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L'arbre à
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Comparaison n’est pas raison
Dans mes tentatives de compréhension intellectuelle du comportement des Centrafricains et des phénomènes sociaux qui secouent notre pays, il m’arrive souvent de me poser la question de savoir, si réellement nous voulons sortir notre pays de son imbroglio politique, économique et social catastrophique. Parce que, dans notre façon de penser et surtout d’agir, tout porte à croire, que nous nous complaisons de vivre dans ce désordre érigé en ordre. D’ajustements en ajustements, de fausses promesses en fausses promesses, ainsi va la destinée du pays de nos ancêtres. Celles ou ceux qui osent dénoncer les errements de nos femmes et hommes politiques sont soumis(es) à des menaces d’intimidation. Tout le monde sait, voit, mais se résigne dans un mutisme coupable à cause de la terreur aveugle édifiée en mode d’organisation sociale dans ce pays virtuellement riche, doté de plusieurs atouts naturels, disposant des femmes et des hommes aux compétences et talents confirmés, mais qui bizarrement se trouve en queue de peloton, qui plus est, figure parmi les pays les plus pauvres au monde. Tel se présente le paradoxe centrafricain. De prime abord, qu’on se le dise, nous avons les dirigeants que nous méritons, à force de faire confiance sur le plan politique à des gens qui mentent comme des arracheurs de dents, nous ne pouvons que nous attendre à de pareils comportements d’irresponsables. Au lieu d’accepter l’affront d’aller à l’assemblée nationale et dire ses quatre vérités à ceux qui se cachent derrières leurs immunités à géométrie variable, le premier ministre a préféré jeter l’éponge. Il a ses raisons que nous ignorons et nous les respectons. Un jour, il faudrait qu’un homme politique de poigne puisse mettre les députés devant leurs responsabilités. Au lieu de jouer aux marionnettes du Prince qui les manipulent comme bon lui semble. Certains ne savent même pas pourquoi ils sont là…Pour preuve, leur amateurisme dans le traitement de certains dossiers stratégiques qui requiert un conseil avisé d’experts ou de techniciens en la matière plaide en leur défaveur. La politique est un art qui s’apprend, on ne s’improvise pas politicien du jour au lendemain. Pour se lancer dans une carrière politique, on doit être animé du sens supérieur de l’Etat ; le tout fondé sur de fortes convictions idéologiques spécifiques dans la gestion de la chose publique. Or, l’attelage concocté au lendemain des élections présidentielles de 2005, n’augurait en rien à de nouveaux changements dans la pratique parlementaire et gouvernementale pour répondre aux attentes légitimes des réformes auxquelles le peuple centrafricain avait droit. Nous étions parmi les quelques rares Centrafricaines et Centrafricains lucides à cette période post électorale à condamner de vive voix, ceux qui avaient vendu leur âme par pur égocentrisme… Pour bâtir une société viable, il faudrait que les règles du jeu soient définies clairement et appliquées avec rigueur. Nous avons une loi fondamentale qui doit nous servir de canevas, malheureusement, elle est foulée du pied sans que ceux qui sont censés la protéger puissent dénoncer cette forfaiture. L’opposition démocratique s’est faite remarquer par un silence complice lors des exactions faites aux populations du Nord et du Nord-Ouest, il en est de même lors de l’invasion de certaines villes du Nord-est du pays. Actuellement, avec à l’horizon le soi disant «Dialogue inclusif» de dupes, l’opposition tente de faire sa réapparition. Elle va encore se compromettre dans un gouvernement d’union nationale comme par le passé en se justifiant de vouloir sauvegarder la paix. Et à l’approche des élections, elle va se désolidariser du pouvoir et dénoncer le bilan auquel elle-même a participé activement à concocter ou elle l’a subi docilement. Cette manœuvre politique n’est pas digne de futurs gouvernants. Pour qu’il y ait une vraie alternance démocratique, il est souhaitable de laisser les vainqueurs des élections boire leur vin jusqu’à la lie ; s’ils ont tenus leurs engagements ou promesses faites à leurs électeurs, ils seront sanctionnés positivement, dans le cas contraire, ils le seront négativement. En revanche, l’opposition doit doubler de vigilance pour que le jeu démocratique ne soit pas vicié et que toutes les institutions de contre-pouvoir puissent jouer leur partition correctement et que chaque organe de contrôle et de régulation puisse assumer sa responsabilité avec efficacité. Au lieu de comparer, les régimes successifs et par pure masturbation intellectuelle se dire qu’à l’époque de tel régime les choses étaient meilleures ou pires qu’aujourd’hui. Nous devons être objectifs et justes dans nos analyses. Or, si l’on s’en tient au bilan de tous ces régimes successifs les choses n’ont fait qu’aller de mal en