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L'arbre à
palabre
Tribune de
réflexion
REACTIONS A CETTE TRIBUNE
ENVOYER UNE REACTION
L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
(U.F.V.N)
Pour le Renouveau Démocratique
MEMORANDUM
POURQUOI UN DIALOGUE
POLITIQUE INCLUSIF EN CENTRAFRIQUE ?
Bangui, 7
Décembre 2008
INTRODUCTION
Les Partis et Associations Politiques de l’opposition démocratique,
réunis au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) pour le
Renouveau Démocratique, après avoir constaté l’extrême dégradation de la
situation politique, sécuritaire, humanitaire, économique et sociale
traduisant l’échec cuisant du Président François BOZIZE et son refus
systématique de toute concertation et dialogue, ont exigé dans un
mémorandum daté du 08 juin 2006 la tenue d’un Dialogue Politique
Inclusif.
Evaluant l’exécution des recommandations du Dialogue National à hauteur
de seulement 15% du total , la Présidente du Comité de Suivi des Actes
du Dialogue National (CSADN) dans sa déclaration devant la classe
politique le 23 mars 2006, affirmait : « On retrouve aujourd’hui la
plupart des phénomènes identifiés comme des facteurs de résurgence des
conflits en Centrafrique à savoir :
- Méfiance de la population envers l’ensemble des institutions
publiques, notamment les forces de défense et de sécurité ;
- Clivages ethniques ;
- Culture de la violence ;
- Répétition des troubles sociaux
- Corruption, impunité ;
- Fragilisation de la société ;
- Existence des bandes armées et des combattants ;
- dégradation des conditions de vie et du tissu social.
Tous les observateurs s’accordent à reconnaître qu’aujourd’hui, la
République centrafricaine n’est plus un pays apaisé ».
Niant l’évidence et la gravité de cette situation, le Président de la
République et son régime ont opté pour une gouvernance faite
d’arrogance, de mépris, de suspicion et d’exclusion, rendant ainsi la
situation sociopolitique explosive.
La conséquence en est l’apparition d’une coalition des mouvements
rebelles dans le Nord Ouest, le Centre Nord et le Nord Est du pays, et
qui justifient leur option de prise de pouvoir par la force aux fins de
:
«Restaurer l’autorité de l’Etat, l’image et la dignité de la
Centrafrique et de redresser l’économique nationale».
Sans l’intervention des forces spéciales et de l’aviation françaises, le
régime du Président BOZIZE aurait été renversé en cette fin d’année
2006.
C’est donc contraint et forcé que le Président de la République lors de
son adresse à la Nation, le 31 décembre 2006, se résoudra à accepter la
nécessité du Dialogue Politique Inclusif en désignant le Pasteur Isaac
ZOKOUE, afin de prendre des contacts avec les protagonistes en vue de
son organisation.
I – Rappel du contexte
A – Les justifications du coup d’Etat du 15 mars 2003
Par son coup d’Etat du 15 mars 2003, le Général BOZIZE entré en
rébellion fin 2001, renversait le régime du Président Ange Félix
PATASSE, démocratiquement élu, aux motifs suivants :
- Insécurité généralisée ;
- Misère grandissante ;
- Mauvaise gouvernance.
Se proclamant « Libérateur du peuple centrafricain », le Général
BOZIZE faisait dans son discours de prise de pouvoir le 16 mars
2006, le serment d’assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire
national, de créer les conditions de la prospérité et d’imposer à tous
la bonne gouvernance.
Usant de la logomachie habituelle dans ces situations, le Général
BOZIZE déclarait le 16 mars 2003 qu’il inscrivait son coup d’Etat
dans l’œuvre de salut public. Autrement dit, il mettrait en place une
transition consensuelle et quitterait le pouvoir à l’issue des élections
générales censées consacrer le retour à la légalité Constitutionnelle.
Pour les thuriféraires du pouvoir, l’occasion était exceptionnelle.
Déniant les principes démocratiques, le coup d’Etat, crime
imprescriptible contre le peuple centrafricain était désormais considéré
comme « un sursaut patriotique » et « une révolution populaire ». La
messe était dite !
Ces derniers se rendront très vite à l’évidence du mensonge d’Etat. En
effet, reniant sa parole d’officier général, le Général BOZIZE se
déclarait candidat à l’élection présidentielle de 2005.
Enfin, les dérives de la Cour Constitutionnelle de transition (CCT)
à l’occasion de la validation des candidatures à l’élection
présidentielle sont encore présentes pour rappeler cette transition de
tous les dangers.
En conséquence, aussi bien les justifications du coup d’Etat du 15 mars
2003 que les dérives de la transition ne constituent plus pour l’opinion
publique centrafricaine qu’une grosse escroquerie politique et un
mensonge d’Etat.
C’est vrai qu’il s’agit pour lui d’un appétit de pouvoir refoulé depuis
mars 1982 qui va resurgir en novembre 2001 et en octobre 2002 pour
s’assouvir le 15 mars 2003. Une ambition dévorante sans réelles
capacités ainsi que le démontrera le bilan de son régime.
B – L’évaluation des Actes du Dialogue National
Convaincus que par une concertation franche, on peut rechercher les
solutions durables aux problèmes des Centrafricains et Centrafricaines,
les forces vives de la nation ont exigé et obtenu des autorités de la
transition la tenue du Dialogue National
C’est ainsi que du 9 septembre au 27 octobre 2003 à Bangui, 350 délégués
venus de toutes les régions de la République Centrafricaine et
représentant toutes les sensibilités sociales et politiques ont pris
part au Dialogue National.
A travers un diagnostic rigoureux et sans complaisance, les problèmes et
préoccupations de notre pays ont été analysés dans l’objectif essentiel
d’assurer la consolidation de l’unité nationale, le retour à la légalité
constitutionnelle et la relance économique en vue de garantir la
réconciliation nationale.
Sur cette base, des mesures réalistes ont été proposées pour relancer
l’économie nationale, améliorer l’emploi, consolider le dialogue social
et politique et développer les infrastructures de base aux fins de
réduire la pauvreté par un développement humain durable.
Le Dialogue National a formulé 828 recommandations concernant les
secteurs suivants :
- Défense et sécurité ;
- Economie et finances ;
- Education Formation-Emploi ;
- Social
Indépendamment de l’engagement solennel pris par le Chef de l’Etat dans
son discours d’ouverture de respecter les résultats de ces travaux, une
importante résolution votée à l’unanimité par le Dialogue National rend
exécutoire ces recommandations.
Cinq années après le dialogue National, l’évaluation de l’exécution des
recommandations forte à court et moyen termes est un véritable désastre.
- En matière de défense nationale : sur 91 recommandations, seulement 15
ont été appliquées soit 16 %.
- En matière d’économie et des finances : sur 230 recommandations,
seulement 18 sont appliquées soit 7,8 %
- En matière de l’éducation, de la santé et de la Jeunesse : sur 322
recommandations, seulement 30 ont été exécutées soit 9,3 %.
- En matière de lutte contre la pauvreté : sur 41 recommandations,
aucune n’a été appliquée !
