L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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Pourquoi notre conscience collective est la seule arme qui peut sauver notre pays?
par Mesmin Guenguebe Mbari



Cet article n'a nullement la vocation de compromettre quelqu'un. Pour moi il constitue une piste de réflexions. Pourquoi piste de réflexions ? Parce que j'estime que le développement de la R.C.A dépend de tous les Centrafricains. Les partenaires au développement, les grandes puissances, les banques, les institutions internationales, pourraient se servir de nos incompréhensions. Nous devons savoir tous que le monde est capitaliste (pays en voie de développement, pays émergents et pays riches).
Depuis BOGANDA jusqu'au régime actuel, le pays a été dirigé toujours par les Centrafricains eux-mêmes. Tout Centrafricain aime son pays, mais nos ambitions et désirs personnels des fois, incognito à la masse font que nous oublions les intérêts communs, nous traînons par terre le sens du patriotisme et bien d'autres choses qui entrent en jeu en ce qui concerne l'épanouissement et le développement du territoire centrafricain. A mon avis, tout Centrafricain (surtout nous qui prétendons être intellectuels) a déjà tenu de beaux discours!
S'il faut sommer les crises qui ont secoué et profondément ruiné notre pays, nous obtenons comme résultats: d'extrêmes dégradations de notre pays, chapotés par la haine, le tribalisme (attention ses cotes gravissent tous les jours et ceci constitue de nouvelles sources de tensions (phénomène d'inertie : les physiciens peuvent expliquer ou démontrer ce que ça pourrait donner comme résultat)).
Une condition probable qu'on peut poser : « si BOGANDA et ses siens étaient en retard par rapport aux leaders des autres pays africains en ce qui concerne la marche vers l'indépendance, on prétendrait déduire que le retard suivrait le pays depuis la veille de l'indépendance ». Heureusement tel n'est pas le cas !
Je voudrais tout simplement dire que nous devons tous « prendre conscience que le pays est en retard ». Nous devons nous réveiller et nous mettre à l'ouvre. Dans un pays où on n'est pas à la recherche d'intérêts personnels tout se passe merveille, même si on note des imperfections quelque part.
Posons la question très honnêtement de savoir: Pourquoi l'homme s'acharne de diriger un peuple?
C'est pour servir ou être servi?
Si c'est pour servir : A mon humble avis, quand on veut diriger un peuple il faut nécessairement être au service de ce peuple c'est-à-dire le servir. Le fait de se faire plus petit, on devient grand. Et comment ? Les administrés prendront connaissance de leur situation améliorée et reconnaitront que leur maître s'occupent d'eux. Au retour ils défendront leur maître et ses intérêts.
Si c'est pour être servi : c'est juste le contraire de ce qui précède, malheureusement notre pays a toujours fonctionné dans ce sens. C'est le début de toutes incompréhensions qui freinent actuellement l'évolution son développement. Et quand on se trouve dans cet état, on devient proie de la manipulation. La manipulation dont je fais mention peut venir de tout bord. A partir de là où plaçons-nous notre conscience collective.
Tout doit changer, notre pays devrait être un pays le plus uni et le plus développé : ceci s'explique par le fait que nous ayons une valeur culturelle commune et nationale la langue SANGO parlée et comprise sur toute l'étendue du territoire ; chose qu'on ne trouve pas ailleurs. Dommage! Tout le monde est responsable. Le vieux, le jeune, femme, homme, fille et garçon visons un objectif : celui de sortir notre Pays de son état calamiteux. Il ne sert à rien de dire : « je suis de : MLPC, RDC, KNK, FPP, MDD, PUN, et autres. Encore plus grave de privilégier ma tribu : SARAH, GBAYA, KABA, BANDA, KPAKA, YAKOMA, etc. » Il s'agit de notre pays la République Centrafricaine qui est notre nation, tout Centrafricain doit apporter sa contribution à la réédification. Nous l'avons déjà assez détruit, reconstruisons-le maintenant. Si tout Centrafricain s'accorde qu'on ne choisit pas sa famille, il peut croire qu'on ne choisit pas aussi naturellement son pays. Les origines des stars ont été toujours citées même si elles défendent les couleurs de leur seconde nation.
