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Tribune de réflexion

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« 13 AOUT 1960 - 13 AOUT 2011 : 51 ANNEES DE GÂCHIS »

Par Clément Boute Mbamba

 

 

 

 

Réactions à cette tribune

Clotaire Ngoumbango (12/08/2011) : Les politiques depuis 51 ans ont pratiquement tous échoué, et cela sur tous les plans. Il est plus que jamais temps que la société civile prenne ses responsabilités. Le changement de régime, je crains que cela ne change rien à la donne, car les démocrates d'hier sont les dictateurs d'aujourd'hui, et les démocrates d'aujourd'hui seront les dictateurs de demain. Seule une société civile éprie de justice sociale peut faire la différence et assurer une réelle transition.
Bonne fête d'indépendance à tous.

Ghordias Gaïkouma (13/08/2011) : C'est bien vrai de parler mais il faudrait réunir les éléments possibles capables d'être apprécié par tes lecteurs. Alors je veux dire Général Bozizé est rentré à l'école spéciale de formation des officiers d'actives (ESFOA) 1ère Promotion en 1966 par un concours direct après 3ans de formation est sorti avec un galon de S/Lieutenant. Avec son ardeur et dévouement, sa bravoure de commandant qu'il est promu général à titre exceptionnel en 1978.

Henri Paul Akibata Kette (14/08/2011) : Je commencerai par souhaiter une bonne fête d'indépendance à tous les Centrafricains.
La tribune est bien écrite. A quel dessein ? Si l'auteur veut, il le dira car je n'ai saisis la profondeur.
Toutefois, l'auteur a soulevé des points essentiels sur lesquels revenir et débattre serait souhaitable pour le pays.
Ces points concernent les agissements du monde politique, surtout celui de l'opposition. Et je suis d'avis avec l'auteur d'être stupéfait des choix de cette opposition, de la planification de ses actions et de sa stratégie... Pourquoi cette réaction ?
Il y a eu l'exaspération de la population face à l'agissement de la communauté tchadienne, il y a eu des manifestations face à l'inefficacité des sociétés telles que SODECA et ENERCA. L'université qui est en grève et les enseignants tout comme les étudiants (où le dialogue fait place à des échanges de coup de poing, et dire que ce sont les futurs dirigeants du pays!!!). Les rébellions pullulant dans le pays, les militaires retraités séquestrant le Médiateur et le Représentant de l'Union Européenne. le comble, l'inimaginable, l'occupation des villages dans la Ouaka des troupes de Baba Ladé, qui lui, chef rebelle tchadien, et que le pouvoir en place s'oblige de négocier avec ce bandit. Ô Centrafrique !!!
Face cet empilement non exhaustif des faits qui menacent et notre avenir et notre souveraineté, les partis politiques de l'opposition doivent sortir de leur utopie, pour ne pas dire lâcheté et s'attaquer avec détermination à ces véritables fléaux.
Force est de constater la faillite criante de cette opposition. Et devant cette démission, qu'est-ce qui reste à l'Homme centrafricain ? La tentative est grande d'évoquer la piste de la société civile comme vient de faire un intervenant. Qu'est-ce que la société civile ? Est-elle en marge des politiques ? Des solutions qu'elle (cette société civile) peut préconiser sont aux antipodes de celles des politiques traditionnels ? Je crains que NON. La société civile n'est qu'une variante de la politique car inclue dans celle-ci. Ce qui diffère est la méthode d'approche des solutions lorsque surgit un problème. En cela, les partis politiques traditionnels peuvent y arriver. Tout dépend des hommes et des femmes à incarner ces partis et à les mener dans l'accomplissement de sa mission. Dans l'une de mes tribunes, j'ai évoqué les rôles (3) incombant aux partis politiques traditionnels : la conquête du pouvoir, l'information de la masse (population) et l'éducation de celle-ci. Les deux derniers sont ignorés par les différents partis politiques en Centrafrique. Et pour cause... Pourtant, il nous est encore possible de faire jouer à chaque parti politique ces rôles ci-dessus. Pour cela, il faut renouveler la classe des leaders. Les mêmes ont dirigé ce pays depuis 50 ans... Le bilan n'est plus mitigé : ECHEC. Et l'on ne peut faire du neuf avec du vieux (dans le sens de l'échec)... Trouvons des solutions politiques à chaque composante de notre société aujourd'hui en faillite. Des Hommes capables d'innover, d'oser sont appelés à sortir de l'ombre pour proposer "du mieux".
La Centrafrique a besoin du sang neuf pour initier et imprimer un mouvement nouveau à l'ensemble du pays où chaque acte ne répondra qu'à l'idéal d'une indépendance totalement assumée.
Avant de terminer, il me tarde de faire remarquer au compatriote Gaïkouma que le parcours militaire du Général Bozizé importe peu. Ce qui importe réellement au peuple Centrafricain c'est la capacité de cet homme à mettre hors du territoire national les hommes de la LRA, les hommes de Baba Ladé, de bâtir une armée respectueuse de sa population et qui défend valablement le territoire national... Que son ardeur soit mise en évidence en mettant les militaires dans les casernes et non que des hommes en arme se retrouvent tous les jours dans les dancings avec des armes de guerre. L'on juge un maçon qu'au pied du mur, dit-on. Peut être ce ne peut être le cas pour le Général au pouvoir... Et l'on peut aisément remarquer que les deux précédents Généraux qui ont dirigé le pays n'ont eu à faire face à une pléthore de rébellion ou encore que notre territoire est devenu le refuge par excellence des bandes armées étrangères. Cette réaction assimilable à la prestation d'un griot est l'une des causes du retard dont chacun de nous s'en plaint aujourd'hui.
Ainsi, je crois encore en l'Homme Centrafricain, à cette jeunesse représentée par Clément, par Clotaire, par Ghordias, qui peut initier du nouveau, qui veut que la Centrafrique vit son indépendance réellement et que sa souveraineté ne soit négociée pour un pouvoir personnel. Il nous reste de trouver les méthodes à appliquer, la stratégie d'y arriver et planifier les différentes actions qui montreront que nous avons raison de nous opposer à nos pères et aînés face à leur irresponsabilité et vilenie.