Dans l’ensemble, les recommandations qui devraient remettre
immédiatement le pays sur la voie de sortie de crise n’ont été exécutées
qu’à 15 % selon la dernière évaluation faite par le Comité de Suivi des
Actes du Dialogue National (CSADB).
Alors que la majorité de ces recommandations ne nécessitait pas la
mobilisation de moyens financiers pour leur mise en œuvre, il y a lieu
de s’interroger sur la volonté et la capacité du régime du Président
BOZIZE à impulser le changement et à donner l’espérance.
II – Bilan du régime du Président BOZIZE
A l’issue des élections présidentielles et législatives de mars et mai
2005, dont le déroulement était loin d’être transparent, les
Associations et Partis Politiques de l’opposition regroupés dans l’Union
des Forces Vives de la Nation (UFVN), soucieux de préserver la
paix et l’unité nationale, ont pris acte du « verdict des urnes ».
Adoptant une attitude résolument républicaine, l’Union des Forces Vives
de la Nation, a offert aux nouvelles autorités un état de grâce en vue
de leur permettre d’entamer l’œuvre de redressement national.
Après seulement trois ans de gestion de l’Etat, que constatons-nous ?
A - Sur le plan politique
Pendant les trois premières années d’un mandat qualifié de « quinquennat
du développement et de la garantie des libertés », le Président de la
République, ses gouvernements et son régime ont donné la preuve de leurs
carences et de leur incapacité à gérer l’Etat selon les principes et
canons exigés par la République et la démocratie.
Le déni d’une gouvernance démocratique
Les sempiternelles allusions du Président de la République au coup d’Etat
du 15 mars 2003 sont, pour les démocrates convaincus, non seulement une
apologie de ce crime imprescriptible contre le peuple centrafricain,
mais également un déni ostentatoire d’une gouvernance démocratique. En
cela, le régime démontre bien qu’il tire sa légitimité non des élections
de mars et mai 2005, mais du coup d’Etat du 15 mars 2003. Aussi est-il
aisé de comprendre les innombrables dérives du pouvoir.
L’une des preuves du déni d’une gouvernance démocratique est la
confiscation du pouvoir de l’Etat au profit de la famille, du clan, de
la tribu et de l’ethnie du Président de la République.
Le modus operandi de la gouvernance étant désormais l’appartenance au
cercle étroit du Président, tous les centres de décision et de pouvoir
sont investis entre autres :
- La Présidence de la République ;
- Le Ministère de la Défense ;
- Le Ministère des Mines, de l’Energie et de l’hydraulique ;
- Le Ministère des Finances et du Budget
- Les Sociétés d’Etats et
- Les Offices Publics.
Ces cas vérifiables et vérifiés constituent des cas patents de
confiscation de pouvoir de l’Etat au profit de la famille, du clan, de
la tribu et de l’ethnie du Président, toutes choses contraires à
l’esprit et à la lettre du serment prêté par le Chef de l’Etat le 11
juin 2005 devant Dieu et devant la Nation.
La haine à l’égard des partis politiques
La Constitution en son article 20 dispose : « Les partis ou regroupement
politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la
vie politique, économique et sociale ».
Autrement dit, la Constitution confère aux partis et regroupements
politiques et notamment aux partis politiques de l’opposition, la
mission d’animer la vie politique, économique et sociale, de mettre en
évidence les insuffisances et dérives du pouvoir et de proposer des
solutions alternatives.
Ainsi, les partis et Associations politiques de l’UFVN pour le Renouveau
Démocratique sont bien dans leur rôle. Aussi, ne comprennent-ils pas la
haine que développent le Président de la République et son régime à leur
égard, ni cette attitude consistant à les considérer comme les censeurs
gênants de leur gestion.
Les tentatives de caporalisation
Fidèle au déni d’une gouvernance démocratique, le Président de la
République s’emploie, au mépris de la séparation des pouvoirs consacrée
par la Constitution, de caporaliser les autres institutions de la
République. Les cas avérés sont :
- L’Assemblée Nationale
- La Cour Constitutionnelle
- La Justice
- Le Conseil Supérieur de la Magistrature
- Le Haut Conseil de la Communication
- La Presse Privée Indépendante
- Les Organisations de Défense et de Promotion des Droits de l’Homme.
L’illustration parfaite de ces tentatives de caporalisation et de
l’aversion du chef de l’Etat se trouve dans le discours tenu à Bouar le
1er décembre 2006 à l’occasion de la commémoration de la proclamation de
la République centrafricaine.
Les violations répétées de la Constitution
La Constitution, texte fondamental, qui régit l’organisation et le
fonctionnement des institutions politiques est une garantie pour les
gouvernés contre l’arbitraire des gouvernants.
Elle est également pour les gouvernants, du fait du principe de la
séparation des pouvoirs qu’elle énonce, la garantie qu’aucune
institution politique n’abuse de son pouvoir sauf à la violer. Faisant
fi des dispositions constitutionnelles, le Président de la République va
se singulariser par des violations répétées du texte fondamental :
- La convocation de l’Assemblée Nationale en session extraordinaire
Ce décret illégal a conduit cette institution à mettre en place son
bureau sur la base d’un règlement intérieur caduque puisque relevant
d’une Constitution suspendue (Constitution du 15 janvier 1995).
Ainsi d’illégalité en illégalité, l’Assemblée Nationale s’est installée
dans l’illégalité avec des membres de son bureau illégalement élus.
C’est là, la première bourde d’un mandat de tous les dangers.
- Le Président de la République et la Constitution : histoire d’une
violation permanente
A travers les articles 22, 23, 25, 26, 79, 80 et 111 de la Constitution,
le Président de la République s’est rendu coupable de violations
répétées devenant ainsi un multirécidiviste.
Cette accusation est faite au travers de plusieurs cas.
- Du cumul des fonctions
La Constitution en son article 23 stipule : « la fonction de Président
de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre
fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute autre
activité lucrative, sous peine de destitution ».
En acceptant le cumul de sa fonction de Président de la République avec
celle de Ministre de la Défense nationale, le Chef de l’Etat a violé la
Constitution en son article 23.
- De la prestation de serment
En prenant partie pour son parentYango Kapita dans l’affaire Yango
Kapita et Claude SANZE d’une part et pour son parent le Pasteur TOUANGAI
et des diacres de l’église de Kina d’autre part, le Président de la
République a violé les termes de son serment prêté devant la Nation le
11 juin 2005.
- De la déclaration écrite de patrimoine
La Constitution en son article 26 précise : « Dans les trente (30) jours
qui suivent la prestation de serment, le Président de la République
nouvellement élu fait une déclaration écrite du patrimoine déposée au
greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit
(8) jours francs ».
Après plus de cinq ans, la déclaration écrite du patrimoine du Président
de la République n’est pas encore déposée au greffe de la Cour
Constitutionnelle et rendue publique. Une autre violation flagrante de
la Constitution.
- De l’indépendance de la Justice
La Constitution en son article 79 énonce : « Les juges sont
indépendants. Ils ne sont soumis dans l’exercice de leurs fonctions qu’à
l’autorité de la loi ».