Quelle vision le Centrafricain doit-il avoir ? Quelle politique faire ? (de ventre (c'est-à-dire compromettre l'avenir du pays ?) de trahison, de ségrégation.) ou une politique de développement et d'intérêt national ?
Un leader charismatique ne se préoccupe pas de l'électorat, mais sa vocation première c'est de faire passer ses idées.
Les élections s'approchent tous les leaders politiques, à mon avis doivent s'accorder sur une chose. Ne pas battre compagne pour eux mais pour la nation centrafricaine. J'entends par là ; le non usage des matériels lors des compagnes électorales. Chacun doit faire comprendre à la population qu'il vient servir et non pour être servi. Une idée qui flotte dans ma tête : Par exemple si je suis candidat, je mets tout ce que je possède ou la moitié pour faire les compagnes, ou si je suis soutenu par les partenaires, permettez moi le terme de 'sponsor' si nous nous rabaissons à ce niveau, et si je gagne les élections ? Me rembourser, et rembourser ceux qui m'ont soutenu seraient prioritaire. Les objectifs sont alors déviés. Indirectement, j'ai acheté au départ la conscience qui devrait m'aider et que je devrai servir après les élections. En achetant cette conscience, je m'achète la mienne. On obtient alors comme résultat une globalisation d'achat ou de vente de notre conscience collective.
Je ne sais pas quand exactement les éminents leaders des partis politiques cesseront de dire au peuple centrafricain que le pays est riche ou regorge de richesses naturelles ? Il a besoin de bon dirigeant c'est faux ! Les pays prétendus riches ont connu un processus normal de l'évolution : l'histoire nous l'a si bien enseigné. A titre illustratif : l'Angleterre, la France et autres furent agricoles, la chine aujourd'hui pays émergent, les Etats-Unis, autrement dit le fondement de l'économie des grandes puissantes c'est l'agriculture. Qui dit agriculture demande une implication maximale de la population dans la production de terre. Et pourtant pour nous Centrafricains la nature nous a légués la terre sans prix. Pour certain c'est une aberration de parler de Centrafrique agricole. Pour ceux qui ont compris et qui comprennent c'est une évidence, une issue de sortie de pauvreté que nous devons tous accorder de crédits. L'homme occidental avant de devenir industriel, s'auto suffisaient d'abord du point de vue alimentaire. Et c'est ça qui l'a poussé à réfléchir sur l'amélioration de ses conditions de vie.
Notre pays regorge les richesses du sous-sol ; discours flatteur qui paresse tous les centrafricains. On oublie qu'on doit produire ces richesses. C'est là la réalité qu'il faut révéler à la masse.
Certes, le pays est riche, mais je préfère entendre : notre pays est pauvre, mais pour combattre cette pauvreté, unifions nous ou mobilisons nous, travaillons dur afin d'acquérir notre dignité. A partir de là nous seront capables de prononcer sincèrement les mots que nous connaissons tous : UNITE-DIGNITE-TRAVAIL.
Peut être si on n'était pas colonisé, le pays se développerait autrement. Car la colonisation nous a obligés à briguer certaines étapes. En principes tout Centrafricain devrait orienter ses réflexions sur les sujets que nous connaissons. Ces réflexions ne doivent pas faire objet des discours théoriques qui entrainent souvent des projets utopiques. C'est en partant de ce point, je prétends dire que la conscience collective est l'unique arme salvatrice de notre nation. D'où la nécessité d'interpeller tous les Centrafricains en particulier la jeunesse centrafricaine puisque c'est elle la première victime, à une prise de conscience centrafricaine c'est-à-dire une conscience collective et nationale. Plaçons notre pays, surtout son épanouissement au premier lieu (priorité première). Si nous ne le faisons pas ! Qui pourra le Faire à notre place? Nous devons absolument prôner notre épanouissement et le développement de notre pays. Etre Centrafricain n'est pas une malédiction ! « Brisons la misère et la tyrannie, brandissons l'étendard de la patrie » la mosaïque de la vie de notre pays se trouve dans notre hymne national. Ne compromettons pays le devenir du pays et ni celui de futurs Centrafricains.

 

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