Singuila Mingui

Barthélemy Mandekouzou-Mondjo (14/08/2011) : Une impatience qui rime avec espérance.

« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »
Et la sœur Anne répondit :
« Je ne vois que le soleil qui poudroie et l’herbe, qui verdoie. »

51-50… Il y a une année que nous avons eu, à la fois, la commémoration et le bilan des cinquante ans de notre indépendance. Ce fut l’occasion, comme de bien entendu, de passer au crible la manière bien singulière du Peuple centrafricain d’écrire son histoire.
Tout, ce me semble, a été dit et il faut bien qu’il y ait eu la survenue d’un fait nouveau et insolite de surcroît pour que nous soyons gratifiés de la présente livraison.
Pour ma part, comme la sœur Anne, je n’ai rien vu venir, dans cet intervalle d’une année, hors « le soleil, qui poudroie, et l’herbe, qui verdoie ». La vie centrafricaine reste abonnée à la même stagnation que, en d’autres circonstances, j’ai appelée « les espoirs sans cesse reportés ».Du cinquantenaire au Cinquante-et-unième anniversaire de notre indépendance, nous avons assisté à des élections, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles ont été, une fois encore, un rendez-vous manqué avec la démocratie.
« Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » s’agissant de la tendance de tous ceux qui nous gouvernent à tout faire pour se maintenir au pouvoir. Et s’étendre sur la question dans le cas centrafricain et à propos de M. Bozizé revient à enfoncer des portes entrouvertes.
En revanche deux situations méritent d’être relevées : la surprenante performance électorale de M. Patassé arrivé en deuxième position avec 22% des suffrages à l’élection présidentielle et, en regard et comme la justification de ceci : le message « parfaitement » inaudible de l’opposition et, bien pis, son incapacité à faire une offre crédible d’alternance.
Tout reste à faire : mais nous l’avons déjà dit…
Sans interdire des appétences pour des plats réchauffés.
MANDEKOUZOU-MONDJO

Magister Ingando (03/10/2011) : Quand j'observe la situation de notre pays et surtout l'agissement de mes compatriotes, je suis vraiment déçu. Il y a rien qui montre, ou peut faire croire que la relève est là et que le lendemain sera meilleur.
Notre incapacité endémique à nous organiser et à travailler ensemble me rend pessimiste quant à l'avenir de notre pays. Bien que j'ai encore envi d'y croire. Croire à une jeunesse soucieuse du développement de son pays. On n'est quand même pas en Centrafrique plus idiot que les autres nations! On a aussi des diplômés des grandes écoles d'ingénieurs, de commerces et science politique! Alors pourquoi rien ne va? Chaque fois que les Centrafricains mettent en place une association en vue de réfléchir sur les différents handicapes du pays et élaborer des solutions de sortie de crise, il se trouve toujours un groupuscule de saboteurs pour foutre le bazar.
Enfin, réfléchissons un peu!

 

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