Le Président de la République livre ce qu’il faut appeler une véritable
guerre au pouvoir judicaire centrafricain : d’abord contre la Cour
Constitutionnelle. Le crime de cette Cour est d’avoir dit le droit dans
une affaire commerciale entre l’Etat centrafricain et Total. Elle fut
encerclée par la garde présidentielle et interdite d’activité pendant
des mois.
Le deuxième objectif est de caporaliser la Magistrature, en se donnant
les moyens légaux de couper les têtes indésirables. Ce fut l’essence de
la Loi contre le Conseil Supérieur de la Magistrature.
Cette guerre contre la justice de notre pays, garant des libertés
fondamentales du citoyen, ne peut s’expliquer que par un mépris atavique
de la Loi et d’une démocratie civilisée.
Mais bien auparavant,, pour avoir ordonné le kidnapping et la
déportation des acquittés Mamadou Raïkina et autres et refusé de libérer
Sani Yalo après une décision de justice, le Président de la République a
foulé aux pieds les dispositions de l’article 79 de la Constitution.
- De la mise en place de la Haute Cour de Justice
La Constitution en son article 111 dispose :
« Les institutions prévues par la présente Constitution seront mises en
place dans les douze (12) mois qui suivent l’entrée en vigueur de
celle-ci ».
Le délai imparti par les dispositions de l’article 111 de la
Constitution est largement dépassé sans que la Haute Cour de Justice ne
soit mise en place.
B – Sur le plan sécuritaire
S’il y a un domaine où le Président de la République a essuyé un échec
retentissant, c’est bien celui de la sécurité. Et pourtant il avait
invoqué l’insécurité pour entrer en rébellion et exécuter le coup d’Etat
du 15 mars 2003. Et pourtant il s’était dit le mieux placé pour
éradiquer l’insécurité en raison de sa qualité d’Officier Général. Et
pourtant il avait soutenu la nécessité pour lui de cumuler ses fonctions
de Président de la République avec celles de Ministre de la Défense afin
d’avoir la haute main sur la sécurité du pays au point de violer
l’article 23 de la Constitution.
Et pourtant enfin, il avait bénéficié en sa qualité de Ministre de la
Défense, des appuis considérables de la communauté internationale pour
réussir la restructuration des forces armées centrafricaines (FACA).
- La généralisation de l’insécurité
Pour conduire et réussir sa rébellion et son coup d’Etat, le Général
BOZIZE s’est employé à recruter massivement des tchadiens. N’ayant pas
satisfait à ses engagements vis-à-vis de ces mercenaires tchadiens, ces
derniers s’en sont très violemment pris à la population dès le mois
d’avril 2004 au PK11, grâce aux moyens en armement lourd dont ils
disposaient.
Désormais reconnus sous le nom de libérateurs et d’ex libérateurs ces
hommes sans foi ni loi, assurés de toute impunité, vont investir Bangui
et tout le reste du pays.
Leur cibles privilégiées sont la Mambéré Kadéi, la Sangha Mbaéré et la
Lobaye, régions naguère havre de paix. Leurs victimes sont les
populations de l’Ouham Pendé, de l’Ouham, de la Nana Gribizi, du
Bamingui Bangoran, de la Vakaga, de la Haute Kotto, également et
doublement victimes des expéditions punitives de la sécurité
présidentielle conduite pour l’essentiel par le seigneur de guerre, le
lieutenant Eugène Ngaïkosset, neveu du chef de l’Etat.
Commanditaire en chef de cette insécurité généralisée, il est aisé de
comprendre que le Président de la République, Ministre de la Défense ne
puisse l’éradiquer, lui qui se disait le mieux placé pour restaurer la
sécurité. De l’insécurité généralisée, le pays est désormais dans une
rébellion généralisée dont la responsabilité incombe au seul Président
de la République.
- Problématique de la restructuration des FACA
Les états généraux de la défense et les actes du dialogue national ont
mis en évidence les faiblesses des FACA et proposé des mesures idoines
connues de nous tous.
Ici nous nous contenterons de reproduire les propos d’un parti de la
majorité présidentielle à savoir le Mouvement pour la Démocratie,
l’Indépendance et le progrès Social (MDI-PS).
Sur « les grandes questions nationales de l’heure. Evolution de la
guerre dans le nord Est de la RCA ». Ce parti déclarait : « Si
aujourd’hui notre armée n’est plus en mesure d’assurer seule une mission
qui lui est dévolue par la Constitution à savoir la défense de
l’intégrité du territoire national, c’est bien le résultat final d’un
processus de liquidation de l’armée nationale. Cette liquidation a obéi
au schéma suivant :
- Création d’une garde prétorienne constituée pour l’essentiel des
ressortissants de la même ethnie et de la même région que le Président
de la République. Choyée par le pouvoir, tous les moyens sont mis à la
disposition (salaires plus réguliers, promotion plus rapide, dotation en
équipements militaires, munitions, etc.) ;
- Au nom du rééquilibrage ethnique et régional, recrutements massif au
sein des FACA, des jeunes issus de l’ethnie et de la région du
Président de la République au mépris des critères habituels de
recrutement (moralité, niveau de formation, conditions physiques, etc.)
- Mise en œuvre d’une politique de sous équipement des FACA soupçonnés
de velléités de coup d’Etat. En les privant des moyens militaires, le
pouvoir espère ainsi minimiser les risques de putsch.
Les conséquences de cette politique sont connues de tous les
Centrafricains : l’armée nationale a disparu au profit d’une armée
hétéroclite, politisée, indisciplinée, démoralisée et sous équipée.
Le pays se trouve le dos au mur et le chef de l’Etat est directement
interpellé en sa double qualité d’Officier Général et de Chef Suprême
des Armées ».
Cette déclaration du MDI-PS a fait l’autopsie de notre armée et a
conclu à l’absence de volonté politique du Président de la République,
Ministre de la Défense pour la mise en application des recommandations.
Elle constitue un cinglant aveu d’échec personnel du Président de la
République.
C – Sur le plan des Droits de l’Homme
L’instauration de la culture de la violence et les violations massives
des droits de l’Homme sont l’une des manifestations quotidiennes du
régime du Président BOZIZE.
L’instauration de la culture de violence
Le 27 décembre 2006, lors de la cérémonie de clôture du Forum de
validation de la politique nationale de promotion de la Jeunesse, le
Président de la République déclarait du haut de la tribune : « Après que
les jeunes se sont soulevés pour incendier la maison d’un pasteur, j’ai
ordonné à l’armée d’aller incendier la maison du meneur aussi. Et puis
c’est tout. Sa maison est brûlée, on va le libérer de la prison. Cette
justice est nette ».
De même, il a instauré la culture et la pédagogie fondées sur la
violence aveugle et destructrice, l’incitation à la haine,
l’intolérance, la justice privée, toutes choses contraires à l’esprit et
à la lettre de la Constitution et de l’Etat de droit.
Le Président de la République François BOZIZE démontre ainsi lui-même
que malgré l’onction démocratique, il n’entend pas respecter les
principes de l’Etat de droit, de la démocratie et de la justice et opte
pour la vengeance privée.
