Réactions à cette tribune
Clotaire
Ngoumbango
(12/08/2011) : Les politiques depuis 51 ans ont pratiquement tous
échoué, et cela sur tous les plans. Il est plus que jamais temps que la
société civile prenne ses responsabilités. Le changement de régime, je
crains que cela ne change rien à la donne, car les démocrates d'hier
sont les dictateurs d'aujourd'hui, et les démocrates d'aujourd'hui
seront les dictateurs de demain. Seule une société civile éprie de
justice sociale peut faire la différence et assurer une réelle
transition.
Bonne fête d'indépendance à tous.
Ghordias
Gaïkouma
(13/08/2011) : C'est bien vrai de parler mais il faudrait réunir
les éléments possibles capables d'être apprécié par tes lecteurs. Alors
je veux dire Général Bozizé est rentré à l'école spéciale de formation
des officiers d'actives (ESFOA) 1ère Promotion en 1966 par un concours
direct après 3ans de formation est sorti avec un galon de S/Lieutenant.
Avec son ardeur et dévouement, sa bravoure de commandant qu'il est promu
général à titre exceptionnel en 1978.
Henri Paul
Akibata Kette
(14/08/2011) : Je commencerai par souhaiter une bonne fête
d'indépendance à tous les Centrafricains.
La tribune est bien écrite. A quel dessein ? Si l'auteur veut, il le
dira car je n'ai saisis la profondeur.
Toutefois, l'auteur a soulevé des points essentiels sur lesquels revenir
et débattre serait souhaitable pour le pays.
Ces points concernent les agissements du monde politique, surtout celui
de l'opposition. Et je suis d'avis avec l'auteur d'être stupéfait des
choix de cette opposition, de la planification de ses actions et de sa
stratégie... Pourquoi cette réaction ?
Il y a eu l'exaspération de la population face à l'agissement de la
communauté tchadienne, il y a eu des manifestations face à
l'inefficacité des sociétés telles que SODECA et ENERCA. L'université
qui est en grève et les enseignants tout comme les étudiants (où le
dialogue fait place à des échanges de coup de poing, et dire que ce sont
les futurs dirigeants du pays!!!). Les rébellions pullulant dans le
pays, les militaires retraités séquestrant le Médiateur et le
Représentant de l'Union Européenne. le comble, l'inimaginable,
l'occupation des villages dans la Ouaka des troupes de Baba Ladé, qui
lui, chef rebelle tchadien, et que le pouvoir en place s'oblige de
négocier avec ce bandit. Ô Centrafrique !!!
Face cet empilement non exhaustif des faits qui menacent et notre avenir
et notre souveraineté, les partis politiques de l'opposition doivent
sortir de leur utopie, pour ne pas dire lâcheté et s'attaquer avec
détermination à ces véritables fléaux.
Force est de constater la faillite criante de cette opposition. Et
devant cette démission, qu'est-ce qui reste à l'Homme centrafricain ? La
tentative est grande d'évoquer la piste de la société civile comme vient
de faire un intervenant. Qu'est-ce que la société civile ? Est-elle en
marge des politiques ? Des solutions qu'elle (cette société civile) peut
préconiser sont aux antipodes de celles des politiques traditionnels ?
Je crains que NON. La société civile n'est qu'une variante de la
politique car inclue dans celle-ci. Ce qui diffère est la méthode
d'approche des solutions lorsque surgit un problème. En cela, les partis
politiques traditionnels peuvent y arriver. Tout dépend des hommes et
des femmes à incarner ces partis et à les mener dans l'accomplissement
de sa mission. Dans l'une de mes tribunes, j'ai évoqué les rôles (3)
incombant aux partis politiques traditionnels : la conquête du pouvoir,
l'information de la masse (population) et l'éducation de celle-ci. Les
deux derniers sont ignorés par les différents partis politiques en
Centrafrique. Et pour cause... Pourtant, il nous est encore possible de
faire jouer à chaque parti politique ces rôles ci-dessus. Pour cela, il
faut renouveler la classe des leaders. Les mêmes ont dirigé ce pays
depuis 50 ans... Le bilan n'est plus mitigé : ECHEC. Et l'on ne peut
faire du neuf avec du vieux (dans le sens de l'échec)... Trouvons des
solutions politiques à chaque composante de notre société aujourd'hui en
faillite. Des Hommes capables d'innover, d'oser sont appelés à sortir de
l'ombre pour proposer "du mieux".
La Centrafrique a besoin du sang neuf pour initier et imprimer un
mouvement nouveau à l'ensemble du pays où chaque acte ne répondra qu'à
l'idéal d'une indépendance totalement assumée.
