encore à percevoir l’importance et le poids financiers de
la diaspora Centrafricaine dans la lutte pour relever l’économie de cette
nation, la diaspora peut, en s’organisant, venir prendre le contrôle de
l’économie, imposer de nouvelles règles de management, de nouveaux
concepts de recherche et de création de valeur ajouté pour la nation.
Cela passe par le regroupement, la création de société d’investissement,
dites de capital de risque, permettant de renforcer le capital de
certaines sociétés assez rentables malgré les difficultés économiques du
pays, mais qui n’ont pas d’ambition ni d’initiatives expansionnistes à
l’exemple des groupes Camerounais qui investissent nos marchés.
Le capital de risque et le financement privé sont des formes de
financement avec prise de participation et incluent également le
financement de redressement, le rachat d’entreprise par les cadres et la
fusion acquisition. Il s’agit de fonds généralement investis sous forme
d’équité ou de quasi-équité comportant rarement des garanties. Les
investissements peuvent prendre la forme de simples capitaux propres
(actions ordinaires ou privilégiées), d’option, de droits de souscription
ou de débentures convertibles ou autres.
Cela passe par la définition par ce groupe d’un cap, par l’indication de
ce que le groupe souhaite devenir ; le goût du défi qui semble être la
première qualité des Centrafricains de la diaspora.
« Je ne pense pas qu’il existe un modèle de management gravé dans la
pierre. Il s’agit d’une démarche qui se construit au fur et à mesure. Et
c’est dans les épreuves que le modèle se construit », disait le nouveau
PDG du Groupe RENAULT-NISSAN, Carlos GHOSN. Et reste valable pour
la nouvelle génération d’investisseurs Centrafricains, prêts à investir le
marché national, mais qui s’interroge encore.
Les Centrafricains de la diaspora eux même doivent développer des cercles
de rencontres d’affaires, permettant la mutualisation des capacités tant
financières qu’intellectuelles ; à l’exemple de ce que la diaspora
Centrafricaine a organisé avec le soutien de l’association «
Centrafrique Sans Frontière », dans la ville de BESANCON, intitulé
RICAB (Rencontre des initiatives Centrafricaines de Besançon). Attirer
constamment l’attention des autorités Centrafricaines sur cette capacité
d’investissement marginalisée.
Les opérateurs économiques Centrafricains de Bangui et de l’arrière pays
doivent se réunir dans des groupes d’intérêts, mutualiser leurs réseaux,
et viser l’expansion sous régionale, voir régionale et s’agrandir. Cela
leur permettra de se protéger et d’être moins vulnérables devant
l’offensive de nos amis de la sous région.
L’Etat Centrafricain doit se réveiller, initier et vulgariser des
initiatives incitatives pour attirer les capitaux de la diaspora. Les
disponibilités existent, mais elles ont besoins de structures sécurisées
pour leurs absorptions sur place dans le pays. C’est vraiment dommage que
personne ne voit venir quoi que ce soit dans ce sens.
En attendant que les autorités publiques aient les oreilles pour entendre,
il est permis de rappeler aux Centrafricains que les solutions pour s’en
sortir se trouvent au fonds de chacun de nous !
Vianey
Koyabe
Réactions à cette tribune
Nzogningambi Kessongo
- (27/11/2006) : Je vous citerai d'abord:
---Nous pratiquons le zèle corporatiste à tort ou à raison pour
justifier, ou encore fermer les yeux sur les bavures, l'oppression et la
répression sur les plus faibles. Cela va du petit orphelin «Godobé» à
l'honnête citoyen battu ou humilié dans les rues, dans leurs foyers par
ceux qui s'arrogent ce droit ; du fait de leurs proximité avec la sphère
du pouvoir. Et cela au mépris de la loi; Et cela de tout temps, quels
que soient les régimes politiques. Ce constat permet de ressortir la
complicité, sinon le quotient « solidaire » de tous, par le silence
ambiant, mêlé de religiosité et de fatalisme---.
Avant de dire: comment redonner au centrafricain le goût d'aimer son
prochain. Je partais étudier sous les lampadaires depuis le marché KM5,
marchais le long des avenue Boganda, des Martyrs, descendais par
l'avenue KOUDOUKOU sans me remuer la mémoire sur mon ethnie. Pourtant à
ce jour je dois me masturber la cervelle pour trouver un déguisement
Dieu seul sait si je peux échapper au prédateur, au délateur, au
traitre... qui hier fut mon collègue de classe pour finir aujourd'hui
comme gourou.
Merci d'y avoir pensé quand même.
Vianey
Koyabe
- (10/12/2006) : Tâchons cher compatriote, de garder courage, de
garder notre combativité pour servir le bien.
Gardons nos lampes allumées, car les ténèbres n'ont jamais résistées à
la lumière.
Si nous avons été capables de vivre tous ensemble comme un seul peuple,
nous réussirons à revivre ensemble comme autrefois; mais cette fois-ci
avec beaucoup plus de sagesse et d'expérience. Il nous incombe à tous
d'occuper l'espace, et de couper 'l'herbe" sous les pieds des messagers
de la mort, les semeurs de division et de haine. Levons-nous et faisons
barrage à chaque parole de haine, à chaque comportement déplacé, à
chaque vol, au népotisme, au tribalisme, et à tous les marchands de
malheurs. Ils n'ont pas le monopole de la propagande, ni des messages.
Parlons d'amour, de fraternité, mais surtout de travail dans l'unité. Et
la misère s'en ira, et le peuple n'aura plus faim, et le peuple se
mettra à réfléchir, à scolariser nos enfants, et à élever le niveau de
réflexion.
Restons éveillés!
Francis
Kopaye
- (12/08/2007) : Cher Vianey,
je réagis peut-être un peu tardivement à ton "exposé", il me semblait
nécessaire de dire quelques mots pour conforter ta vision des choses.
Je suis entièrement d'accord avec toi quant à l'analyse que tu as faite
de la situation économique voire sociale de notre pays. Car nous sommes
sans ignorer que le développement social passe incontestablement par un
essor économique.
Nous Centrafricains et Centrafricaines de la diaspora pouvons peser sur
la balance économique et financière de notre pays. Nous avons la chance
de vivre dans des zones monétaires extraordinairement fortes!!! Donc
notre contribution financière ne peut être qu' importante et efficace!!!
Quand allons-nous enfin lancer cette brillante idée que le Bon Dieu t'a
gracieusement communiquée? Restera-t-elle, comme d'habitude, dans les
"placards" de nos pensées?
Rencontrons-nous et agissons!!!!!
Pour ma part, l'année 2008 doit être celle de la concrétisation de
toutes ces "bonnes" idées.
Vive l'espoir,
que Dieu veille sur la Centrafrique et ses enfants!!!!
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