Les violations massives des droits de l’homme
- Le triomphe de l’impunité
Selon une note d’information devant servir de base à une réunion
consacrée à la République Centrafricaine dans le cadre du Conseil de
paix et de sécurité de l’Union africaine, l’organisation recommande «
d’encourager les plus hautes autorités du pays à lutter contre
l’impunité, notamment au sein des forces de défense et de sécurité ».
La même note poursuit : « les exactions sur les populations civiles, les
violations des droits de l’homme dont les soldats de l’armée régulière
sont accusés, l’impunité dont bénéficient certains soldats ont été
portées à la connaissance de la délégation ».
Il convient de rappeler que cette mission conduite par l’Envoyé Spécial
du Président de la Commission de l’Union Africaine a séjourné en
Centrafrique du 15 au 18 novembre 2006.
Les conclusions de cette mission accablent le Président de la République
et le Ministre de la Défense en leur double qualité de donneur d’ordres
et de protecteur.
Ainsi, n’est-il pas surprenant que les assassinats et autres violations
des droits de l’homme ne fassent l’objet de procès et de condamnations,
ce qui consacre le triomphe de l’impunité.
Dans tous les cas, les droits de l’homme sont massivement violés ainsi
que le témoignent le dernier rapport d’Amnesty International et les
résultats de l’enquête de Monsieur Ibrahima Fall du PNUD.
Les populations du nord-ouest du centre-nord et du nord-est, quant à
elles, sont livrées à une violence aveugle avec comme corollaire les
pillages et destructions en tous genres de leurs maigres biens, les
viols de leurs filles et de leurs femmes.
Dans son rapport, Monsieur Toby Lanzer, alors Représentant
Résident des systèmes des Nations Unies en Centrafrique, parle d’une
catastrophe humanitaire et avance le chiffre d’un million de personnes
déplacées et en exil sur un total de quatre millions d’habitants que
compte notre pays, c'est-à-dire le quart de la population !
Nous en parlons avec gravité aujourd’hui et prenons à témoin la
communauté internationale afin que demain, personne ne puisse dire «
nous ne savions pas ».
D – Sur le plan économique
De la destruction, des pillages et de la prédation comme mode de
gouvernance
Les pillages d’anthologie selon les propres termes d’une radio
étrangère, et l’insécurité généralisée ne présageaient aucune
amélioration significative de la situation financière et économique à
court et moyen termes.
En effet, d’après les estimations, les destructions et pillages
occasionnés par la rébellion et le coup d’Etat du 15 mars 2003 se
chiffrent à 41 milliards de dollars américains soit 21.550 milliards de
francs CFA.
Quelques exemples méritent d’être cités :
L’unité lourde de travaux publics de l’entreprise japonaise Kajima
chargée de bitumer la route Bangui Garoua Boulai, estimée à 200
milliards de FCA a été emportée au Tchad ;
Il en est de même pour l’entreprise allemande GTZ-DROP, évaluée à
350 milliards de FCFA.
Les cinq usines d’égrenage de coton de Ndim, Pendé, Bossangoa, Guiffa et
Grimari ont été démontées et emportées au Tchad pour réparer les huit
usines cotonnières du sud du Tchad ;
Toutes les infrastructures économiques, administratives, sanitaires,
scolaires ont été détruites. Les missions catholiques et protestantes
n’ont pas été épargnées.
De la prédation comme mode de gouvernance économique
Faisant l’analyse de l’administration centrafricaine, l’Ambassadeur de
l’Union européenne auprès de notre pays, Monsieur Jean Claude ESMIEU
déclarait en août 2005 devant l’Assemblée nationale :
« Des études récentes dans certains ministères clés ont montré que
l’expertise technique spécifique à ces ministères avait été transférée
ailleurs au profit de personnes le plus souvent inaptes aux fonctions
qui leur étaient assignées. L’objectif de ces gens reste visiblement un
enrichissement rapide et personnel. L’image de la RCA à l’étranger et
notamment pour ses bailleurs de fonds est donc celle d’une
administration corrompue. Lorsque je parle avec des Centrafricains en
privé, il y a un consensus.
Oui, la corruption est un fléau pour le pays. Le FMI lui-même
fait mention de ce problème. La Centrafrique avec toutes ses richesses
(le bois, diamant, or, café, coton, et.) a été, et sera la cible
privilégiée des prédateurs.
Ces prédateurs sont là. Ils viennent de l’extérieur mais aussi de
l’intérieur et corrompent les institutions.
La République Centrafricaine doit agir contre la corruption. Aucun
investisseur sérieux, aucun bailleur de fonds n’acceptera de venir en
RCA si rien n’est fait pour démontrer une volonté, une énergie pour
diminuer ce phénomène.
J’insiste qu’il faille des actes et non plus des paroles.
L’heure est grave car la notion de service public et de bien public est
entrain de disparaître ; si c’est le cas, cela deviendra un problème de
société et de génération ».
Lorsqu’un diplomate range son langage de velours pour parler aussi
vertement, cela veut dire que la situation est gravissime.
Par conséquent, toute incantation et allusion à la bonne gouvernance par
les tenants du régime sont désormais un mensonge d’Etat.
Nous prenons pour exemple la prise d’un décret muet fixant les salaires
et indemnités des Hauts Dirigeants de la République.
Ce Décret a un impact financier très important. En effet, les membres du
Gouvernement et assimilés, les responsables des autres institutions
nationales auront mensuellement, selon les fonctions qu’ils occupent les
sommes suivantes :
1 – Premier Ministre (1)
1.600.000f + 500.000F + 500.000f = 2.600.000f par mois
2 – Ministre d’Etat.
1.100.000f + 300.000f + 400.000f = 1.800.000f
3 – Ministre et assimilés.
900.000f + 300.000f + 400.000 = 1.600.000f
4 – Ministres Délégués
800.000f + 300.000 + 400.000 = 1.500.000f
A l’exception du Premier Ministre dont le montant est de 1.000.000f par
semaine. Soit 1.000.000f x 4 = 4.000.000f par mois.
5 – Président de Cour Constitutionnelle (1)
800.000 f + 300.000 f + 400.000 f = 1.500.000f par mois
6 – Présidents du Haut Conseil de la Communication, du Conseil de la
Médiation du Conseil Economique et Social ont :
784.300 f + 300.000 f + 400.000 f = 1.484.300 par mois et par personne.
Soit = 1.484.300f x3 = 4.452.900f par mois.
7 – Vice Présidents de la Cour Constitutionnelle du Haut Conseil de
la Communication (2)
Les deux (2) personnalités ont :
786.300f + 200.000 f + 200.000 f = 1. 186.300 f = 1.186.300 par personne
et par mois
8 – Conseillers à la Cour Constitutionnelle (9) ils sont neuf (9)
686.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois par personne.
Soit : 936.300 f x9 = 8.426.700 f par mois
9 – Conseillers du Haut Conseil de la Communication les neuf (9) ont
:
686.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois par personne.
Soit : 936.300f x 9 = 8.426.700f par mois.