pis et la tendance n’est pas prête à s’inverser de sitôt, si nous ne nous prenons pas sérieusement en main. Nous sommes en partie responsables de nos turpitudes. Donc, suivez mon regard… Les dernières nouvelles nous donnent froid au dos ; comment est ce possible que des personnalités auxquelles le peuple a délégué ses pouvoirs de représentation puissent se compromettre à tel point ? Quant-il s’agit des entorses aux droits de l’homme, des exactions flagrantes qui font honte à la nation toute entière, des manquements aux respects des textes constitutionnels, nos « honorables » députés sont aux abonnés absents. Par contre, si c’est pour qu’ils soient instrumentalisés pour pousser les chefs de gouvernement à démissionner (Mr Mandaba sous l’ère Patassé et aujourd’hui Mr Doté); ils savent qu’ils détiennent une arme qui s’appelle motion de censure. Or, quand le chef de l’Etat n’en fait qu’à sa tête, l’armada des textes qui en principe devait lui faire savoir qu’il n’est pas un monarque n’est pas brandi pour le calmer dans ses déviances. C’est là qu’on ne vous comprend pas chers « honorables » parce que vous nous démontrez à satiété, non seulement votre partialité criante, mais surtout votre asservissement maladif…Et nous sommes en droit de nous demander, quand viendra un jour la dissolution de l’assemblée nationale pour manquement au devoir dévolu ? Pour parler trivialement, vous avez finalement eu la peau du premier ministre, croyez-vous sincèrement que cela va résoudre le problème du manque d’initiative à la création de richesses dans notre pays ? Chers(es) mesdames et messieurs détentrices et détenteurs du pouvoir en Centrafrique, mettez un peu votre orgueil et votre fierté de côté et essayez de communiquer sincèrement avec le peuple. Ce dernier n’est pas si idiot que vous le pensez, il vous comprendra si vous optiez pour un train de vie dénué de tout signe extérieur de richesse… Vous dites aux gens que les caisses de l’Etat sont vides, mais vos proches et vous vivez dans l’abondance à l’abri du besoin ; comment voulez-vous que votre voisine ou voisin qui est fonctionnaire et qui habite juste à quelques encablures de chez vous, mais qui tire le diable par la queue, puisse croire à vos propos démagogiques ? Faites une répartition équitable des maigres recettes fiscales à votre disposition, afin d’apporter à une majorité de citoyens le bien-être. Encouragez un grand nombre de vos concitoyens à entreprendre dans le secteur privé et garantissez leur la sérénité de la régulation dans ledit. Parce que tant que nous ne maîtriserons pas la possibilité de créer nos propres sources de revenus grâce à une bonne politique agricole, d’élevage de bovins, de porcins, de caprins et de volailles dignes de se nom pour satisfaire l’autosuffisance alimentaire de notre population. On changera autant de fois qu’on voudra de Présidents ou de Premier ministres rien ne changera ; si nous même nous ne savons pas où nous voulons aller et quels sont les moyens dont nous disposons pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Le problème du paradoxe centrafricain n’est pas que conjoncturel, il est structurel et complexe. Nous devons le traiter dans sa globalité pour pouvoir un jour y parvenir et cela requiert un peu plus de sérieux dans la gestion de la chose publique. Or, le laxisme, l’impunité, la corruption ont ôté dans nos esprits aliénés tout sens de service public désintéressé. Optimiste comme je suis, je crois encore que tout n’est pas perdu, simplement nous vous demandons de vous faire du mal, franchement mal lors de votre rencontre du « dialogue inclusif » pour qu’il ne soit pas qu’un rendez-vous de dupes en plus. Prouvez nous le contraire en faisant preuve de maturité et de sincérité. Insultez-vous, dites-vous les vérités en face, les yeux dans les yeux, crevez vos abcès si ceux-là peuvent vous soulager, mais ne nous soumettez plus à une éventuelle énième rébellion prélude à un énième dialogue ; parce que, toutes choses égales par ailleurs, les mêmes causes entraînant les mêmes effets, les aigris de cette rencontre ne changeront pas la formule qui selon eux gagne vaille que vaille. Pour ne pas jouer à l’oiseau de mauvais augure, le plus souvent le florilège des mouvements sociaux annonce des lendemains incertains et beaucoup de régimes se sont laissés prendre les pieds dans le tapis en commettant une et une seule erreur fatale ; celle de ne pas être réactif à temps. Il ne suffit pas seulement de dire que les revendications salariales sont légitimes pour calmer les esprits et de dormir sur vos lauriers tout en aménageant le confort financier de vos pairs au pouvoir au détriment de la majorité qui voit leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil ; fonctionnaires, retraités, etc. Un fusible vient de sauter, mais le ver est déjà dans le fruit, ne vous faites pas d’illusion avec l’espoir d’une accalmie avec le prochain gouvernement, si