Avant de terminer, il me tarde de faire remarquer au compatriote
Gaïkouma que le parcours militaire du Général Bozizé importe peu. Ce qui
importe réellement au peuple Centrafricain c'est la capacité de cet
homme à mettre hors du territoire national les hommes de la LRA, les
hommes de Baba Ladé, de bâtir une armée respectueuse de sa population et
qui défend valablement le territoire national... Que son ardeur soit
mise en évidence en mettant les militaires dans les casernes et non que
des hommes en arme se retrouvent tous les jours dans les dancings avec
des armes de guerre. L'on juge un maçon qu'au pied du mur, dit-on. Peut
être ce ne peut être le cas pour le Général au pouvoir... Et l'on peut
aisément remarquer que les deux précédents Généraux qui ont dirigé le
pays n'ont eu à faire face à une pléthore de rébellion ou encore que
notre territoire est devenu le refuge par excellence des bandes armées
étrangères. Cette réaction assimilable à la prestation d'un griot est
l'une des causes du retard dont chacun de nous s'en plaint aujourd'hui.
Ainsi, je crois encore en l'Homme Centrafricain, à cette jeunesse
représentée par Clément, par Clotaire, par Ghordias, qui peut initier du
nouveau, qui veut que la Centrafrique vit son indépendance réellement et
que sa souveraineté ne soit négociée pour un pouvoir personnel. Il nous
reste de trouver les méthodes à appliquer, la stratégie d'y arriver et
planifier les différentes actions qui montreront que nous avons raison
de nous opposer à nos pères et aînés face à leur irresponsabilité et
vilenie.
Singuila Mingui
Barthélemy
Mandekouzou-Mondjo
(14/08/2011) : Une impatience qui rime avec espérance.
« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »
Et la sœur Anne répondit :
« Je ne vois que le soleil qui poudroie et l’herbe, qui verdoie. »
51-50… Il y a une année que nous avons eu, à la fois, la commémoration
et le bilan des cinquante ans de notre indépendance. Ce fut l’occasion,
comme de bien entendu, de passer au crible la manière bien singulière du
Peuple centrafricain d’écrire son histoire.
Tout, ce me semble, a été dit et il faut bien qu’il y ait eu la survenue
d’un fait nouveau et insolite de surcroît pour que nous soyons gratifiés
de la présente livraison.
Pour ma part, comme la sœur Anne, je n’ai rien vu venir, dans cet
intervalle d’une année, hors « le soleil, qui poudroie, et l’herbe, qui
verdoie ». La vie centrafricaine reste abonnée à la même stagnation que,
en d’autres circonstances, j’ai appelée « les espoirs sans cesse
reportés ».Du cinquantenaire au Cinquante-et-unième anniversaire de
notre indépendance, nous avons assisté à des élections, dont le moins
que l’on puisse dire est qu’elles ont été, une fois encore, un
rendez-vous manqué avec la démocratie.
« Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » s’agissant de la tendance de
tous ceux qui nous gouvernent à tout faire pour se maintenir au pouvoir.
Et s’étendre sur la question dans le cas centrafricain et à propos de M.
Bozizé revient à enfoncer des portes entrouvertes.
En revanche deux situations méritent d’être relevées : la surprenante
performance électorale de M. Patassé arrivé en deuxième position avec
22% des suffrages à l’élection présidentielle et, en regard et comme la
justification de ceci : le message « parfaitement » inaudible de
l’opposition et, bien pis, son incapacité à faire une offre crédible
d’alternance.
Tout reste à faire : mais nous l’avons déjà dit…
Sans interdire des appétences pour des plats réchauffés.
MANDEKOUZOU-MONDJO
Magister
Ingando
(03/10/2011) : Quand j'observe la situation de notre pays et
surtout l'agissement de mes compatriotes, je suis vraiment déçu. Il y a
rien qui montre, ou peut faire croire que la relève est là et que le
lendemain sera meilleur.
Notre incapacité endémique à nous organiser et à travailler ensemble me
rend pessimiste quant à l'avenir de notre pays. Bien que j'ai encore
envi d'y croire. Croire à une jeunesse soucieuse du développement de son
pays. On n'est quand même pas en Centrafrique plus idiot que les autres
nations! On a aussi des diplômés des grandes écoles d'ingénieurs, de
commerces et science politique! Alors pourquoi rien ne va? Chaque fois
que les Centrafricains mettent en place une association en vue de
réfléchir sur les différents handicapes du pays et élaborer des
solutions de sortie de crise, il se trouve toujours un groupuscule de
saboteurs pour foutre le bazar.
Enfin, réfléchissons un peu!
Réagir à
cette tribune :
(si votre
message est long, rédigez le avec word, notepad, wordpad,... puis faites
un copier/coller
ou adressez-le en pièce jointe à
webmaster@sozowala.com )