10 – Présidents CIP/PAS ; du CSLP, du CSADN (3)
Les trois (3) personnalités ont :
868.300 f + 150.000 f + 100.000 f = 936.300 f par mois et par personne.
Soit : 936.300 f x 3= 2.808.900f par mois
11 – Les Secrétaires Permanents du CIP/PAS : du CSLP, (2)
Ils sont deux (2)
686.300 f + 100.000 f + 100.000 f = 886.300 f par mois et par personne.
Soit : 886.300 f x 2 = 1.772.600f par mois.
A ces chiffres, il faut ajouter les Fonds Spéciaux que les membres du
Gouvernement perçoivent tous les vendredis et qui se chiffrent à :
112.500 f par semaine x 4 semaines = 450.000 f par personne et par mois.
Soit : 450.000 f x 30 = 13.500.000f par mois x 12 mois = 162.000.000f.
Grosso modo le trésor public dépense plus de 1 450 000 000 FCFA
pour payer une catégorie de personnes appelées dirigeant au détriment de
la grande masse des travailleurs Centrafricains.
L’échec des réformes économiques
Dans l’euphorie de la prise de pouvoir, au lieu de prendre de
vigoureuses mesures de redressement économique, les nouvelles autorités
ont fait preuve de légèreté et d’incompétence.
La masse salariale mensuelle va passer de 2,1 milliards de FCFA à 3,6
milliards de FCFA soit un bond de 71,4 % en seulement 9 mois (du 15 mars
au 31 décembre 2003).
Cette masse salariale a explosé sous l’effet conjugué des nominations de
complaisance du personnel hors statut à de hautes fonctions de
responsabilité à la présidence, à la primature et des recrutements
massifs de rebelles tchadiens et d’ex rebelles Centrafricains,
exclusivement de l’ethnie du chef de l’Etat.
Cette augmentation de la masse salariale s’explique aussi par la
promotion de simples civils et de soldats au grade d’officier, à la
nomination des généraux et à l’application de la nouvelle grille
salariale des hauts Dirigeants.
Refusant d’assumer toute leur responsabilité, les nouvelles autorités en
sont réduites à culpabiliser la communauté internationale en des termes
infantilisants :
« Nous avions réussi nos élections comme demandé par la communauté
internationale, donc celle-ci ne peut pas nous abandonner et doit payer
les salaires et les dettes, etc. ».
La réponse immédiate est apportée par l’Ambassadeur Jean Claude
ESMIEU :
« Il n’y a donc aucune obligation pour la communauté internationale
d’intervenir massivement après des élections réussies qui sont un
élément tout à fait normal dans un pays démocratique ».
Cette personnalité poursuit que : « L’aide internationale ne pourra
couvrir l’intégralité des salaires pour les mois passés pendant la
transition et ceux qui viennent. La masse salariale a considérablement
augmenté alors qu’il était prévu qu’elle diminue et les autres
indicateurs économiques sont au rouge et n’ont pas montré d’amélioration
contrairement à ce qui était prévu pendant la période de la transition
».
Ces propos suffisent à mettre en évidence l’incapacité du régime du
Président François BOZIZE à gérer l’Etat. Sommés par l’opinion
centrafricaine et la communauté internationale de changer de cap, le
Premier Ministre Elie DOTE et son gouvernement vont tenter
quelques réformes sur le plan de l’assainissement des finances
publiques. Ces réformes ont essentiellement porté sur la maîtrise de la
masse salariale et l’accroissement des recettes publiques.
La maîtrise de la masse salariale
Après l’échec de la mesure relative à l’abattement des salaires qui n’a
réalisé qu’une économie de 94 millions de FCFA par mois, le gouvernement
a décidé :
- de mettre à la retraite plus de 1.400 fonctionnaires et agents de l’Etat
- de soumettre les fonctionnaires et agents de l’Etat à une opération
recensement paiement, mais l’amateurisme et l’opacité qui ont sous-tendu
l’opération ont conduit à un échec patent.
- de limiter le paiement des allocations familiales à cinq enfants par
fonctionnaire et par agent
- de contrôler l’authenticité des diplômes des fonctionnaires et agents
de l’Etat à l’occasion de leur intégration et reclassement
Les premiers résultats étant de nature à jeter le discrédit sur les
tenants du régime, des instructions ont été données au Ministre de la
Fonction publique pour mettre ces résultats sous boisseau. Ceci
expliquant cela, on comprend les raisons des atermoiements du Ministre.
L’ensemble de ces mesures devrait permettre de réaliser une économie de
la masse salariale de 500 millions de FCFA par mois.
A l’analyse, nous sommes loin du compte et la masse salariale s’accroît
d’où l’indignation de l’opinion centrafricaine et de la communauté
internationale.
L’accroissement des recettes publiques
En ce qui concerne exclusivement les Douanes, deux réformes ont été
engagées. Il s’agit de la création d’un guichet unique des douanes à
travers un corridor sécuritaire, et la réforme de l’administration des
douanes.
De la création du guichet unique de Douala
L’objectif visé par la création de ce guichet unique est de sécuriser et
d’accroître les recettes portuaires de transit à Douala. Défendant le
projet de convention devant l’Assemblée nationale, le Ministre des
Finances d’alors, Monsieur Théodore DABANGA, déclarait que le
guichet unique rapporterait à l’Etat, c'est-à-dire au Trésor Public la
somme de 5 à 10 milliards de FCFA par mois. Après un an de
fonctionnement, les recettes confondues provenant des opérations
douanières y compris le guichet unique plafonnent à 2 milliards de FCFA
!
Le gouvernement centrafricain a dénoncé en catimini en juin 2008 la
convention avec Unitec-Bénin, la société exploitante, sans inventaire et
sans suite judicaire. L’affaire Unitec-Bénin. est désormais pour les
Centrafricains un cas d’arnaque internationale et de forfaiture au
sommet de l’Etat. Où en est d’ailleurs la commission d’enquête
parlementaire sur ce dossier ?
La réforme de l’Administration des Douanes
Contre toute attente, le Président de la République a pris le 2
septembre 2006 un décret portant dissolution de l’administration des
Douanes, à la surprise générale de l’opinion nationale et
internationale. Un comité de pilotage dirigé par le Président de la
République, c'est-à-dire le substitut du Directeur Général des Douanes
est mis en place.
S’étant rendu compte que la dissolution de l’administration des Douanes
et la remise des douaniers à la Fonction publique créaient un vide
institutionnel, le Premier Ministre, Ministre des Finances et du Budget
a successivement pris deux arrêtés réquisitionnant 97 douaniers sur des
critères subjectifs.
Jusqu'à ce jour, alors que la réforme était prévue pour ne durer que
trois mois, le rapport du comité de pilotage n’est pas toujours déposé.
Au contraire, le Ministre de la Fonction Publique a cru devoir
redéployer, par un arrêté jamais appliqué, des douaniers dans les
Ministères de l’Education nationale, de la Santé, des Transports, de la
Fonction Publique, etc.… Une véritable incurie. Finalement, la douane
est revenue en place sans explication.