de réels changements de personnalités n’interviennent pas dans ce dernier et que vous choisissez les chaises musicales ou à un repli stratégique en prélude de 2010. La suite des évènements ne sera pas carnavalesque. Parce que les convives viendront masqués et là, bonjour les coups tordus et les entourloupes. Et cela donnera plus de grain à moudre à la population et aux syndicats qui durciront leur position. A force de jouer aux apprentis sorciers en vous privant de communiquer dans la transparence, le vent de vos tromperies vous emportera tous tôt ou tard. Quant on pilote à vue, vite fait on peut arriver sur un impact mural et là patatras !!! Un jour ils se diront "si on avait su", ils se souviendront que beaucoup de compatriotes avaient tiré la sonnette d'alarme, mais qu'à l'époque, ils ne voulaient rien savoir.…
Réactions à cette tribune
Nalé
Toua
(21/01/2008) : J'ai toujours pensé et dit: quand on veut aider son
frère ou sa sœur à avancer, il faut commencer d'abord par lui dire la
vérité. Pourvu que chaque enfant de Centrafrique ait compris et fais
siennes les critiques et analyses objectives du compatriote Fernand Paul
Sadam. Elvis Fanny Preston De Matima (22/01/2008) : je suis content de mes compatriotes. Ils sont mal dans leurs âmes, compte tenu de la situation qui nous préoccupe tous aujourd'hui (la descente en enfer de la RCA ). Je ne dirais pas à l'aube de l'indépendance mais après la chute de l'empire, c'est mon point de vue. Revenons à ce qui a été dit par Fernand et si les participants de ce dialogue ne cherchent pas leur part du gâteau, il faut se dire la Vérité en face et cracher dans la soupe démocratiquement parlant et non plus la Dictatocratie qui sert a terrifier, élimination physique des Femmes et Hommes politiques qui croient à la démocratie, et dans tous ces arguments avancés ci-dessus je retiens une chose qu'a dit le compatriote Nalé Toua c'est "L'action". Engageons-nous, il n'y aura pas de changement sans "sacrifices". Le changement en RCA ne peut que se faire que par ses Filles et Fils. NB :N'attendez plus l'armée, ni les puissances extérieures et la France pour un véritable "Changement". Si les Urnes nous mentent il y a la table ronde, dans le cas contraire il y aura la Rue et nos Casseroles. Vive le peuple Centrafricain. Unité-Dignité-Travail. Brigitte Madozein (22/01/2008) : Fernand, j'apprécie ton analyse sur la situation dans notre pays. Le compatriote Nale a posé une question pertinente. Se contenter de critiquer ou passer à l'action, je crois que passer à l'action est à portée de tous les Centrafricains quels que soient leurs niveaux d'études ou de connaissances. Chacun peut apporter un remède au mal qui nous ronge où qu'il se trouve, il suffit de le vouloir si nous aimons vraiment notre pays le Centrafrique.
Vianey
Koyabe
(22/01/2008) : Eh oui mon cher SADAM, aussi "soft" et véridiques
que furent vos analyses, l'espoir de notre nation et de notre peuple
résident dans l'appropriation de la sagesse, et la vie de la sagesse.
Fernand Paul
Sadam
(22/01/2008) : Chers compatriotes, j'ai pris acte de vos remarques
diverses et variées, sachez d'avance que dans toutes mes interventions
j'essaye d'attirer l'attention de ceux qui nous gouvernent sur la mal
gouvernance qui est à l'origine de tous nos maux. Je n'ai jamais
critiqué pour critiquer, si vous lisez mes différents chroniques sur les
sites centrafricains, j'ai toujours fait des propositions pour résorber
certains de nos problèmes, je ne prétends pas détenir la science infuse,
mais à mon modeste niveau j'essaye de faire des propositions afin que
celles et ceux qui nous gouvernent puissent en faire siennes ces idées.
Parce que je me dis que, ça ne sert à rien d'avoir des idées et de les
garder jalousement pour soi... J'aime mon pays et je veux qu'il
progresse dans le concert des nations. C'est pourquoi, je me décarcasse
pour dénoncer, non seulement les dysfonctionnements qui ont cours dans
notre administration, mais aussi le comportement de nos gouvernants qui
nous prennent pour des imbéciles.
Nalé
Toua
(25/01/2008) : Pas de panique, SADAM. Suis l'exemple de ton
homonyme irakien. Il est entré pour toujours dans l'histoire.
Fernand Paul
Sadam
(26/01/2008) : cher compatriote Nalé Toua,
Nalé
Toua
(30/01/2008) : Bonjour Fernand, bonjour à tous.
Fernand Paul
Sadam
(30/01/2008) : Bonjour Mr Nale Toua,
Bertrand Simplice
Ouloufi
(01/02/2008) : très cher frère Paul Sadam, hier je t'ai envoyé un
petit mot, mais aujourd'hui j'ai pris mon temps de te lire. Puis les
réactions de mes compatriotes NALE TOUA, Brigitte et Fanny. Tout ce que
je peux te dire, il est temps que les nouvelles autorités prennent les
choses en main. Tu as tout dit. Agissons. Ne laissons plus notre beau et
riche pays sombrer dans le KO.
Fernand Paul
Sadam
(01/02/2008) : Bonjour Mr Bertrand Simplice Ouloufi, Réagir à
cette tribune :
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