En conclusion, s’agissant de ces prétendues réformes, l’objectif visé
n’étant pas atteint, il y a lieu de stigmatiser l’amateurisme, la
désinvolture et l’incapacité dont ont fait montre les gouvernements
successifs de BOZIZE.
En effet ni la maîtrise de la masse salariale, ni l’accroissement des
recettes publiques qui ont été invoqués n’ont donné un quelconque
résultat. Le gouvernement est toujours un peu plus confronté à
l’augmentation de la masse salariale et à la modicité des recettes
publiques.
A ce sombre tableau, il faut ajouter d’autres tares :
- le manque de transparence dans l’attribution des permis forestiers,
miniers et des sites touristiques ;
- le détournement des bonus à l’occasion de l’attribution des permis aux
sociétés minières De Beers et Uramine,
- la confiscation à des fins personnelles des diamants trouvés après le
lavage des graviers saisis à la Société Lobaye Gold ;
- le détournement des biens des bureaux d’achat de plusieurs bureaux
d’achats depuis 2006 (SOPICAD et GETRAD) et de plusieurs autres
collecteurs depuis octobre 2008 ;
- la gabegie à l’occasion de l’achat de l’avion Hercules C130 ;
- l’aggravation de la corruption et de l’affairisme au sommet de l’Etat.
Alors qu’en est-il du retour de la communauté financière
internationale ?
D’aucuns objecteront que le mérite du retour du Fonds Monétaire
Internationale (FMI), de la Banque mondiale et de la Banque
africaine de développement (BAD) revient au Président de la
République et à son gouvernement. Que non !
Nous savons que le Président de la République et son gouvernement n’ont
pas satisfait aux exigences des institutions de Bretton-Woods et
qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert économique et financier pour
se rendre compte du désastre économique et financier dans lequel se
trouve notre pays. C’est vrai qu’il faut un minimum de 9 % de croissance
pour permettre à notre pays d’infléchir la courbe de la pauvreté.
Dès lors les 3 % de croissance prévue pour 2008 sont une goutte d’eau
dans l’océan de misère dans lequel baigne notre pays.
En considération de ce qui précède, les raisons du retour des
institutions financières internationales tiennent au sauvetage d’un
régime dont le naufrage est prévisible.
En effet, évitant d’assumer une telle responsabilité, la communauté
internationale a exercé de fortes pressions sur ces institutions. Une
réponse politique aux exigences financières et économiques en somme !
E – Sur le plan social
L’échec patent des réformes économiques joint à l’insécurité généralisée
ainsi que les confrontations entre l’armée régulière et les groupes
rebelles ont un impact négatif sur le plan social.
Accumulation des arriérés de salaires, de pensions et de bourses
- Des salaires
Le Président François BOZIZE, concluant un marché avec les
fonctionnaires et agents de l’Etat, a pris l’engagement que si ces
derniers acceptaient le gel de leurs arriérés de salaires son
gouvernement paierait leurs traitements désormais à terme échu.
A l’analyse, malgré des appuis budgétaires colossaux des pays amis et
des institutions financières internationales, les fonctionnaires et
agents de’ l’Etat compte à ce jour plus de 140 mois d’arriéré de
salaires. Un véritable marché de dupes.
- Des pensions
La mémoire collective et l’opinion nationale et internationale ont
encore en mémoire les scènes des retraités qui lassés des promesses non
tenues de versement de leurs pensions, s’en prennent vertement aux
cortèges du Président de la République et de son Premier Ministre.
Pour exemple, les retraités de la Fonction Publique attendent près de 19
trimestres c'est-à-dire près de 5 ans.
Le sort des retraités du secteur privé à l’OCSS n’est guère
enviable.
- Des bourses
L’évaluation indique 30 mois d’arriérés de bourses pour les étudiants
centrafricains à l’étranger. Pour espérer le paiement d’un seul mois de
bourses, nos étudiants sont obligés de recourir à des actions d’éclat
qui ternissent l’image de marque de notre pays.
Alors que le président affirmait : « Je n’ai pas fait l’université pour
être Chef de l’Etat… Mes enfants ne sont pas à l’université »?
De l’aggravation de la pauvreté
La conjonction de l’échec des réformes économiques, de l’insécurité
généralisée, des confrontations armées et de l’abandon du monde rural ne
peut avoir pour conséquence que l’aggravation de la pauvreté.
Pour mettre en évidence cette situation, nous nous en tenons au dernier
rapport du Représentant Résident du PNUD. Celui-ci déclare « La
République centrafricaine est un territoire d’environ la taille du
Texas, bien plus grand que la France. Un pays pauvre, le revenu moyen
est de 350 dollars par an. Il est parmi les quatre derniers pays sur la
liste de l’index du développement humain et au troisième rang des pays
les plus vulnérables sur la liste de la Commission européenne ».
Poursuivant son propos, le Représentant Résident du PNUD a
affirmé «il est urgent d’agir immédiatement».
A l’analyse de la situation sociale de notre pays, le gouvernement ne
semble pas avoir entendu cet appel de détresse du Représentant Résident
du PNUD.
Alors que tout le nord-ouest, le centre-sud et le nord-est qui
constituent le grenier et la réserve cynégétique de notre pays sont en
flammes, aucune mesure n’est prise par les dirigeants pour enrayer cette
situation.
Ayant fait l’objet de pillages, de braquages, de rackets, de viols et de
tueries et abandonnée entre les mains de dirigeants incapables et
corrompus, la nation centrafricaine s’enfonce inexorablement dans une
crise sans nom.
CONCLUSION
Le Dialogue Politique Inclusif n’est pas une Invention de l’UFVN
Le dialogue n’est ni une invention ni une trouvaille de l’UFVN.
Il est une exigence de la Constitution en ce qu’il est expressément
inscrit dans son préambule à savoir :
« Conscient que la tolérance et le dialogue constituent le socle de la
paix et de l’unité nationale ».
Le Dialogue est une exigence de toutes les forces vives de la nation
Dès les premières menaces de la rébellion, les jeunes, les femmes et les
organisations de la société civile ont, à travers des marches, exprimé
leur volonté d’user du dialogue comme voie de recherche des solutions
aux problèmes de notre pays.
L’épiscopat, par la voix de l’Archevêque de Bangui, Monseigneur
Paulin POMODIMO a déclaré « les armes et les couteaux n’ammèneront
pas la paix en Centrafrique mais, il n’y a que le dialogue franc entre
les acteurs de la crise qui permettra de pérenniser la paix dans le pays
».
IL est donc un moyen qui s’offre aux Centrafricains, gouvernants et
gouvernés pour changer leur société c'est-à-dire faire d’elle une
société démocratique.
Autrement dit toute société dite démocratique ne peut avoir la phobie du
dialogue.
Le Dialogue Politique doit être utile pour notre pays
Dans l’évaluation des Actes du dialogue National, nous avions mis en
évidence l’absence de volonté politique du Président de la République et
de son gouvernement à appliquer les recommandations fortes.
Les conséquences sont la fracture sociale qui a conduit à l’avènement
des rébellions.
Il ne s’agira donc pas de refaire un Dialogue national.
Le Dialogue Politique doit être Inclusif
Le dialogue pour lequel l’UFVN s’est mobilisée et qui a emporté
l’adhésion du peuple centrafricain et de la communauté internationale
est une concertation politique inclusive.
Le dialogue se veut inclusif pour disposer de toutes les chances
d’aborder toutes les questions en intégrant tous les protagonistes des
crises.
Ainsi prendront part à ce dialogue politique inclusif les pouvoirs
publics, l’opposition démocratique, l’opposition armée à savoir les
tenants de la rébellion et la société civile.
Le contenu du dialogue politique inclusif portera sur l’identification
et l’analyse des problèmes d’une part, la recherche des solutions, la
définition des enjeux et l’élaboration avec plus de lisibilité et de
visibilité d’un programme qui concilie les contraintes économiques et
les exigences sociales en vue d’assurer le bien être du peuple d’autre
part.
Les résolutions du Dialogue Politique Inclusif doivent être mises en
œuvre
Le dialogue pour réussir et se démarquer des autres fora doit fixer des
objectifs précis et réalistes et déboucher sur des résolutions qui
permettent de donner l’espérance au peuple centrafricain et confiance à
la communauté internationale censée nous accompagner dans cette nouvelle
marche.
Les réponses aux attentes du Peuple centrafricain doivent être
concrètes et claires
En raison du bilan désastreux du régime du Président BOZIZE, il y a lieu
d’apporter des réponses claires en termes de programmes politiques,
économiques et sociaux, tant il est vrai et démontré aujourd’hui qu’en
l’absence de vision ni de programme, le régime du Président François
BOZIZE ne pouvait apporter des solutions aux problèmes des
Centrafricains.
L’UNION
DES FORCES VIVES DE LA NATION
(U.F.V.N)
Pour le Renouveau Démocratique
Réactions à cette tribune
Max
Bangui (10/12/2008)
: Bonjour! mes amis de l'U.F.V.N
Désolé! je trouve votre discours très partisan, quoiqu'il y a une petite
part de vérité, mais bref...
En fait j'ai essayé de parcourir votre texte, on a l'impression
qu'actuellement tout est noir et tout était blanc hier (période du
président PATASSE) mais est-ce que vous vous souvenez des soldats
tchadiens ("Y'A PAS LE TEMPS!!), des enfants de BEMBA (BANIA MOULENGUE!!)?
BOZIZE, PATASSE etc.. c'est pareil avançons et faisons attention aux
erreurs du passé. MERCI.
Marcel
Walam (11/12/2008)
: Permettez-moi pour le peu, vous posez le diagnostic de l'état
chaotique du pays que nous connaissons tous. Vous ne proposez aucune
solution de sortie de crise et rejettez pleinement le dialogue. Vous
privilégiez vos intérêts partisans au détriment de celui du peuple
centrafricain. Etes-vous vraiment Centrafricain et démocrate?
Guy
Vlassov (11/12/2008)
: Bonjour chers compatriotes! De quel peuple au nom duquel vous vous
êtes arrogés le droit de parler? De celui dont le Général-Président
avait rassuré que son expérience du plus haut gradé de l'armée lui
permettait de lui garantir la paix ou de celui qui totalise des arriérés
de salaire dont le Général-Président à l'occasion d'un mouvement des
enseignants du supérieur qui réclamaient leur dû avait affirmé
publiquement qu'ils n'a aucun enfant qui ne fréquentait l'université. La
démocratie consiste à assassiner lâchement d'autres centrafricains, à
ordonner qu'on incendie la maison d'autres centrafricains alors qu'on
est Pasteur ou Diacre. On peut mettre en prison alors que la personne a
été acquittée. Les malversations, la corruption, les fraudes
généralisées c'est toujours la Démocratie. Avant le 15 mars 2003, le
Général-Président a été à deux reprises candidat aux élections, son
suffrage n'a jamais dépassé les 1,2%. Ce qui laisse planer un doute sur
la transparence de son élection. De toutes les manières, c'est pour
couper aux répétitions des erreurs du passé que l'UFVN demande le départ
de l'homme de la libération. Au jour d'aujourd'hui c'est lui qui est
l'obstacle. C'est une solution.
Cyrille
Gounfio Herlin (16/12/2008)
: Bonjour ! je ne comprends pas pourquoi la ou les autres réussissent ,
nous CENTRAFRICAINS échouent toujours ? Je me demande si nous
Centrafricains avions au moins une opposition politique ? ou plutôt des
charognards ? ceux qui sont toujours éclairé à élucider le peuple quand
seulement tout va mal, quand la situation est pourrie, ceux qui sont
toujours prêts à oublier qu'ils sont des démocrates et à s'aligner
derrière des groupes armés pour espérer à un pouvoir par le prix du sang
des centrafricains. J'aimerais qu'on puisse comprendre ceux qui sont les
politiques en RCA, des assoiffés du pouvoir. Permettez moi de rappeler
l'histoire de l'homme politique chez nous depuis seulement le
rétablissement du multipartisme. En 1992 quand il était question de se
réunir au sein de CFD afin d'avoir un seul candidat de l'opposition face
à KOLINGBA, le groupe des G11 pendant les élections de 1999 contre
PATASSE, et pour les élections de 2005 n'en parlant pas, car c'est là au
fait l'opposition en Centrafrique devait se réunir et faire table rase
de ses multiples échecs mais hélas, que dire d'autre. Jamais cette
opposition qui veut nous donner une leçon de l'unité nationale ne s'est
jamais dépassionné pour faire preuve d'une seule candidature pour aider
le peuple dans son choix, et toujours c'est là où se trouve le vrai
problème Centrafricain, puisque pour une mauvaise préparation des
élections par l'opposition, on se retrouve toujours dans des campagnes
pleines des insultes, des propos poussant à des violences, et la
conséquence un peuple qui ne trouve pas de repère et qui se voit obligé
de donner sa confiance à celui qui lui donne des tee-shirts, des pagnes,
savons, des kits qui ne sont utilisables que pour un jour et après la
souffrance. Messieurs les opposant politiques, n'oubliez pas surtout que
vous représentez beaucoup pour ce peuple en détresse seulement si vous
vous décidiez à faire correctement votre travail de démocrates, au lieu
de toujours jouer aux grands charognards, puisque pour vous le pouvoir
actuel est fragilisé, oui il faut aller lui donner un dernier coup pour
l'enterrer et recommencer la lutte éternelle pour le pouvoir et vous
oubliez que cet régime a été un résultat du vote des Centrafricains, et
vous oubliez même que les hommes naissent et demeurent libres et égaux
en droits, les distinctions sociales ne peuvent pas être fondées que sur
l'utilité commune. Pour moi le but de toute association politique est la
conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces
droits sont la liberté, la propriété, la sureté et la résistance à
l'oppression. Et surtout le principe de toute souveraineté réside
essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer
d'autorité qui n'en émane expressément. Donc prenez votre mal en
patience et attendez 2010 pour prétendre à départ du régime en place.
Mais pour l'heure le peuple attend de vous une réconciliation sans
faille en vue de remettre le pays sous les rails et d'espérer comme tous
les autres peuples au monde à un développement durable. Enfin se
dialogue ne se trouve pas dans la logique de l'exclusion mais plutôt a
un rassemblement de tous les moellons pour un socle de démocratie sans
faille en RCA. Donc la démission du Président de la RÉPUBLIQUE n'a pas
sa raison d'être au contraire puisque vous savez bien faire des analyses
sur notre crise, mettez cela sur la table de discussion de DPI et
ensemble trouvez la solution et ne restez pas seulement à ce niveau mais
plutôt main dans la main reconstruisez ce que vous même aviez détruit
par votre mauvaise préparation des élections. Je vous remercie.
Cyrille
Gounfio Herlin (16/12/2008)
: Je ne souhaiterais pas être J.Marie LEPEN dans sa totalité entière,
mais pourquoi pas épouser sa pensée absolue de la France aux français,
et je pourrais reprendre le même slogan en disant :oui la Centrafrique
aux Centrafricains d'abord oui je le pense car il est temps de se lever
comme un seul homme et se dire nous allons repartir à la source, à nos
origines pour retrouver ce qui est d'un peuple au Centre de l'Afrique,
ces origines qui formes une diversité mais qui ne pourraient pas refuser
une unité oui soyons fière de notre diversité, c'est un atout sans
mesure au fait. Mais de question de symboles au niveau de la
dénomination, je ne trouve pas de de débat a ce niveau, qu'en dites vous
de L'AFRIQUE DU SUD ? C'est un pays qui a aussi un nom géographique mais
qui se démarque bien, mais le vrai problème se résume au fait de ce que
nous pouvons faire afin que l'on puisse savoir que dans cette partie du
monde il y'a des gens avec des armes, doter de capacité de créer y
résident oui nous le pouvons si nous arrêtons au moins de nous plaindre,
d'enterrer les haches de la guerre, de nous unir dans un État fort,
confiant, autour des projets de sociétés convaincants et nous allons
nous faire connaître positivement au monde. Ce qui manque aujourd'hui a
notre terre c'est une décision politique, beaucoup des gens veulent
faire la politique mais avec très peu de capacité d'innover, de faire
bouger les choses, on a trop d'hommes politiques ordinaires et ça en ce
troisième millénaire ou le monde se bouscule de partout en vue de
conquérir les nouveaux pôles économiques il nous faut des politiques
avises dans le temps si non on ne pourra pas faire grand chose. le
peuple a besoin d'être convaincu par son élite et pour cela il nous faut
un système de régularisation de contrôle efficace de création des partis
politiques. une orientation des tendances politiques (a l'exemple du
modèle américain ou français je ne sais ) doit être définies pour servir
de parchemins aux politiques. Le centrafricain est déjà debout mais il
attend un signal fort pour savoir dans quelle direction courir pour cela
il nous faut des hommes forts d'états, pas des a peu pres, ceux qui ont
la vérité et que leur vérité pourra affranchir un peuple qui a besoin de
repère. De la sécurité nationale, je trouve nettement normal que notre
pays puisse souffrir de ce mal. un pays ou le taux d'infiltration, ou de
porosité s'élève à plus de 90% nos frontières avec nos pays limitrophes
sont une faiblesse de notre sécurité nationale mais comment résoudre se
problème? Dans chaque zone frontalière il nous faut installer une base
militaire avec des équipements appropries, et surtout avec un moyen
humain considérable. Pas d'entrer en RCA sans visa, permis de résidence
sous condition surtout de savoir les raisons primaires de séjour de
l'intéressé sur notre sol, tout étranger sur notre sol, doit se faire
enregistrer chaque année auprès du commissariat de la préfecture ou la
localité octroyant le permis de résidence et de toujours informer les
services de polices pour quelconque déplacement sur notre sol. avoir a
l'oeil tous les ex combattants (karako, balawa, les ex libérateurs)ceux
la doivent avoir une fiche bien surveiller de leur déplacement et autre
au sein du pays. Les militaires en fonction doivent être caserner,
reconstruction des camps militaires a l'exemple de la gendarmerie, camp
Fidel OBROU pour donner un domicile fixe aux militaires en exercices et
leur famille et aussi de permettre un meilleur contrôle de leurs
activités nocturnes pour diminuer au moins un peu le phénomène braqueur
et de raketage, la sécurité de proximité doit toujours faire l'objet
d'un contrôle d'une entité supérieur de la police a des heures non
avisées. Je crois ses petites mesures pourront beaucoup apporter dans ce
débat, actuel, et aussi le désarmement des groupes rebelles sans
conditions dans les zones de tensions car après la rébellion de 2002 et
2003 qui ne nous a pas encore convaincu de la capacité de quelconque
rebellions a résoudre le problème centrafricain. Et aussi refusons
définitivement de nous associer aux diables pour prendre le pouvoir.
Pour ce qui est de la relance économique, elle est fonction de la
sécurité publique chez nous. Je vous remercie.
Thomas
Sabono (17/12/2008)
: Bonjour,
La question de notre identité a été évoqué. Mr. Cyrille Gounfio Herlin
cela n'est pas lié à une quelconque motivation extrême. La Centrafrique
ou même le continent africain est un cas à part. Ce continent a subi
l'esclavage durant 4 siècles puis la colonisation et la pré-colonisation.
Ce que nous pouvons conclure de cela c'est que ces événements ont
altérés l'identité et donc la culture "africaines" (d'une manière
générale). Je rappelle que la colonisation est un processus visant à
vider les populations des concepts, des valeurs, des références
auxquelles elles étaient habituées pour leur substituer d'autres
concepts, d'autres valeurs, d'autres références. Le but est facilement
identifiable... Aujourd'hui, nous faisons face à une aliénation
culturelle.
Nous remarquons ici, que cette identité culturelle manque lorsque nous
voulons rassemblé dans un but commun. C'est pour cette raison que la
majorité de mes interventions sont très axées sur l'identitaire. Je
pense qu'une revalorisation culturelle pourrai redonner confiance au
peuple Centrafricain et de jouir pleinement de sa potentialité.
Cependant, Mr. Cyrille Gounfio Herlin évoque la "multi-culturalité".
Nous le voyons tous avec des identités plurielles la Centrafrique ne
fait que survivre. Ces identités peuvent et doivent converger afin de
faire renaître la nation Centrafricaine. Cette multitude
d'identité/ethnie constitue notre peuple. Et, je pense sincèrement que
la recherche endogène amènera une nouvelle dynamique vers le chemin de
la reconstruction.
Dernier point, le problème politique est évidemment très prononcé.
Cependant, il y a un aspect auquel il faut porter attention. Cela a été
évoqué par un compatriote (je ne me souviens plus de qui. L'idée était
d'avoir un moyen de pression sur les politiques. Ce qui a été évoqué
était le côté économique. Je pense que cela est à prendre en compte et
puis entre nous je pense que si on attend qu'au niveau politique les
choses changent, on risque d'attendre encore bien longtemps. Un
investissement ou bien une création d'entreprise équivaut un temps soit
peu à dynamiser l'économie. Et cela est un avancement.
Salutation,
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